ESP, Cort ou Epiphone ?

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Lé plus parfait el le plus compté de-tons les grands génies de l'art musidal, Car seul il a touché à ions fes genres, en excellant dada chacun deux: Rien ne lui est resté étranger : composition dramatique, religieuse ; symphonique, oratorios, musique de chambre, lieder; cantates, psaumes, iuut, lui e été faMilier, et ptifiorit il a semé des merveilles.
fi procède de Haydn, avec plus de coeur et de grâce, petit-âtre moine de finesse et d'esprit mordante en ce qtti concerne lu musique de chambre et la eyniphonie.. E0111190 mélodiste, il se rattache indubitablement à l'école italienne, et à Gluck dans ses grands ouvrages, per fa sincérité et la puissance de l'accent.
Après avoir été le plus inconcevable des enfants prodiges, paierie à quatre ans il compoittit de petite menuets que sen père notait pendant qu'il les jouait, il parcourut, de Six ana à dix- ans, sous la conduite de son père, bon vfolanfete et maitre da chapelle, d'aberciFAutricite, l'Allemagne, puis la Belgique, la France, l'Angleterre et la Hollande, recueillant partout, dans les cours et chez les grands seigneurs, les témoignages les plus fiatteurs d'admiration, qui se traduisaient, malheureusement, bien plus en baisers, en caresses et petits cadeaux, qu'en argent monnayé;
1. Voir aux Classique. franfau.
CLASSIQUES ALLEMANDS
Rn peu phis tard, il visita les grandes villes P! ,ovine à
Paris, en 1778, se faisant entepdre sur le clavecin, leftV 18 Violon, oomposant des sonates, des oratorios ee des opérés mir la demande des grands personnages ouxquels il les eiadioi;, extitant toujours l'enthousiasme, mais sans arriver jamaie se créer une situation. On voit que ses débute, pour titre brillants, a'ea furent pas moins difficiles.
Aussi, à l'âge de vingt-trois ans, dut-il accepter le 144405U place d'organiste à la cathédrale de Salzbourg, sen P.eTt natal. C'est seplement alors que Les circonstance, lui permirent de prendre son essor flifinitil. En 1780, il écrivit Idoménée, qui lut eiéenté à Munich avec un succès colossal; puis yinrent Uskye-
ment au sérail, le, iyoçes de Figaro, Don Juan, Petri fan tette, la Fidle enchantée, et enfin la Clémence de Titus, qui fut son dernier opéra. Une douzaine de Symphonieq, dont quatre partira- librement célèbres (ut maj., ré mai., sol min., mi heptil
une vingtaine de Concertos pour piano et orchestre (dont un pour deux pianos), des Concertos pour violon, pour clarinette, pour basson et pour cor, etc., représentent son Wagage symphonique. Pour l'OffiiPe? çr'it une 4imeil19 de Nem5,,,' 49 nom-
breux Psaumes et piolets, un célèbre Ave Verum à quatre Voix, et le messe de Requiem, son dernier ouvrage, qui ftit•achevé par son élève Sussmayar. De nombreux Quintettes, Quatuors et Trios attestent de sa valeur comme compositeur de musique dechambre, et de plus il a laissé une inépuisable collectién de pièces pont. piano, Sonates, Fantaisies, Airs variés, etc,
pans tous ces genres si divers, il s'eet élevé nu-dessus de tout ce qui avait été fait avant lui, et le nombre de ses ouvrages, d'après un catalogue très consciencieux, est de six cent vingt-six! Or, il est 'porta trente-six ans! et dans un tel dénuement qtr'on dut l'enterrer dans la fosse commune. La scène fut navrante: c'était per un temps épouvantable, la pluie et le vent faisaient rage, et, les rares amis' formant le 9ortège l'ayant abandonné, les fossoyeurs durent accomplir sans ténictimilenr sinistre besogne; et, quand, le lendemain, sa veuve voulut venir pleurer sur sa tombe, Personne ne put la lui indiquer! et on ne l'a jamais retrouvée.
. Jusqu'ici, nous n'aqons cité dans cette.écale que des ;pagres à l'oeuvre impérissable; à un niveau encore très
élgYAf eiliPieLge plys ineelege, il epnyiem de Lie pas Publier des artistes tels que ;
St,eibell 4170 t1§2..1), nb Je Berlin.
On e de la peine à Be figurer aujourd'hui gu'op Pp,s, 4 Yiepne, ou l'opposait à Beethoven, st que, dons eetim lutte, AVA, de
384 LES GRANDES ÉTAPES DE L'ART MUSICAL
nombreux partisans; c'était certainement une aberration, mais la musique de Steibelt mérite pourtant plus d'attention qu'on ne lui en accorde actuellement.
Il eut plusieurs ouvrages représentés à l'Opéra on à l'Opéra- Comique, et aussi en Angleterre, surtout des ballets ; il écrivit beaucoup de musique de piano, dee sonates, des concertos, de la musique de chambre d'une valeur réelle, et fournit une belle carrière de virtuose.
On peut pourtant lui reprocher d'avoir été l'inventeur ou tout an moine l'introducteur en France du genre Fantaisie, pot pourri sur des motifs d'opéras, d'un goût détestable, qui tombe heureusement en désuétude.
Cramer (J.-B.) (1771 +1838), né à Manbeim.
Eut une grande réputation de pianiste; a écrit un grand nombre de pièces en style sobre et correct, de la musique de chambre, et un remarquable recueil d'études.
Nous remontons maintenant sur les plus hautes cimes.
Beethoven (Louis van) (1770 t 1827), né à Bonn.
L'un des plus grands génies du siècle. Son domaine principal est essentiellement instrumental. Depuis la simple sonate jusqu'à la syMphonie, il n'a créé que des chefs-d'oeuvre.
On lui reconnaît généralement trois styles ou époques distinctes dans sa -vie de compositeur. — Le premier dérive sensiblement de Haydn et de Mozart, qu'il continue avec plus d'extension. — Le deuxième lui est bien personnel et ne saurait être confondu avec aucun autre ; il s'y montre dans la plénitude de son génie. — En ce qui concerne le troisième, les appréciations sont très divisées ; les uns le considèrent comme supérieur au deuxième par la hardiesse des combinaisons harmoniques et l'intensité de la force expressive; les autres y voient une sorte de décadence glorieuse, motivée en partie par la surdité qui e empoisonné la moitié de la vie du malheureux artiste. Ce qui est certain, c'est que Beethoven s'y est élevé à des hauteurs jusqu'alors inconnues.
La façon dont Beethoven acquit l'instruction musicale n'est pas très connue. Il y fut d'abord réfractaire, si bien que son père usait de violence et le battait pour l'obliger à travailler son piano ; il avait alors environ cinq ans (I). Mais après une année d'étude sous la direction de Van der Eden, il s'enthousiasma pour la musique et prit dès lors son essor. Il eut ensuite pour maitre Neefe, qui lui fit étudier Bach et Haendel, an point de vue de la virtuosité ; il étonna tons les artistes de son temps, y compris _Mozart, par son aptitude surprenante pour l'improvisation, qui était ehes lui chose innée, puisqu'il ne possédait Ro.ore au
CLASSIQUES ALLEMANDS 486
notion d'harmonie on de contrepoint ; tout chez lui était pur instinct natif on esprit d'imitation.
Ce n'est que vers 1793 qu'il reçut quelques leçons d'Haydn, déjà âgé, qui ne comprit pas à quel génie il avait affaire et le négligea ; puis d'Albrechtsberger, savant contrepointiste, qui fut, avec la nature, son seul maitre.
Il composait presque toujours en marchant, en se promenant; puis, rentré chez lui, il écrivait ce qu'il avait ainsi conçu. Il était d'une extrême originalité, confinant à la sauvagerie, bien qu'ayant fréquenté, à Vienne et ailleurs, le monde le plus élégant, notamment chez l'archiduc Rodolphe, qui fut, avec Ferdinand Ries, à peu près son seul élève marquent.
Son oeuvre est considérable : neuf Symphonies, toutes célèbres, la dernière avec choeurs ; six Concertos pour piano et orchestre; dix-sept admirables Quatuors pour instruments à cordes ; de nombreux Trios, Duos et Sonates ; beaucoup d'autres pièces pour piano ; un célèbre Septuor; un opéra : Fidelio; plusieurs ouvertures : Coriolan, Egmont, Léonore (Fidelio), Ruines d'Athènes, Choeurs, Lieder, Ballet de Prométhée, cale Messe, etc.
Cet immense génie, pourtant apprécié de son vivant, est mort, hélas! tout comme Mozart, dans un état voisin de là misère!
Il nous faut de nouveau descendre quelques échelons pour nommer plusieurs grands artistes dans lesquels on peut voir les continuateurs de Mozart et Beethoven.
Hummel (Jean-Népomucène) (1778 1- 1837), né à Presbourg.
Fut élève de Mozart; dès l'âge de sept ans, et semble n'en avoir acquis que de la virtuosité sur le piano ; ensuite il travailla, avec Albrechtsberger, l'harmonie, l'accompagnement et le contrepoint; puis il reçut des conseils de Salieri pour la composition, et de Clementi pour le piano.
C'était un improvisateur prodigieux et un exécutant remarquable; comme compositeur, bien qu'il ait produit dans tous les genres : opéras, musique religieuse, musique de chambre, il n'est plus guère connu que par ses oeuvres pour piano, d'une écriture élégante, participant de Mozart et de Beethoven dans son premier style.
Ries (Ferdinand) (1784 ± 1838), né à Bonn.
Reçut quelques leçons d'Albrechtsberger pour l'harmonie et le contrepoint, de Romberg pour le -violoncelle, et beaucoup plus de Beethoven (avec lequel il habita pendant environ quatre ans) pour le piano et la composition.
Bor oeuvres consistent principalement en Concertos pour piano,
litie LES GRANDES «TAPES DE L'ART MUSICAL
et en musique de chambre dans un style qui tient beaucoup de Beethoven et un peu de Hummel, son contemporain. Peu d'originalité; plus de talent que de génie, mais de l'élégance et do brillant.
Spohr (1784 +1859), né à Brungwicis.
Son instrument était le violet, dont QI? peut Je considérer °Otage l'na des chefs d'école.
Ge qu'on eonneit le plus de loi en France, c'est sa musique de chambre, notamment ses quintettes. Il A pourtant écrit une esaiue d'opéras. dont quelques-uns sent populaires en Allemagne, des oratorios et des masses; quinze concertos pour violon, et dix symphonies, dont une pour deux Prehestres.
11 était directeur général de le chapelle électorale du sine de Hesse-Casse
Czerny (Charles) (1791 t 1857), né à Vienne.
Eut pour élèves Lisat et Miller. Il écrivit une quantité prodigieuse d'ouvrages de valeur, dont beaucoup d'importants, des messes, des symphonies, dont on ne connait guère maintenant que des recueils d'études ou d'ezercices pour le piano. On ignore généralement que c'est peut-être le musicien qui a le plus écrit, et que ses oeuvres offrent un réel intérêt. Son catalogue complet contiendrait en moins douze cent cinquante numéros d'oeuvre.
Moschelès (ignace) (1794 t 1870), né à Prare.
Compositeur et improvisateur remarquable, qui eut des succès européens; ses ceuvres, principalement pour piano ou instrumente de musique de chambre, sont un peu délaissées de nos jours; il a écrit notamment de beatti concertos et un recueil d'études encore célèbre.
Nicolal (1809 + 1849), né à Koenigsberg.
A écrit plusieurs opéras, dont un seul nous est bien connu : les Joyeuse. Commères de Windsor.
allier (Feint.) (1811 t 188e), né à fi rePOort,
Grand musicien et écrivain érudit, a été longtemps directeur du. Conservetoire de Cologne. Il fut généralement boeile aux Idées wagnériennes, et l'un des derniers classiques allemands.
Citons encore, parmi les artistes marquants de cette
merveilleuse époque, mis plus peut-dire comme virtuo7 ses qu'à titre de compositeurs :
gamberger (1721 + 1783), né à Saalfeld (Thuringe).
Slave de 3.-S. Bad', n laissé de ebarmantes pièces de clavecin.
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