Slap super debutant
Retour à l'index la-basse.euC'est par les écrits de philosophes tels que Pythagore (540 av. J.-C.), Platon (430 av. J.-C.), Aristote et Ariatoxène (le siècle), que nous avons une vague notion de ce que pouvait être la musique des Grecs; ce qui est certain, c'est qu'ils connaissaient le demi-ton, le ton, quelques-uns disent le auart de ton, et qu'ils possédaient trois systèmes : diatonique, chromatique et enharmonique. L'étendue de leur échelle générale était d'environ trois octaves, correspondant aux limites de la voix humaine. Ils possédaient de nombreux modes, dont chacun constituait une gamme différente, qu'ils divisaient en deux moitiés nommées tétracordes, et dont la dénomination et
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même le nombre varie selon les auteurs; en voici la liste selon Alypius (iv• siècle) :
FI ypo-dorien. Dorien. Hyper-dorien.
i Hypo-ionieu. .i. Ionien. ..i Hyper-ionien.
: Hypo-phrygien. ,,. Phrygien. go . FI yper-phrygien .
,` H ypo-éolien. ° XI Éolien. 7 . 4 Hyper-éolien.
Hypo-lydien. Lydien. Hyper-lydien.
Nous savons aussi le nom des cordes de la lyre ; Is série suivante correspond à une gamme descendante :
Mi. Néte.
Rd. Paranète.
SI^• Tétracorde.
Do. Trite.•
Si: Paramèse. La. Mese (son central).
Sol. Lichanos.
1•• Tétracorde.
Fa. Parhypate.
Mi. Hypa te.
Ré. Proslambanomène, corde ajoutée.
Pour la solinisation, ils employaient les syllabes te, sa, té, to, qui s'appliquaient indifféremment à tous les tétracordes.
Enfin, ils possédaient un système très compliqué de notation, formé au moyen des lettres de leur alphabet, modifiées, couchées, renversées, etc., et qui variait selon qu'il s'agissait de voix ou d'instruments. C'est ainsi que nous sont parvenus quelques rares hymnes ou fragments, dont la traduction, dans l'état actuel de nos connaissances, est malheureusement des plus incertaines.
Toutefois ce n'est pas chez eux, c'est dans l'Inde que parait avoir pris naissance l'idée de fixer les sons par l'écriture. Les Hindous désignaient les notes de la gamme par des caractères sanscrits, et paraissent avoir connu aussi des signes de durée; mais l'interprétation de ces signes est tellement vague qu'il faut se borner à constater qu'il a existé un système, dont les habitants actuels de l'Inde n'ont rien conservé, même le souvenir.
LIS ROMAINS 047
Les Persans, qui appelaient la musique la science des cercles, avaient imaginé une sorte de portée de neuf lignes, chacune de couleur différente, dans laquelle on ne peut méconnaître une certaine analogie avec notre portée moderne, qui pourtant n'en dérive pas.
Déjà 2700 ans avant J.-C.-, les Chinois représentaient les sons de leur gamme, qui parait infiniment plus compliquée qu'elle ne l'est réellement, par des signes idéographiques du même aspect que ceux de leur écriture, et dont ils se servent encore aujourd'hui.
Les Japonais, les Tonkinois et les Annamites ont eu des systèmes du même genre, qu'ils abandonnent progressivement sous l'influence de la civilisation européenne
Pour en revenir aux Grecs, il est absolument certain qu'à une époque antérieure à Pythagore, ils employaient déjà, pour désigner les sons musicaux, les lettres de l'alphabet, et on connaît à' eu près les signes par lesquels ils représentaient, avec une précison relative, les valeurs et les silences, qui étaient, comme chez noue, binaires on ternaires, tandis que la Chine et le Japon n'ont jamais connu que la division binaire
Imitant les Grecs, les Romains adoptèrent d'abord, pour écrire la musique, les quinze premières lettres de leur alphabet A son origine, la musique latine ne pouvait d'ailleurs différer sensiblement de celle des Grecs, dont elle dérivait directement; mêmes gammes, même emploi de la lyre, de la cithare, des instruments à percussion, surtout après la conquête de la Grèce. La flûte et la trompette étaient surtout en honneur, ce qui n'empêchait pas Néron, et avant lui d'autres empereurs, de chanter en s'accompagnant sur la lyre étrusque.
Deux instruments nouveaux, bien différents dans leurs destinées comme par leur. caractère, mais procédant du même principe, le réservoir d'air, datent de cette époque : la cornemuse et l'orgue. Le premier est resté l'instrumen
tas LSS GRANDES ÉTAPES DE L'ART BIUSICAL populaire de l'Écosse, de. la Bretagne, de l'Italie, sous des noms différents ; quant à l'orgue, d'après les médail-
lons contorniatesi conservés à la Bibliothèque nationale et dans divers autres musées, il possédait déjà une dizaine de tuyaux. H a singulièrement grandi depuis; mais l'embryon est là. Casibintr(145 av. J.-C.) parait en avoir été l'inventeur; toutefois l'idée première peut être grecque.
Mais un événement considérable se préparait, qui allait renverser de fond en comble les anciens systèmes et ouvrir à l'art la voie nouvelle dans laquelle il devait s'engager d'une façon jusqu'à nos jours définitive; c'est l'avènement du christianisme.
Au paganisme mourant avalent suffi les arts plastiques, avec la poésie qui assimilait ses dieux à des hommes. Au christianisme naissant, qui, en élevant l'esprit, le dégage de sa gangue matérielle, qui lui ouvre les horizons de l'infini, il fallait un art nouveau, plus puissant, plus indépendant et surtout plus pénétrant; un art qui, dédaignant de dépeindre ou représenter des objets ou des actes, fût capable d'agir directement sur l'â.me, de l'isoler et la capter, d'y produire à lui tout seul l'émotion; un art qui ne fût plus l'esclave de la poésie, mais qui la continuât et la dominât, en s'élevant à des hauteurs qui lui sont inconnues et inaccessibles, dans le domaine du pur idéal, là où les mots n'ont plus accès et deviennent insuffisants.
C'est sous l'influence de ce puissant souffle que, des informes tentatives antérieures, est sorti péniblement, lentement, l'art encore primitif et incertain du Moyen-âge, • qui devait subir de nombreuses vicissitudes avant de donner lui-même naissance à l'art moderne.
1. Ce sont des médailles de bronze ayant cela de particulier qu'elles sont comme cerclées (contournées) par une rainure assez profonde, ce qui leur donne un aspect caractéristique. Elles ne servaient pas de monnaie, et paraissent avoir eu pour but la consécration ou la commémoration de certains faits historiques.
LES TILIN8 D'SGLIBB M
Pendant les huit premiers siècles de l'ère chrétienne, le chant d'église reste exclusivement homophone. Les plus anciens chants chrétiens sont ceux des psaumes, qui proviennent du culte hébreque, et.quelques mélopées grecques ou latines. Saint Ambroise, évêque de Milan (340
397), conserve quatre des modes grecs, qui plus tard furent appelés modes authentiques, et attache son nom à une première réforme de la mélodie liturgique, qull débarrasse des ornements superflus, en lui conservant un sentiment rythmique dont la tradition nous semble perdue.
Plus tard, Grégoire le Grand (540 1- 604), procédant à une nouvelle épuration, exclut du culte les chants qui lui paraissent indignes, admet, en plus des quatre modes de saint Ambroise, quatre autres modes qui prennent le nom de plagaux, et, crée lé recueil appelé antiphonaire, encore en usage, avec de nombreuses modifications toutefois, dans les églises catholiques. Dès lors, les tons d'eglise sont constitués, au nombre de huit.
Modes grecs. Tons authentiques. Tons plagaux.
filiale Dominante
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En principe, les tons authentiques ont leur finale au I" degré, et leur dominante an Vm ; les tons plagaux ont leur finale an IV.• degré, et leur dominants au VI"».
Mais toutes les fois que l'une des deux principales notes du mode se trouve être un si, on rejette cette note comme sans valeur et on lui substitue le degré au-dessus. Ainsi, dans le 3".• mode (auth.) les deux principales seront mi et ut au lieu de mi et si ; dans le V* (plagal) les deux principales seront mi et la, le si ne comptant pas comme point de départ, et la dominante devant se trouver à distance de 6te de ce point de départ; pour le li'°• mode, c'est encore ut qui devient dominante t.
La finale est la même dans un mode authentique et dans le mode plagal qui en dérive ; mais ils diffèrent toujours par la dominante ; ce que démontre le tableau précédent.
C'est aussi sous le pontificat de saint Grégoire, auquel quelques auteurs attribuent personnellement cette réforme, qu'on voit les Romains réduire leur notation aux sept premières lettres, qui s'appliqueraient ainsi aux sept notes de notre nomenclature moderne :
A B C D E P G la si do ri mS fa sol
On fait dont le haut intérêt n'échappera à personne, c'est que ces dénominations se sont conservées intactes à travers les siècles, qu'elles sont encore en usage en Allemagne et en Angleterre, et qu'enfin nous y trouverons plus tard le point de départ et l'explication du système des clefs, tel qu'il est pratiqué actuellement ; et les lettres que nous voyons encore en haut des cordes du piano sont le dernier vestige de ces civilisations mortes.
B. — Les Primitifs.
Vint ensuite, pour durer pendant la plus grande partie du Moyen-âge, un système bizarre, aujourd'hui incompré-
1. C'est vers le r siècle, époque où le peuple .1 commencé è prendre part au chant religieux dans le sanctuaire, que s'est faite cette corruption des modes, si-fa paraissant impossible aux gosiers plébéiens. Les Grecs ne redoutaient nullement le triton, et le si était alors parfaitement valable comme dominante ou comme fuels.
LES NEUMES 4141
hensible, consistant en signes quasi hiéroglyphiques ou abréviatifs, qu'on appelait les neumes, dérivant sans doute des notes rabbiniques et n'ayant qu'une signification de pure convention. Les neumes n'indiquaient pas des sons précis, d'un degré déterminé, mais des groupements de sons, un peu comme les signes du grupetto et du tremblé (c..› et dans la notation moderne ; il y en avait un grand nombre : j'en ai compté jusqu'à quarante dans un vieux manuscrit. Les plus éminents musicologues se sont évertués à les déchiffrer, et il n'en est pas un qui soit arrivé à en donner une traduction satisfaisante; on connaît à peu près la signification individuelle de chacun d'eux, mais rien n'indique comment ils se relient entre eux, ni le point de départ de la tonalité
Les chartreux eux-mémes, qui ont conservé intact, par la tradition, le plain-chant du xi° siècle, n'ont pu me fournir la traduction que de quelques signes; il me paraît pourtant intéressant de la consigner ici. Le tableau suivant, dressé d'après les renseignements qui m'ont été donnés, à la Chartreuse, par un Père très savant en chant liturgique, contient :
1• Le nom du signe nenmatique;
2• Ce signe lui-même tel qu'on le trayait an nr an mir etaa an,* siècle;
3' Sa signification;
4• Sa traduction en caractères de plain-chant ;
5• Sa traduction en notation actuelle.
Les sons n'étant pas déterminés, mais seulement le contour vocal, je n'emploie pas de clefs, et ne puis songer à en employer, puisque tous ces signes ne représentent que des sortes de vocalises, de tours de voix ou d'inflexions quelconques, appliqués à un chant liturgique transmis de siècle en siècle par la tradition orale. (Le chant des chartreux diffère considérablement du chant d'église actuel.)
ar xtv• siècles.
Virga
Virgula
a, Son isolé long, origtx• do ta aot• a queue / (du plain chant)
amme>.,a,reamouwza,gamr. a n a=_im
nan:w
7
Punctum.... ',ad -.la
Clivia,
clivus r
ou Fleza Podatua....
Son isolé bref, origine de la note bre,..
Deux sons descendant de seconde, tiert.e, quarte ou quinte, le t•, long, le 2.•• bref.
Le contraire de la effets. Deux sons ascendants, le 1.r bref, le 2•• long.
Quilisma . eftryre /Ire.
Distrophus..
Triotrophus. 5)1
Trois sorts égaux, dont le second est toujours le plus élevé.
Un son long suivi de 2 ou 3 sons brefs descendants, conjoints ou disjoints.
L'inverJe du précédent.
Origine du trille. S'employait aux fins de phrases, aux cadences.
Origine du tremalo, du vibrato. Un tremblement sans changer de note, suivi d un son supérieur long à la tierce avec note de passage.
Répétition dune méme note. selon la nom bre de points juxtaposa.
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