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c'est ce qu'on appelle la première position.
En allongeant un peu la coulisse, ce qui augmente la longueur du tube, on est à la deuxième position; la fondamentale devient : et les harmoniques sont :
MÉCANISME DU TROMBONE
2 3 4 14-€›
g' e
Un nouvel allongement donne la troisième position,
qui fournit les sons : , dont
la fondamentale serait
Et ainsi de suite, à chaque nouvelle extension donnée à la coulisse; en abaissant la fondamentale, on abaisse toute la série des harmoniques.
Les quatrième, cinquième, sixième et septième positions donnent donc les sons suivants .
Quatrième :
Cinquième •
urS
Sixième .
0 •
Septième :
c.) O
-e-
Réunissez méthodiquement toutes ces notes, et vous aurez l'échelle complète, chromatique, du trombone-ténor. D'habiles virtuoses arrivent à faire résonner, à l'aigu, les harmoniqnes 9 et 10, ce qui enrichit l'instrument des no-
tes , d'un timbre dur et grêle; ou, au grave, les
fondamentales des deux ou trois premières positions,
144 LE MATgRIEL SONORg
, mais ce sont des cas exceptionnels, et,
Ire .72,- 69
à moins d'un effet très spécial à produire, il est mieux de ne pas les employer. Il en est de même des notes les plus graves du trombone-basse; car, cet instrument étant très pénible à jouer, même par les artistes doués de poumons vigoureux, il est souvent remplacé par un deuxième trombone-ténor, qui ne les peut fournir.
Quand les trois trombones jouent ensemble, ce qui est le cas le plus fréquent, il est plus commode de lès réunir sur une seule portée, dans l'une de leurs clefs ; au lieu de
qui prend beaucoup de place, on écrit plus simplement
OU
Le timbre du trombone est essentiellement majestueux et imposant. Sa puissance lui permet de dominer un orchestre complet; il produit avant tout l'impression de la force, d'une force surhumaine. Dans le if, il n'est pas d'instrument plus pompeux, plus noble, plus grandiose, mais il peut aussi devenir terrible, ou mieux terrifiant, si on lui confie des accords qui prêtent à l'expression de ces sentiments ; dans le pp, il est lugubre et plein d'effroi, ou d'une sérénité de grand orgue; il pèut aussi, selon let nuances, devenir furieux ou satanique, mais toujours
105
TROMBONE A PISTONS
an conservant la majesté et la grandeur qui ne le quittent jamais. C'est un superbe instrument, d'une haute puissance dramatique, qu'il faut savoir ménager pour les grandes circonstances, où, bien amené, il produit un effet tonitruant.
Il est de bon goût, en raison même de la solennité de son caractère, aussi bien que pour diminuer la difficulté d'exécution, de ne pas lui -confier des dessins trop rapides, à moins que ces dessins ne soient formés de notes appartenant à la même position; ce,serait pres mie lui manquer de respect; mais dans un mouvement modéré, il peut pourtant évotuer avec une certaine aisance.
MiTHODES : Beer et
Dieppo, Clodomir, G. Paria.
lrombone à pistons.
C'est un trombone- ténor dans lequel la coulisse est remplacée par un système de pistons analogue à
LE MATI RIEL SONORE
ceux du cor et du cornet, ce qui rend son maniement infiniment plus commode.
On le traite comme un trombone ordinaire, avec cette différence pourtant qu'on peut lui confier des dessins beaucoup plus rapides, des chants liés; de plus, il descend un demi-ton
plus bas, au mi b )'
b-c).
Quelques rares orchestres possèdent des trombones à pistons alto et basse; mais le plus souvent les trois parties sont confiées à trois trombones- ténors.
Mil-nonne: Carnepd, Clodo-
mir, G. Paris.
Ophletélde.
Bien qu'il possède quelques notes de plus à l'aigu, l'étendue pratique de cet instrument doit être ainsi
. délimitée : , avec
Via. 64. —
eautev. 1.6./61.
b
tous les degrés chromatiques.
Sonorité rude, grossière; peu de souplesse ; justesse des plus douteuses. L'one..
TUBA 147
eléide tend à disparal tre de l'orchestre, où il renforçait ou remplaçait le 3° trombone, et à céder la place au tuba, lui lui est infiniment supérieur.
Il s'écrit en sons réels, en clef de fa, comme le trombone basse.
L'origine de l'ophicléide ' est le
serpent , qui
accompagnait autrefois le plain - chant dans les églises, et qu'on trouve encore dans les campagnes.
MÉTUODELS
Guilbaug, Cornette.
Tube oo Bass-Tuba.
Instrument en cuivre, de la famille des saxhorns. Pourvu qu'on ne lui demande pas des dessins trop rapides, le tuba peut étre utilisé dans cette étendue :
I. Étymologie : serpent à clefs.
Fig. 65. — BASS-TUBA.
Hauteur ta.
148 LB MATItRIEL SONORE
; muni de pistons, il possède tous les degrés
chromatiques; mais il vaut mieux s'abstenir des sons les plus aigus et de toute l'octave grave. Il a un timbre d'une extrême vigueur, très solennel, mystérieux et lugubre dans le pp, et fournit en toute circonstance une basse superbe au groupe des instruments en cuivre.
C'est le seul représentant, à l'orchestre, du groupe des saxhorns, dont les nombreuses variétés figurent dans les
bandes de musique militaire ou de fanfare. J'en do.nne seulement la nomenclature, avec l'étendue réellement utilisable de chacun d'eux.
Petit saxhorn n1i b
(ou petit bugle).
Saxhorn-soprano si b
tou bugle eopreoo)•
VIOLON
Saahorn-alto
fou bugle alto).
Saihorn-lénor
fou bugle ténor, ou encore
baryton).
Semborn-basse si
(ou bacs- tuba).
Saxhorn-basse mi (ou bombardon).
-o. -•*—
_0.
tJ
Saxhorn-contrebasse si El
(Ou contrebasse-tuba).
43.
MÉTHODES D3 SAXHORN OU BUGLE A CLEFS: Arban, Clodomir, fessy a A rban, Poieslier,Gailbaul, Sax (Saxhorns et Saxotrombas),
G. Parés.
FAMILLE DES INSTRUMENTS A CORDES ET A ARCHET
violon.
C'est incontestablement le roi de l'orchestre Aucun instrument ne peut rivaliser avec lui, en quoi que ce soit, ni comme richesse de timbre, ni par les infinies variétés d'intensité, ni pour la vitesse d'articulation, et encore moins pour la sensibilité presque vivante de la corde vibrant directement sous le doigt qui la presse. Il partage avec la voix humaine la faculté inappréciable de faire varier à l'infini la hauteur absolue des sons,' et seul avec l'or7 gue il possède le pouvoir de les prolonger indéfiniment.
Ces incomparables qualités se retrouvent, il est, vrai, dans les autres instruments de Ji -même• famille (alto, violoncelle, contrebasse), mais c'est chez lui qu'ellé.
1H LE tdATERIRL SONORE
s'épanouissent, sans conteste, avec leur maximum
d'in-
tensité.
Le violon ne possède pourtant que quatre cordes, en boyau de mouton, tendues au moyen de vulgaires chevilles ère' 2"" 3me 4ne
de bois, ainsi accordées :
et dont la quatrième est entourée d'un fil métallique pour la rendre plus lourde'.
En attaquant ces cordes à
vide', «a n'obtient que les qua-
tre sons ci-dessus; mais en
raccourcissant la portion vi-
brante de l'une d'elles par la
pression d'un doigt de la main
gauche, on lui fait produire
une succession continue, in-
sensiblement graduée, passant
par tous les degrés diatoni-
ques , chromatiques ou enhar-
moniques, aussi par toutes
leurs plus infimes subdivi-
sions, et s'élevant ainsi jus-
qu'aux sons les plus aigus,
sans autre limite que celle assi-
gnée à chaque exécutant par
son habileté personnelle. Il n'y a donc de sons fixes, inva-
riablement justes dès que l'instrument est bien accordé,
que ceux des quatre cordes à vide ; tous les autres sons doi-
vent étre faits par l'artiste, qui les peut faire varier à l'in-
• 1. La première corde s'appelle aussi a chanterelle D.
2. C'est ce qu'on appelle une corde filée.
3. Vibrant dans to•".- •••• lcrtrueur, sans autre contact que l'as- abat.
Fig. il. — VIOLON. Longueur 0...75. Hauteur 0.,60.
SONS HARMONIQUES
eni. En un mot, le violoniste à la faculté de jouer faux, ce dont il abuse quelquefois, mais qui, bien employée, constitue une inépuisable richesse d'intonations variées , une.
` puissance d'expression et d'émotion communicative à nulle autre pareille. Le violon chante véritablement, comme aussi il rit, pleure et crie ; il ne lui manque que la parole pour égaler la voix humaine, avec une étendue bien plus considérable.
L'archet, enduit de colophane ', agrippe la corde, soit en tirant, soit en poussant (signes conventionnels de notation : Tirez In ou ; Poussez l^ ou V ), et détermine ainsi, avec une admirable sensibilité, les nuances, les ponctuations du discours musical; de lui dépendent aussi, en grande partie, les fluctuations du timbre ; c'est lui qui détermine la vibration, en règle l'intensité et en modifie le timbre, tandis que la main gauche gouverne, comme on l'a vu, l'intonation.
Indépendamment des sons ordinaires ou naturels dont nous venons d'étudier le mode de production, le violon peut aussi émettre des sons harmoniques d'un caractère particulièrement doux et séraphique, qui ne sont pas sans analogie avec le timbre de la flûte ou les sons de tete de la voix humaine', et peuvent acquérir une certaine intensité; pour les produire, le violoniste ne doit plus presser sur la corde pour en diminuer la longueur, mais seulement l'effleurer en certains points déterminés', de façon à éteindre le son naturel, dont alors l'harmonique se dégage dans toute sa pureté
Les harmoniques naturels sont ceux des cordes à vide :
1. Mélange de deux parties de résine et d'une partie de poix blanche; se fabriquait autrefois à Colophon (Asie Mineure); on disait alors colophone.
2. En Allemagne, on les appelle : son, de flageolet.
3. Ses divisions naturelles. la moitié, le tiers, le quart... Voir page 9.
152 Lit trIATERIEL SONORE
oe-ge-
4
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