Jouer tous les jours de la basse
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Serre Basset.
Jury MM. Deffés, président; Bertringer, Darnault, Dubois, Foulon, de proot, Renaud de Vilbac, Amédée de Roubin , secrétaire.
Choeur Hem e LÀ Nur.
3' division. — section.
Orphéon de osoy-en-Brie, 23 exécutants, directeur M. Nitot. — A bien dit le
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choeur imposé avec justesse, un boa style; les ténors ont une jolie émission de voix; nous engageons beaucoup cette Société à travailler. C'était son premier concours , cela promet ; le Fabliau des deux Nuits a été aussi bien rendu.
Orphéon de Saint-Gratien , 14 exécutants , directeur M. l'abbé Vié. — Cet Orphéon chante juste, qualité précieuse, mais il manque de vigueur, d'entrain. L'exécution est un peu lourde, cependant le choeur imposé a été bien dit, quoiqu'un peu lent. —Les Brises matinales ont été dites avec beaucoup de justesse; seulement , vu le petit nombre d'exécutants, les basses devraient modérer un peu le volume de voix.
Orphéon d'Asnières-sur-Oise , 28 exécutants , directeur M. Lalliaume. Le
chœur imposé avait eu un bon début; mais après quelques mesures, à la tenue du mi des basses attaqué trop haut , un peu de désordre s'est glissé dans la justesse. Les nuances sont un peu brusques, le style manqued'ampleur. Malgré cela, cette Société possède de bonnes voix, et avec le travail elle peut arriver à de bons résultats.
Orphéon de Mandres, 17 exécutants, directeur M. l'abbé Chevallier. — Cette Société a révélé quelques bonnes intentions de nuances , seulement les ténors doivent bien prendre garde à l'émission de leur voix (dans le chœur imposé cette émission a compromis la justesse) ; ils attaquent toujours un peu bas, ils ne chantent pas assez ; le passage du choeur imposé dans les premières mesures la, sol, fa, le sol dièse était toujours trop bas.
Orphéon d'Espernon, 17 exécutants, directeur M. Ledru. — Cet Orphéon, peu nombreux déjà , s'est présenté au concours avec quatre basses en moins, il n'avait donc pas tous ses moyens; cependant, eu égard au peu de ressources, il a fait preuve de bonnes intentions. Il y avait trois enfants doublant la partie des premiers ténors, ce n'était pas d'un bon effet ; il faudrait pour cela des choeurs écrits avec une partie d'enfants.
Orphéon de Courplag, 48 exécutants, directeur M. Fourault. — Cette Société , crée depuis un an, est déjà intéressante; seulement il lui faudrait un peu moins de mollesse; le chef de cette Société mérite des éloges pour avoir obtenu en peu de temps des résultats assez satisfaisants.
Orphéon de Thiais, 46 exécutants , directeur M. Desmoulins. — Exécution faible, le chœur imposé était mal interprété. — Le Temple de la Paix a un peu mieux marché, mais la justesse, la justesse...
Orphéon de Neuilly-sur-Marne , 26 exécutants , directeur M. Parquet. — Nous engageons cette Société à beaucoup travailler, car les défauts sont nombreux ; les attaques sont mauvaises, les sons à bouches fermées sont durs ; il y a peu d'homogénéité ; les nuances ne sont pas observées; dans le choeur de Jaguarita surtout, ces défauts étaient sensibles.
Le secrétaire : J. O'KELLY.
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. Serre Michaux..
Jury : MM. Jules Cohen, président ; Bazzoni, Félix, Clément, Jancourt, Mangin, Ch. Plantade, Valenti, de Lajarte, secrétaire.
ORPHÉONS MILITAIRES. Choeur imposé JAGUARITA.
Il est du devoir des membres du jury chargé de juger le concours des orphéons militaires d'exprime:. hautement leur complète satisfaction et de for-
muler un voeu auprès de la Commission impériale : c'est que son rapport soit. transmis officiellement par elle à S. Exc. le Ministre de la guerre. Le jury tient essentiellement à ce qu'un résultat aussi prompt que favorable , et , il faut bien le dire, aussi inattendu, soit mis sous les yeux de l'autorité militaire.
Le chef de musique du 99' de ligne est venu nous exprimer le regret de ne pouvoir concourir. Son Orphéon, composé en grande partie des hommes appartenant aux classes renvoyées dans leurs foyers, est pour le moment complétement dispersé.
Le 4' voltigeur de la garde eût été prêt à concourir et s'était nais en mesure de remplir toutes les exigences du programme; mais, par suite d'un malentendu, l'indication du jour du concours n'a pas été comprise.
Nous n'avons pu que donner acte à l'honorable chef de toute la bonne volonté et des regrets qui il nous a exprimés.
I:Orphéon du far grenadiers de la garde, chef M. Léon Magnier, — et celui du 43' de ligne , chef M. Katkoski , — ont été les plus remarqués par le jury : le premier, par l'énergie vigoureuse de l'attaque, la netteté du rhythme, la bonne sonorité des voix de basses surtout; le second, par de grands mérites de justesse, d'ensemble et d'entrain suppléant au nombre.
3' grenadiers, chef M. Sohier, — a obtenu le 2' prix, à l'unanimité. La direction de cet Orphéon est excellente; seulement l'exagération des nuances a fait négliger peut-lire la justesse des intonations. Les basses sont bonnes , les ténors le sont moins. Il y a pourtant clans ce régiment d'excellents éléments.
Le 58. de ligne, chef M. Zvierzina , — et le I" bataillon de chasseurs à pied , chef M. Bangratz, — ont obtenu le 3e prix ex (quo. Le style du 58', dans la Noce du Village, a été peu distingué. Le fausset des ténors, dans le passage des Corn- mères, n'était pas juste ; les nuances ont été cependant assez bien observées. Le choeur de Jaguarita a été moins bien exécuté que le premier morceau. Les ténors chantaient bas, et le rhythme n'était pas bien accusé. On sent , malgré cela, dans cet Orphéon, une bonne volonté et un désir de bien faire, dont nous devons reporter le mérite au chef de corps.
le Io, bataillon de chasseurs à pied avait, dans son Orphéon, des hommes lisant sur la portée, ce qui a éveillé l'attention du jury. Les Orphéonistes étaient nombreux, et malgré cela la sonorité n'était pas extrême ; l'ensemble a été bon, les
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rires dans la Noce du Village étaient bien exprimés, le choeur de Joguarita n'a rien laissé à désirer.
L'exéçution de l'Orphéon du 2' voltigeurs a été un peu défectueuse ; il faut du reste en donner pour cause le mauvais accord qu'ont pris les chanteurs.
Le 14' de ligne, quoique très-nombreux, nous a semblé pécher par le ri»- thmo et par le style.
Le premier concours des Orphéons militaires, malgré les quelques petit, reproches que nous ayons da signaler , nous a semblé d'un très-heureux présage pour l'avenir.
Le secrétaire : TD. DE I..A.JARTE.
Théâtre international.
Jury : M. Bossuai, président; Bazille, Colin, E. Durand, Durand, d'Ingrande, Vervoitte,Rocheblave, secrétaire.
LECTURE A VUE.
2' division. — 2. section.
Orphéon de Mot:dan, directeur M. l'abbé Crépin. — Exécution légèrement hésitante, mais juste ; très-peu de fautes.
Orphéon de Pantin, directeur M. Porchet. — Bonne attaque; mesures 7 et 13 aux basses ; le sol et le sol dièse pas justes; la modulation en fa très-bien. Ténors bons, basses faibles.
Orphéon de Saint-Gratien, directeur M. l'abbé Vié. —Le mouvement pris trop lent ; en général, peu de justesse, surtout le sol dièse, mesures 13, et le si bémol, mesure 20.
Société chorale de Troarn, directeur M. Thieulin. — Le sol dièse trop bas, le rhythme laisse à désirer, particulièrement à la mesure 24. Les basses sont bien faibles.
Orphéon de Sarcelles, directeur M. Gay. — Dur et pas juste. Rtiythme peu assuré, surtout aux mesures 7 et 24.
Orphéon de Mandres, sous-directeur M. Moteau. — Encore beaucoup à faits pour arriver à une exécution convenable.
2' division. — section.
Orphéon de Neuville-sur-Sadne, directeur M. Guimet. — Mal attaqué; la modulation en fa pas très-franche; quelques notes mal nommées. — M. Guimet, dont la place était dans la deuxième section, fait observer qu'il a été classé par erreur dans la première. Cet Orphéon , qui ne s'est pas élevé jusqu'à un prix , mérite, néanmoins, une mention spéciale au procès-verbal pour sa très-convenable lecture.
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Société chorale de Maubeuge , directeur M. Galibot. — Quelques fausses attaques. Mesures 19 et 20, les si bémol et l'ut naturel n'étaient pas justes. Société chorale de Brest (méthode en chiffres) , directeur M. Gouzien. — Bon rhythme, justesse satisfaisante, nuances observées.
Ecole militaire de gymnastique de Joinville (méthode en chiffres) , directeur M. le capitaine Vigneaux. — Bonne exécution pour un Orphéon créé cette année. Un peu de faiblesse aux mesures 19, 20 et 21, et une fausse attaque à la mesure 38.
Société chorale de Saint-Maixent, directeur M. Bernazet. — Mauvaise attaque ; exécution hésitante jusqu'à la mesure 18, puis tout à fait compromise.
Société chorale de Saint-Dié, directeur 1)1. Dennery. — Très-bonne lecture ; mouvement un peu lent.
Société Chevé, de Levallois-Perret (méthode en chiffres),directeur M. Freaon. — Encore une Société de création récente.Moins d'aplomb que l'école militaire, néanmoins de très-bons passages. Notons que, après une déroute , la Société a pu reprendre.
La Neustrienne d'Orbec, directeur M. Lillmann.— Le mouvement a été pris trop vite, et ce fait est pour beaucoup dans l'insuccès de cette Société, qui possède de très-bons lecteurs.
Société chorale d'Annecy, , directeur M. Niéra. — Les ténors attaquent mal au début. Mesures 40 et 11, la modulation en ré mineur est manquée. Le si bémol de la mesure 21 trc,,) haut ; aux mesures 32 et 38, fausses attaques.
Orphéon de Brelonx , directeur M. Airault. — Non inscrit ; demande à. concourir et est ae2epté avec l'assentiment des directeurs de cette section. Encore bien faible.
aphéon de Neuilly-sur-Marne, directeur M. Parquet. —Cet Orphéon, inscrit dans la deuxième section, ne s'étant pas présenté à temps , Mol est offert de concourir dans la première. — Le ton mal pris; commencement d'exécution très-timide; la lin manquée.
division. —2. section.
Société chorale de Poitiers, directeur M. Puisais. — Ténors solides. Une fausse attaque, mesure 25; le si bémol, mesure 30, pas juste ; les basses, toujours très- faibles, manque la mesure 44.
Le Choral parisien, directeur M. Minard.—Bonne lecture, nuances observées; un peu d'hésitation vers la mesure 25.
Les Calinistos de Melun (méthode en chiffres), directeur M. Mouchard. — Commencement d'exécution laissant beaucoup à désirer ; à partir de la mesure 38 , tout à fait mauvaise.
Société chorale du Mans , directeur M. Vanghel. — Le mouvement pris trop vite : ce qui n'empêche pas cette Société de lire très-convenablement.
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1. division. — I section.
Les Enfants de Lutèce, directeur M. Gaubert, et les Enfants de Paris, directeur M. Bollaert, lisent non sans fautes, mais courageusement, le solffige très-difficile de cette division. La note enharmonique de la 260 mesure laisse à désirer (faute commune à tous les concurrents).
La Société Amand-Chevé (méthode en chiffres) , directeur M. A. Chevé, commence très-franchement et avec un bon sentiment musical ; mais à partir de la mesure 20 , l'exécution devient confuse par la faute des basses, qui cessent de chanter pour la plupart. Soutenue par M. Chevé, la lecture se relève et les syncopes qui suivent sont très-bien accusées. — 31. A. Chevé fait observer que le morceau est traduit sans soudures, ce qui augmente pour lui les difficultés; il lui est répondu que plusieurs personnes compétentes ont été consultées , et qu'elles ont trouvé que les modulations, beaucoup trop rapprochées pour supporter ce mode de traduction, avaient dû être traitées comme des modulations dites en éclair. M. Chevé signale encore un chiffre mal barré à la mesure 35; on lui dit qu'il en sera tenu compte.
La Société impériale de Lille, directeur M. Boulanger, fait une lecture remarquable, mais non sans quelques fautes.
La dernière Société inscrite est l'Eeole Galin-Paris-Chevé, directeur M. Calvès. — M. Calvès est averti qu'un chiffre est mal barré; il signale cette erreur à ses sociétaires. L'attaque est vigoureuse, mais ne se soutient pas. Avant la mesure 18, l'exécution était perdue. — M. Calvès arrête sa Société et vient se plaindre au bureau. Ce ne sont plus les observations parfaitement convenables de M. A. Chevé, mais une allocution de mauvais goût, dont les premiers mots sont pour le jury et le reste pour le public.
Cette façon inqualifiable de se conduire soulève dans la salle des réprobations nombreuses. Une partie des sociétaires suivent leur directeur dans cette voie déplorable ; plusieurs déchirent les partitions qu'ils ont encore dans les mains et les jettent aux pieds des commissaires chargés de les recevoir. M. Laurent de Billé, indigné, intervient alors, et, dans une improvisation énergique, remet les choses en leur vraie place. Il est impossible d'entendre ce que vient de dire M. A. Chevé, ni les explications que veut donner M. Hurand.
De pareils faits se passent de commentaires. Dès qu'une Société ose suspecter la probité d'un jury et pense que pour un antagonisme de notes ou de chiffres on peut transiger avec sa conscience, cette Société se met dans le cas de ne plus être admise à des luttes qui, du moins, devraient être courtoises.
Ont signé :
MM. L.-D. BESOZZI , président; Coco, 1, A. BAZILLE Emile DURAND , CIa. VERVOITTE, HURAND , Edmond D'INGRANDE , ROCHEBLAVE secrétaire.
Si l'on excepte l'incident regrettable dont on vient de prendre connaissance, l'ordre le plus parfait a constamment régné partout dans
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ces diverses luttes de l'art. Mais cet incident a eu un tel retentissement, l'Orphéon tout entier s'en est si vivemént ému et la presse spéciale et même politique en a tant parlé et avec tant de chaleur, qu'il nous est impossible à notre tour de ne pas en dire quelques mots ici. Reprenons
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