Pratiquer la musique

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finit , & les autres qui pourront fe trouver dans le courant de l'air feront fes relatifs.
Le Ton majeur & fon mineur relatif (b) préfentent dans leurs notes fondamentales , qui font leurs dominantes & fous-dominantes, tous les rapports de l'un & l'autre Ton.
Li dominante du Ton régnant donne le Ton qui lui a le plus de rapport; fon relatif à la tierce mineure (c) le difpute même
celui de cette dominante: enfilite vient le Ton 'de fa fous- dominante, puis ceux de la dominante & de la fous-dominante de ce Ton relatif.
Prenez les fix notes diatoniques en montant, depuis la tonique d'un Tdn majeur jufqu'à fl fixte, , ré, mi, fit, fol, la, vous trouverez tous les Tons relatifs au majeur ou au mineur par lequel vous débuterez; vous y verrez la dominante & la fous-dominante du majeur avant la tonique du mineur, & celles de ce dernier après la tonique du tueur. •
raifort pourquoi le Ton majeur & le mineur relatifs ont un fi grand rapport entr'eux, c'efl que tous leurs fors .fondamentaux ont deux notes communes dans leurs accords, dès qu'ils deviennent toniques; d'où il Ut qu'ils font compofis des mêmes notes en même rapport dans toute l'étendue de leurs octaves, à l'exception des deux dictes accidentels déjà cités (d), & defquels on ne doit tirer d'autre conféquence que celle de faire diflinguer le Ton mineur de fon majeur relatif.
Les Tons à la quinte font du même genre, & ceux à la tierce font d'un &etre différent; fur quoi il y a une petite obfervation à faire, feulement à l'égard des Tons à la quinte, dont on trouve l'explication dans la XVIII.* Leçon, de laquelle je renvoie à celle-ci.
(b) X.' Leçon, page j I ( d) ibidem, page 37.
(c) Ibidem, page 37.
•• •
DE MUSIQUE PRATIQUE.
XIV.* LEÇON.
De l'entrelacement des Tons dans leurs. cadences, oit les
toniques fe fitccèdent en defcendam de tierce
dans la bafi. •
EXEMPLE F, page 2.
La pratique des cadences dans tous les Tons poffibles contenue dans l'exemple F, où la baffe defcend continuellement de tierce, en paffànt du Tou majeur à fon mineur relatif; rapport qu'il faut fe rappeler à chaque Ton qu'on exerce, & où l'on doit reconnottre encore ce qui fe trouve annoncé dans. la Leçon précédente, t'avoir, que les Tons à la tierce font toûjours. d'un genre différent.
Remarquez que pour pafrer d'un accord parfait à un autre, lorfque la hurlé tiercent' de tierce pour changer de Ton ou de tonique, un feul doigt des accords monte fur la touche voiline, s'il n'efl remplacé par fon voifin; d'où vous conclurez que ti la bafre montoit de tierce, le doigt des accords qui monte ici defcendroit. Dans le premier ordre, c'efl toûjours la quinte de la première note cle•lxtfiè qui monte fur l'oaave de là fuivante, en puffin d'un Ton majeur à fon mineur relatif; & dans le deuxième , c'eft au contraire l'oaave de la première note de Infre qui tiercent' fur la quinte de Et fuivante, où pour lors le Ton mineur In& à fon majeur. relatif.
Comme toutes les thces de chaque cadence ne fe trouvent point dans cet exemple, il faut, lortqu'on eft bien au fait, commencer le même exemple lm chacune des cieux autres faces qui n'y font point, en tuivant la route donnée, où un feul doigt des accords monte.
On commence ces cadences en tel endroit du clavier que km veut; & quand on trouve trop haut, on reprend le même accord parfait une oélave ou deux plus Ime.
Il dl bon d'avoir la pratique familière des trois faces de chaque 7011 avant que de pan! à leur entrelacement.
F iij
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Remarquez que toutes les toniques , bémols ou diètes, fe Orem funplement fur leurs notes lenfibles, Ems autre mouvement des doigts ; fi bien qu'un double dicte, tel que ceux de
& d'ut de l'exemple, fe trouve fous les doigts tout ana.' facilement qu'une autre note fenfible; & par ce double diète, comme ixtr le limple, qui eft toûjours le dernier clans les Tons majeurs, on connaît tous ceux qu'il faut y employer. Si le Ton eft mineur, comme on en juge par l'accord parfait qui fuit le fenfible, le die: ou double dièfe AIL pour lors qu'accidentel, & ne décide que la tonique.
Si l'on ne s'ennuie point dans l'exercice des cadences, les doigts y prendront une telle habitude du clavier pour les tnufpofitions, qu'on fera fisrpris de les y voir prévenir bien-tût le jugement & l'oreille.
Le doigt qui touche la tierce de la tonique, engage celui qui en touche enfuite la fixte dans l'accord de feconde, à fe porter fur la fixte d'un genre pareil à celui de cette tierce, quand une fois l'habitude en a été contraél•e afrez long temps. pour cela: l'oreille s'y accoûtume de même; car c'eft une efpèce d'axiome en Mufique, telle tierce , telle fixte.
On remarquera cependant à cette occaf ion , que la fixte (limitée à la fous-dominante dans une cadence irrégulière, eft toûjours majeure, quoiqUe le Tou puifié être mineur; mais pour lors le Ton change, & cette fixte majeure ajoûtee dl la feconde du Tou ou de la tonique qu'elle annonce, toute difronanee ajoûtée à une tonique la rendant dominante ou fous-dominante.
X V. LEÇON.
Quels font les accords qui fidrent généralement le parfait,
EXEMPLE C, page 2.
De l'accord 1...fait on pafre où l'on *ut; mais le premier damant qui le fuit détermine un enchaînement prefque déjà tout contenu dans les leçons précédentes.
Tant que la bere marche Fr des confonances, elle peut ne
DE MUSIQUE PRATIQUE: 47 porter que des accords parfaits, bien que le plus louvent la médiante (e) porte, fous k nom d'accord de fixte, k parfait de fi tonique, dès que le Ton ne change point.
C'eft ordinairement en dercendant de tierce que les accords parfaits Ce filccèdent : quant aux marches par quintes, on y &lingue facilement les toniques des dominantes & fous-dominantes, conféquemment aux règles déjà données, & l'on joint pour lors, fi l'on veut, aux accords des deux dernières, la ditleenance qui peut y être ajoitée. En tout cas, fi l'on craint de fe tromper, l'accord e•fitit peut fuflire, en tachant néanmoins de reconnoître le Ton pour la fuite.
Toute diftonance n'eft lets d'une néceffité abfolue dans l'accompagnement; elle y a cependant des prérogatives très-eflèntielles, Toit pour former Zpreille, foit•pour prendre connoifrance & recevoir le fendillent du Ton, toit pour l'agrément du chant, fuit pour faciliter l'exécution dans k prélude, & lisr-tout dans l'accompagnement, où les doigts leur fon moyen préviennent à tout moment la réflexion & l'oreille,, dans des cas juflement où. l'on n'a pas toûjours k temps de réfléchir, & oit l'breille pourroit bien être en défaut.
A l'exception des marches précédentes, toute autre exige un. accord diabnant après le parfait, felon l'explication qui fuit.
L'ordre le plus commun après l'accord ixt•fait eft celui de l'enchaînement des dominantes , qui peut commencer leur la birrs-dominante rendue dominante fimple, & dont. l'accord de feptième forme celui de tierce-quarte fier la tonique, finon par la féconde ou le fénfible donnés dans les cadences, page 38 , mais le plus Couvent Fu. (f).
Pour trouver fier le champ cet ajodie fous les doigts, il ne s'agit que de laiflèr tomber k do;gt inutile dans k parfait auprès. de fon voifin au deflbus, exce né que fi ce parfrit eft arrangé
(e) La tierce d'une tonique s'appelle médiante, V 1. Leçon. Voyez outil le renverfentent des accords, 1 V: Leçon , page 2 8..
(f) Ajotitte nannific toute lime nia- pure ajoCtule à l'accord radait; (le crans la alite, pour faire rapporter autant qu'un peut les accords à la tonique, k nom d'accord fera tuCtpurs tous- entendu relativement à ce.te tonique• d.uss ces ternes, la Jècende.,, le finJi[!c Cc le parfait..
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par tierces, où pour lors la tonique fe touche du 4., il faut fui fubflituer le 3 , pour porter ce 4. une tierce au defrous, ou bien encore on ibbflitue le 2 au I,. pour le faire joindre par celui-ci; choix indifférent, fi ce Weil pour porterla fuite des accords du côté du bas ou du haut.
remit/ une fois fous les doigts, ils fitivent l'ordre de-l'enchaînement des dominantes, pour arriver à la concluflon dans cet ordre, le parfait ,, lafronde , le feeble & le parfait , comme on le voit dans l'exemple 13, depuis a, qui commence par l'ajoute.
Ayant la fucceflion de ces trois accords difinans bien préfate à l'efprit, on ftit non feulement celui qui doit fuivre l'autre, comme aufrt celui qui doit le préc&ler, on reconnoît de plus celui des trois qui doit fitivre le parfait, par le repos plus ou moins prochain fur ce même parfait , ou fur un autre, fuppofé que le Ton change ixtr une nouvelle note feuille introduite dans l'un de ces accords, felon la XVII.' Leçon, exemple.H.
En fe rappelant la loi des cadences, XI.' Leçon, on ftit que le fele ou la fronde fuit & précède également le Fief: c'eil par conféquent le repos plus ou moins prochain qui doit en déterminer le choix: quant à celui de !afro/ide au lieu du fceb/c immédiatement avant le parfait, la Leçon fitivante va nous l'apprendre.
L'exemple G nous aie la fuite de ces accords, male à celle de l'exemple B où je viens de renvoyer, excepté qu'elle débute ici ixtr le pie/ , pour y reconnoître la pratique de
, foit avec le doigt inutile qui tombe auprès de fon voifut au (kilims à la lettre a, Toit én fid)flituant le 3 au 4. à f, fout cu fubflituant le 2 au
-XVI.' ç o
Dll douGle emploi.
L'enchaînement des dominantes, exemple B , & les cadences, exemple D, doivent meure tout d'un, coup au fait du double emploi. Dans l'exemple B, la _recoud; L elt fuiviç dtt.fceii/c c;
DE MUSIQUE PRATIQUE. 49 & dans l'exemple D, elle ea toûjours fuivie du parfait a: or, voit-on arriver la tonique ou Et médiante dans la Ixtflè immédiatement après la fronde; donc le parfait doit la fitivre, au lieu que s'il y a néceflité de pratiqua un autre accord entre deux , cc fera le fenfible.
Ce double emploi n'A à confidérer que dans la compofition principalement, attendu que la B. F. eft pour lors arbitraire à l'égtrd de la féconde; fi celle-ci précède le parfait, ft B. F. ea la fous-dominante, au lieu que fi elle précède le fililibk, Et B. F. dl la fil-tonique, l'accord de l'une & de l'autre étant abfolument emport': des mémes notes; ce qui peut jeter le Compofiteur dans l'emlmrras, lorfgti il n'eft lets au fait , au lieu qu'il peut en tirer d'agréables variétés, quand il Cuit ce qui en dl: mais quant à l'accompagnement, la B. C. en décide liais qu'on puiflè s'y tromper.
XVIL` LEÇON.
`Moyen d'entrelacer les Tons les plus relates dans un
enchaînement à dominantes.
EXEMPLE H, page 3.
Par les trois accords cités dans la XV.' Leçon , la marche fondamentale ea connue: la tonique ea-elle fitivie de fon ajolltei là B. F. defcend pour lors de tierce; eftelle fuivie de Et fcamk cette B. F. monte en conféquence de fromk; efi-elle enfin fuivie de fon fiwfibie .1 elle ixtflè. à Et dominante, qui doit y retourner felon la loi des cadences.
Si les deux premières notes où paflè la tonique doivent étre naturellement de (impies dominantes, on peut les rendre dominantes-toniques , en leur donnant la tierce majeure au lieu de la mineure qu'elles dévoient porter: d'un côté la tonique monte à fon diète a de l'exemple H, de l'autre c'ea la fous-dominante qui monte au lien b; var cc moyen on patli.: d'un côté au Tan mineur de la fis-tonique , fùppofé qu'on pane d'un Ton majeur (car on ne ixtfk: jamais nui de la lit-tonique d'un Ton mineur) & de l'autre on paire au Ton de la dominante-tonique.
G
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Qui plus dl, les deux Tons relatifs à la tierce mineure , comme font k men. d'ut & le mineur de la, peuvent s'entrelacer dans l'enchaînement. propofé, il ne s'agit pour lors que de remarquer le moment où la nouvelle tonique efl. touchée du plus bas des deux doigts joints, linon dut lorfque l'accord efl par tierces, pour le glitièr fitr là note fentible, qui e11 la touche iintnédiatement au deffints. Voyez c & d de l'exemple H.
On peut encore patlér au Tau de la fous-dominante dans ce même ordre; mais ou k chromatique, dont il nie pas quellion encore, doit s'y joindre, ou la chofe doit être préparée dès la dominante-tonique, dont on change la tierce majeure en mineure, de forte que là tonique cetlant de l'être par-là, devient dominante- tonique en confervatâ–º pour fa feptièmc cette tierce mineure de là dominante; ce qui ne peut avoir lieu que dans le Tou majeur f, g du même exemple.
Le chiffre, dans ces derens ris, éclaire encore plus que l'explication. Un die: doit paroitre pour la nouvelle note fenfible, & le bémol de même pour l'interdire: ce dièfi:
on fait, on fent le doigt qu'il fitut'y gliflèr; le bémol pamoît-il de fon côté, fit note, fa touche ne peut plus être la fènfible.
Au bout de quelques jours ces pratiques deviennent fiunilières, & au (tout ck quelques mois l'oreille les preflènt, même avant que d'of« s'y fier.
LEÇo
De l'enchaînement des cadences irrégulières.
ExErtrLE I, page 3.
L'enchaînement des dominantes , VII.' Leçon , donne celui des cadences 1xtrftitcs, mais généralement évitées ou limulées, luit ixtr le définit d'une note fentihle, ft)it en confervant la ditlbnance dans l'accord d'une tonique du Ton majeur feulement , au lieu que toute cadence irrégulière doit avoir fcm plein effet; ti bien qu'une tonique, en terminant une pareille cadence, peut devenir fin le champ fous-dominante d'une autre tonique qu'elle annonce.
DE MUSIQUE PRATIQUE. 5
Les cadences irrégulières, foit qu'elles débutent par un Ton majeur, dont le genre ne }miré jamais celui de fa dominante, ce qu'il fuit bien remarquer, foit qu'elles débutent par un Ton mineur, ne vont guère au delà de la dominante de ce dernier Ton; & fi celte dominante ne porte point l'accord fenfible, , fa tierce mineure l'engage à rentrer , ixt• un ordre oppofé, dans l'un des premiers Tons donnés, foit le majeur, foit foi mineur: relatif.
L'ordre oppofé aux cadences irrégulières efl celui des cadences parfaites, par lefquelles on pafr d'une note fenfible à une autre, non pas toûjours immédiatement, pour revenir au premier Ton, comme on le voit dans les exemples
Il y a deux fitçons d'enchainer ces cadences irrégulières; l'une par la fixte majeure ajoûtée à l'accord d'une tonique qui devient pour lors fous-dominante; l'autre ixtr la fronde de cette moine tonique , où fon oélave fe conferve feule, en y ajoûtant :tuai l'oElave de Li note qui vient enfuite, & qui reçoit ce dernier accord.
Le premier exemple I préfente une fttite de cadences irrégulières avec la fixte majeure ajoûtée, fans répéter l'accord, fi l'on veut, felon que peut l'exiger la viteflé du mouvement: on doit fe fouvenir que l'accord de cette lixte ajoûtée s'appelle fimplemeitt l'ajoeé. , !
Les Tons à .la quinte étant de mente genre (g), il s'enfiiit que la tonique a doit participer du genre majeur qui la précède, Sc du mineur qui la fuit ; c'eft pour cette railbn qu'après avoir reet la tierce majeure comme tonique, elle reçoit enfuite à a la mineure comme fous-dominante.
Si l'on n'avait pas le temps d'employer fucceflivement les deux tierces, comme à a du deuxième j, ou l'on ixtai: continuellement d'une tonique à 11/1C autre, ruts qu'aucune pue s'y annoncer comme fous-dominante, le eenre (hi Tou qui finit doit pour lors ètre préféré, non qu'on ne toit forcé quelquefois de tranfgrellti cette règle (4).
(g) XIII.' Leçon , page 44.
(1) Telle cR l'obfervation•dont j'ai parlé .à la Go de Leçon.
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5 2Si le TO11 de ré efl mineur, comme fous-domimmte du mineur de la, relatif au majeur d'ut, la fixte majeure que reçoit cc ré n'efl plus de fon Ton, mais bien de celui de la, dont il devient fur le champ fous-dominante; & c'eft pour cela qu'on joint à b un béquare au fi, pour effitcer le bémol qui s'y trouve auparavant ; remarque générale pour toutes les toniques de Tons mineurs qui deviennent enfitite fous-dominantes.
Les finales d & e font arbitraires; qui plus di, l'enchaînement ne fe porte pas toûjours :Lulli loin que dans ces exemples: on s'y arrose à tel Ton relatif que l'on veut, pour de celui-là revenir à l'un des deux relatifs à la tierce mineure, quel que Toit celui des deux par lequel l'enchainement aura débuté.
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