Apprendre la basse - cours

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ACCORD PARFAIT.
APPOGGIATURE SUPÉRIEURE DU MI.
APPOGGIATURE INFÉRIEURE DU MI.
A la fin du second mouvement de la Symphonie Jupiter de Mozart, on entend une cadence parfaite dont le dernier accord est appoggiaturé.
— des notes de passage qui relient un accord à l'autre.
— des broderies : notes qui entourent en l'ornant la note principale.
(ce signe indique que la note est jouée à l'octave inférieure). Le pianiste doit d'ailleurs jouer avec les avant-bras.
Un accord peut être joué plaqué : toutes les notes ensemble, ou arpégé : les notes sont égrenées les unes après les autres.
Mais tout n'est pas si simple !
Les compositeurs ne se contentent pas — même à l'époque « clas-
9. Un accord dissonant (par opposition à consonant) est celui qui choque l'oreille et la sensibilité dans les limites et les conventions d'une époque et d'une culture données.
10. Certaines appoggiatures brèves sont nommées acciacatures.
78 Lexique musical raisonné Le solfège et l'harmonie 79
LE RYTHME
Le rythme est primordial en musique car il régit les structures temporelles, et l'une des dimensions de l'espace musical dépend précisément des rapports de durées. Ceci à tous les niveaux : rapports de durée des différentes parties de l'oeuvre bien sûr — nous rejoignons alors le concept de la forme —, mais aussi, rapports d'une phrase avec la phrase voisine, ou d'un son avec le son voisin.
Avant de parler de rythmes précis, il faut savoir que les rythmes s'inscrivent dans un mouvement : le mouvement indique la vitesse générale d'un morceau de musique ; on désigne souvent le mouvement sous le terme de tempo.
Souvent, pour obtenir plus de précision, le compositeur note en tête de sa partition le mouvement métronomique. On connaît sans doute le métronome : petit instrument à système de pendule dont l'oscillation régulière de la tige produit un bruit que le musicien peut suivre en jouant : il travaille ainsi la régularité de son jeu. En faisant coulisser le poids placé sur la tige du métronome, on obtient des mouvements plus ou moins rapides. Les graduations de la tige permettent de prendre le mouvement noté sur la partition. L'échelle indique le nombre de battues par minute.
Exemple :
= 60 : signifie que l'on joue soixante noires par minute, donc une noire par seconde.
= 80 : on joue quatre-vingts blanches dans une minute.
Les mouvements sont généralement notés en italien ".
Du plus lent au plus rapide, la progression est à peu près la suivante (sans oublier que certaines indications peuvent varier selon les époques, ou se chevaucher quelque peu) :
— Largo (très lent)
— Larghetto
— Lento
— Adagio (doucement)
— Andante (coulant, qui va à sa guise),
à peu près équivalent : Tempo di marcia Andantino : le moins lent des tempos lents
— Allegretto : le plus lent des tempos rapides,
à peu près équivalent : Tempo di minuetto
— Allegro. A peu près équivalent : Scherzo (jeu, plaisanterie) quand un tempo précis n'est pas marqué à la suite
— Vivace (proche du précédent, plutôt plus rapide)
— Presto (vite)
— Prestissimo (très vite).
Des indications peuvent leur être adjointes :
— Molto (beaucoup)
— Assai (passablement)
— Moderato (modérément, avec mesure)
— Ma non troppo (mais pas trop), etc.
Elles vont en sens inverse selon qu'elles accompagnent des tempos lents ou rapides : Adagio mollo ralentit ; Adagio ma non troppo accélère ; Allegro ma non troppo ralentit ; Allegro mollo accélère.
D'autres indications n'imposent pas un tempo rigoureux. Mais, par exemple, Maestoso (majestueux) ou Grave imposent un tempo lent ; Con brio (avec verve, ou mieux : avec fougue) ou Con fuoco (avec feu) ne peuvent qu'accentuer la vivacité du tempo.
Des indications comme Moderato (pris absolument) ou Tempo giusto semblent appeler un équilibre entre lent et rapide (à peu près entre Andantino et Allegretto).
Les rythmes eux-mêmes se placent — pour la commodité de la lecture — dans des mesures à 2, 3, 4, 5, 6 temps, etc. Ces mesures sont délimitées par des barres verticales : les barres de mesure.
Au sein d'une mesure les temps sont diversement accentués ; le premier temps est toujours fort, les deuxième et troisième faibles, sauf dans la mesure à quatre temps où le troisième est fort. La syncope est un déplacement d'accent sur la partie faible du temps, se prolongeant sur un temps ou une partie de temps fort suivant : le temps dit faible devient ainsi fort. Le contretemps est l'accent porté sur le temps faible, mais sans prolongement au-delà de ce temps.
Dans la musique dite « classique », les rythmes inscrits dans les mesures peuvent être binaires ou ternaires. Binaires lorsque chaque temps est divisible par 2, 4, 8, etc. ; ternaires lorsque chaque temps est divisible par 3, 6, 9, etc.
Cependant, on peut exceptionnellement faire intervenir un rythme ternaire dans une mesure binaire. Ce rythme s'appelle le triolet. L'inverse est également possible : c'est le duolet'2.
I I. Mais leur sens initial dans cette langue s'est rarement conservé intact quand ils ont fini par être affectés à la désignation d'un tempo : « allegro » signifie couramment « gai, joyeux » (comme « allègre » en français); qui y songerait en voyant marqué Allegro en tête du premier morceau de la Cinquième Symphonie de Beethoven? 12. Il existe également des quartolets, quintolets, sextolets, etc., d'un usage analogue.
80 Lexique musical raisonné Le solfège et l'harmonie 81
Exemple 20.
MESURE DE TYPE BINAIRE, LA MESURE A 2/4.
Dans cet exemple, la première mesure comporte une note par temps ; chacune de ces notes est une noire. Dans la seconde mesure, chaque temps comporte deux notes : des croches (qui vont deux fois plus vite que les noires). Dans la troisième mesure, le premier temps comporte quatre doubles croches (deux fois plus rapides que les croches). Enfin, le premier temps de la quatrième mesure est occupé par un rythme ternaire — le triolet.
Exemple 21.
MESURE DE TYPE TERNAIRE, LA MESURE A 6/8.
connaissance des musiques extra-européennes. Dans la musique actuelle, la notion de mesure disparaît, laissant plus souvent la place à une notation proportionnelle des durées : il est fréquent, dans les oeuvres contemporaines, de « compter » en secondes, et non plus en « temps ».
C'est une erreur de croire qu'une musique rythmée est une musique scandée. Rien n'est plus pauvre rythmiquement qu'une marche militaire ! Le rythme musical est, au contraire, une pulsation, une respiration qui correspond à des structures humaines. C'est pourquoi la mesure ne peut être qu'une pratique de notation. En fait, le rythme s'attache à toute une phrase, toute une période, voire même à l'oeuvre entière. L'un des compositeurs qui a participé le plus activement à l'évolution du rythme dans la musique moderne est Claude Debussy ; écoutez sa musique : elle se déplace librement dans l'espace-temps, donnant à l'auditeur une très souple perception de la durée, sans jamais lui imprimer de divisions arbitraires.
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