Enlever les fretts de ma basse

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aujourd'hui, et une Méthode de violon, l'Art du violon, qui est l'ouvrage le plus élevé qu'on ait jamais écrit à ce sujet. Professeur au Conservatoire de 1795 à sa mort.
Son fils, René Baillot, a CL.; professeur d'ensemble (musique de chambre) au Conservatoire, de 1848 à 1886.
Rode (1774 +1830), né à Bordeaux.
On a publié de lui 13 Concertos célèbres et de la musique de chambre.
Ce fut un grand virtuose, qui eut d'immenses succès dans toutes les principales villes d'Europe ; le Premier Consul l'attacha, comme violon solo, à la musique de sa chambre; il eut pour maitre, Viotti.
Robbereohts (1797.1-1860), né à Bruxelles.
Élève de Baillot, puis de Viotti, quelque peu professeur do Ch. de Bériot, il a écrit pour le violon un petit nombre d'oeuvres distinguées, dont une Berceuse célèbre.
Bériot (Ch.-Auguste de) (1802 +1870), né à Louvain.
Virtuose hors ligne et compositeur pour son instrument. On e de lui : une remarquable d:el/iode de violon, 10 Concertos, des Airs variés, des Fantaisies en grand nombre sur les opéras en vogue de son temps, des Études, des Sonates pour piano et violon, etc.
Il épousa M"• Malibran, célèbre cantatrice, fille du ami moins célèbre chanteur Garcia.
Massart (Lambert) (1811 +1892), né à Liège.
Élève de Kreutzer pour le violon, de Fétis pour le contrepoint, il fut nommé professeur au Conservatoire en 1843, et occupa cette fonction de la façon la plus brillante jusqu'en 1890. Sa femme,?dm• Massart (Aglaé Masson) (1827+1887), fut l'un des meilleurs professeurs de piano de cet établissement de 1875 à 1887.
L'un et l'autre ont formé d'excellents élèves.
Pelard (Delphin) (1815 + 1888), né à Bayonne.
Élève de Habeneck pourle violon, de Fétis pour la composition.
Nombreux ouvrages pour violon : Fantaisies, Méthodes, Ouvrages didactiques, Études. Professeur au Conservatoire de 1843 à 1875.
Léonard (1819 +1890), né à Salaire (Belgique).
Célèbre violoniste belge, et professeur au Conservatoire de Bruxelles, eut les plus grands succès dans toute l'Europe, et notamment à Paris, où il est mort. Il était élève d'Habeneck.
544 LES GRANDES &TAPES DE L'ART MUSICAL
Vieuxiemps (18201- 1881), né à Verviers.
Reçut quelques leçons de Ch. de Bériot pour le violon, et de Reicha pour la composition. Il parcourut A diverses reprises toute l'Europe en excitant partout l'admiration, tant par le prestige de son talent que par sa valeur comme compositeur.
Ses Concertos, son Ele'ie, sa Polonaise, et d'autres oeuvres seront encore pendant longtemps au répertoire de tous les violonistes. -
Ilitturin (1822 ± 1894), né à Avignon.
Élève de Baillot et d'Elabeneek, fonda, vers 1846, en compagnie de Chevillard (violoncelle), Mas (alto), et Sabatier (second violon), une société de musique de chambre qui se donna pour mission spéciale de faire connaltre à Paris les derniers quatuors de Beethoven.
Violoniste du style le plus pur et le plus élevé, il avait été nommé, en 1875, professeur au Conservatoire, poste qu'il • occupé jusqu'à sa mort.
Servais (1807 1- 1866), né à Hal.
Un des plus remarquables virtuoses du violoncelle. Après une série de triomphes en Belgique, en Hollande, en Russie, en Pologne, en Allemagne, en Suède, en Norwège, en Danemark, puis en France, il e été nommé, en 1848, professeur eu Conservatoire de Bruxelles, où son fils aîné lui a succédé.
Il e écrit des Concerto:, des Éludes et des Fantaisies pour violoncelle.
Fra/2(1110mM° (1809 -I- 1884), né à Lille.
Virtuose de valeur, élève de Norblin, e été professeur de violoncelle au Conservatoire de 1846 à 1884, et y e formé des élèves remarquables.
Citons encore :
Tulou (1786 1-1865), né à Paria.
Le plus remarquable virtuose-flûtiste de son temps. Professeur en Conservatoire de 1827 à 1859, il y préconisa toujours l'emploi de l'ancienne flûte en bois, s'opposant à l'introduction de la flûte métallique du système Bcehm, seule employée aujourd'hui, ce qui appareil maintenant comme une erreur.
Il a beaucoup écrit pour son instrument.
Dans cette méme période de l'art français, l'école d'orgue est brillamment représentée .
ORGANISTES FRANÇAIS
Lefébure—W817 (1817 f 1870), né à Paris.
Élève de Zimmermann pour le piano, de Berton, d'Adam et d'Halévy pour la composition, de Benoist et Séjan pour l'orgue, il était avant tout un remarquable improvisateur, plein de charme et de saveur, non dépourvu de science; il tint successivement le grand orgue à Saint-Roch, à la Madeleine et à Saint-Sulpice.
e aussi beaucoup écrit pour l'orgue, pour orchestre, ainsi "'que pour piano et pour harmonium; ses œuvres sont d'un style aimable et élégant.
Lemme= (1823 t 1881), né à Anvers.
Le plus grand organiste belge, professeur d'orgue an Conservatoire de Bruxelles, a beaucoup écrit pour son instrument et pour l'église; il e aussi formé de nombreux et remarquable élèves.
Chauvet (C.-A.) (1837 1- 1871), né à Marines (Seine-et-Oise).
Élève d'Ambroise Thomas et répétiteur bénévole de sa classe pour le contrepoint et la fugue, Chauvet était à la fois le plus savant et le plus charmant des improvisateurs. Mort à trente- deux ans, d'une affection de poitrine, il e pourtant laissé un petit nombre de pièces d'orgue on de piano qui sont un régal de gourmets.
Il fut, de 1869 à 1871, organiste de la Trinité.
Enfin, nous devons citer, parmi ceux qui, tout en•étant parfois compositeurs eux-mêmes, se sont surtout signalés dans l'enseignement par leurs ouvrages didactiques,
ou encore par l'influence qu'ont exercée leurs idées- sur le développement de l'art, un certain nombre de grands
théoriciens ou professeurs; reportons-nous donc au commencement du xvilie siècle, à l'époque de la ridicule querelle des bouffons; parmi les écrivains et polémistes qui se jetèrent à corps perdu dans la mêlée, figurait au premier rang l'auteur des Confessions, dont nous n'avons à connaître ici que la carrière musicale.
Rousseau (Jean-Jacques) (1719 f 1778), né à Genève.
Musicien sans instruction musicale primaire, faible lecteur, harmoniste des plus défectueux, il avait le don de la mélodie, et ou ne peut admirer que cela dans ses production., d'ailleurs en petit nombre; je ne voie guère à citer que le Devin da village. '
LAVIG:letC. — Le Musique. 18 .
548 LES GRANDES ÉTAPES DE L'ART MUSICAL
Sa première immixtion dans les choses de la musique eut lieu en 1742, lorsqu'il vint proposer à l'Académie des sciences un système nouveau d'écriture musicale, dans lequel il remplaçait les notes par des chiffres ; cette réfoime, sans la moindre utilité, ne lui apparaissait commeavantageuse qu'en raison de son ignorance même, qui ne lui permettait pas de saisir la simplicité ingénieuse de la notation, dans laquelle il ne voyait que des complications inutiles.
Plus tard, vers 1750, il fut chargé par Diderot et d'Alembert de la rédaction des articles de musique de l'Encyclopedie, ce qui est regrettable, car ils contiennent de nombreuses erreurs et ne sont pus à la hauteur des autres parties de cet ouvrage monts- mental.
Alembert (d') (1717 I- 1783), né à Paris.
Nombreux ouvrages et opuscules sur les cordes vibrantes et la philosophie musicale.
Sarrette (Bernard) (1765 t 1858), fondateur du Conservatoire de Paris, né à Bordeaux.
Bien qu'il ne fût ni compositeur, ni virtuose, ni didacticien, il est impossible d'omettre ici le nom de Bernard Sarrette, auquel on doit l'initiative de la création du Conservatoire, d'abord considéré comme école de musique militaire, sous le nom d'Instititut national, puis comme Conservatoire (1795), et dont il fut le premier directeur.
Fétis (François-Joseph) (1784 1- 1871), né à Mons.
Élève de Rey et de Catel pour l'harmonie, de Boieldieu pour le piano au Conservatoire de Paris.
Bien qu'il ait beaucoup composé, c'est surtout par ses écrits sur la musique qu'il est resté célèbre. Sa Biographie universelle des musiciens e fourni de nombreux renseignements pour le présent ouvrage t. Il faut y rechercher surtout les faits positifs, les dates; les appréciations en peuvent être discutées.
Il fut professeur de composition au Conservatoire de Paris, de 1821 à 1833, époque à laquelle il accepta la direction du Con• servatoire de Bruxelles.
Galin (Pierre) (1786 ± 1821), né a Sarnntan, dans le Gera. Imagina une méthode simpl ifiée de musique élémentaires dans laquelle les sept premiers chiffres ramablaui.iut les sept noms d(
1. Ain•i que le Supplément à ladite Biographie, publié en 1880 par l'éminent critique et bibliophile Arthur Pougin.
2. L'idée première est de J.-J. Rousseau; elle n'est pas meilleurs- pour cala.
THRORICIRNS FRANCAIS 847
notes, et divers termes de convention les formes rythmiques les plus usuelles.
Cette méthode a été appliquée avec succès h l'instruction primaire musicale•d'orphéonistes, mais elle ne peut en aucun ces dépasser les limites de l'enseignement élémentaire.
Galin e eu plier collaborateurs Paris et Chevé, et il existe encore dee cours dite Galin-Paris-Cbevé.
Savart (Félix) (17911-1841), né à Mézières.
Savant physicien, dont les recherches furent surtout dirigées vers les phénomènes sonores, et auquel on doit de nombreuses découvertes en acoustique et en physiologie; il fut le premier è expliquer d'une façon satisfaisante le mécanisme de la voix.
Loborne (17971-1868), né à Bruxelles.
1-• prix de Rome en 1820, après avoir été élève de Dourlen. Berton et Cherubini; il fut professeur de solfège, puis de composition, au Conservatoire, où il a formé des élèves remarquables
Barbereau (1799+1879), né à Paris.
1" grand prix de Rome en 1824 élève de Reicha, auteur d'un Traité de composition et d'autres ouvrages d'une valeur aussi incontestable qu'incontestée.
11 fut le professeur ou le conseiller de la plupart des compositeurs les plus célèbres de son vivant, nos grandes gloires nationales actuelles, qui attachaient la plus haute importance à ses avis, et il occupa la chaire d'histoire de la musique au Conservatoire de 1872 à sa mort.
11 faut voir en lai un de nos plus purs esthéticiens, un savant d'érudition profonde, un modeste jusqu'à l'excès, auquel notre école doit une profonde et-reconnaissante vénération. ,
Bienaimé (Paul-Émile) (1802 t 1869), né à Paris.
Élève de Dourlen et de Fétis.
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