La vie d'un bassiste

Retour à l'index la-basse.eu


l'Opéra-Comique, puis se voua à l'enseigiement; elle fut professeur au Conservatoire de 1834 à 1856.
Nourrit (Adolphe) (1802-F1839), né à Montpellier.
L'un des plus célèbres ténors de l'Opéra, fit ses études musicales avec Garcia, en secret de son père (Louis Nourrit), qui était également ténor à l'Opéra, mais qui avait décidé que son fils serait commerçant. Pendant cinq ans, le père et le fils, qui se ressemblaient au point de rendre la confusion facile, jouèrent ensemble dans les mêmes ouvrages; après la retraite du père, Adolphe Nourrit porta pendant plus de dix ans tout le poids du répertoire de l'Opéra et créa les premiers rôles de toue les grands ouvrages d'Anber, Meyerbeer, Rossini et Halévy.
11 se suicida à Naples, dans un moment d'affolement causé par les craintes exagérées que lui inspirait un léger affaiblissement de ses facultés vocales.
Falcon (Marie-Cornélie) (1812+1897), née à Paris.
Sa vogue ne dura guère que cinq années, de 1839 à 1887, mais elle brilla d'un tel éclat qu'elle e donné son nom aux rôles de nature analogue à ceux qu'elle avait créés; on dit encore : chanter les Falcon..., une ; le type de ces rôles se trouve dans Alice de Robert le Diable, Valentine des Huguenots, etc. •
Roger (Gustave) (1815+1879), né à Saint-Denis.
Un des plus charmants ténors français; débuta en 1838 dans l'Éclair, d'Halévy, puis passa rapidement à l'Opéra, où il créa le Prophète en 1849.
Sa carrière fut brillante, mais courte; un accident de chasse nécessita l'amputation du bras droit, et, malgré tous ses efforts pour y suppléer par une pièce mécanique, il dut abandonner le théàtre et se vouer à l'enseignement. Il fut nommé, en 1869, professeur de chant au Conservatoire, où il a formé de brillants élèves.
Ce volume ne suffirait pas à énumérer tous nos beaux chanteurs; renonçons-y et passons aux instrumentistes. D'abord quelques célèbres pianistes :
Kaikbrenner (Fréd.-Guill.) (1784+1849), né à Cassel.
Fut d'abord élève de son père, compositeur lui-même et écrivain, puis d'Ad. Adam pour le piano et de Catel pour l'harmonie.
Ses grands succès d'exécutant, tant en France qu'en Allemamagne, ne lui firent pas négliger la composition, et on a de lui des oeuvres nombreuses pour piano, soit seul, voit accompagné d'autres instrumenta.
541 LES GRANDES !TAPES DE L'ART MUSICAL
Zimmermann (1785 +1853), né à Paris.
Élève de Boieldieu pour le piano, de Catel pour l'harmonie et de Cherubini pour la composition, il fut surtout un remarquable professeur de piano, et forma eu Conservatoire des disciples devenus célèbres à leur tour, notamment Marmontel, qui devait être son successeur, et Ambr. Thomas, le directeur actuel.
Alkan (Charles-Valentin) (1813 +1888), né à Paris.
Élève de Dourlen pour l'harmonie, de Zimmermann pour le piano et la fugue.
Nombreuses compositions pour le piano, d'un style aussi élevé qu'original.
Virtuose admirable dans le style classique sur le piano et le piano-pédalier.
Ritter (Théodore) (1836 +1886), né à Paris.
Remarquable virtuose, aussi intéressant dans l'interprétation des classiques qu'étincelant de verve lorsqu'il exécutait ses propres oeuvres, est mort trop jeune, en plein succès, et sans avoir beaucoup produit; on se souvient pourtant de sa Sonate pour deux pianos, des Courrierz, du Chant du Braconnier (extrait de son opéra-comique Marianne), de la Zamacueca, etc.
C'était le pianiste attitré, en quelque sorte, des concerts populaires de Pasdeloup, surtout dans les dernières années, où son interprétation des concertos de Beethoven, notamment, offrait le plus haut intérêt comme la plus grande élévation de style.
Passons aux instruments à cordes :
B.reutzer (Rodolphe) (1766 t 1831), né à Versailles.
Célèbre virtuose, protégé dès son enfance par la reine Marie- Antoinette, il fut nommé professeur de violon au Conservatoire, presque à la création de cet établissement ; puis chef d'orchestre de l'Opéra en'1817. Beethoven lui a dédié une de ses plus remarquables Sonates pour piano et violon. Il a beaucoup écrit, même pour le théâtre*.
Baillot (1771+1842), né à Passy, près Paris.
L'un des plus célèbres violonistes français ; doit être considéré . comme le créateur de l'école actuelle du violon.
Sa réputation fut européenne; il était aussi remarquable dans
la musique de chambre que dans les morceaux de pure virtuosité.
Il a laissé un assez grand nombre de compositions, peu connues
1. 11 ne faut pas le confondre avec d'antres Kreutzer, compositeurs allemands, dont le plus célèbre eut pour prénom Conradin.
VIRTUOSES FRANCAIS 843
Retour à la-basse.eu