Jouer du métal à la basse

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« Les évènements de mai 1968 marquent une étape d'ordre politique général dans l'histoire de France idéologique et culturelle contemporaine, devenant point de référence au fameux clivage socio-artistique pour les décennies à venir (1970-1980). »41
En effet, la fin des années 60 va voir naître, non seulement en France mais dans une partie conséquente du monde, un nouvel essor. Le Métal, nommé à cette époque Heavy-metal ou Hard-rock, va éclore de cette conjecture particulière, récupérant certaines valeurs du mouvement hippie tout en y instaurant de nouvelles contraires à cette même idéologie. Comme le note Hein, les concerts géants de Heavy-metal vont trancher avec la « gratuité » et le « bricolage » des manifestations hippies.42 De plus, la dimension contestataire, et par corrélation politique, va se trouver amoindrie dans notre musique, le mot d'ordre visant de préférence à la distraction.43 Il est d'ailleurs à noter qu'aujourd'hui encore, et ceci même dans la brève histoire du Métal que nous tentons de relater, l'aspect de contestation purement politique est rarement représenté, mis à part quelques groupes appartenant principalement à la mouvance « fusion » ou « crossover »44 du Métal (tels RAGE AGAINST THE MACHINE, BODYCOUNT, et plus récemment SYSTEM OF A DOWN). Si la nouvelle "culture Métal" en émergence au début des années 70 s'avère récupérer certains aspects du mouvement hippie (cheveux longs, blue jeans, méfiance envers l'autorité sociale, relatif intérêt envers l'alcool ou la marijuana), elle n'en tranche pas moins avec le côté « Flower Power » de celui-ci : en effet, comme nous l'avons exprimé plus haut, le paradigme revendiqué ne s'avère plus être le maître-mot « Love », mais plutôt son contraire insidieux dénommé « Evil ». Concrètement, les chemises à fleurs laissent place aux vêtements de cuir, aux vestes en jean maculées d'écussons aux effigies plus ou moins macabres (tête de mort, etc.), « tout cela leur confér[ant] une image de "mauvais garçon" » précise Hein45. Pour les « métalleux »46, les
41 Pierre Albert Castanet, Tout est bruit pour qui a peur. Pour une histoire sociale du son sale, Paris, Michel de Maule, 1999, p. 38. Pour plus d'information sur « 1968 et la crise de culture », cf ibid. pp. 38-61.
42
Fabien Hein, op. cit., p. 45.
43 Mot d'ordre que l'on retrouvait déjà dans le Blues ou le Rock (dixit par exemple cette affirmation du pionnier rock Bo Diddley : «En fait, il s'agit surtout de prendre du bon temps. [...] Je veux que [les mômes] s'éclatent sur de la bonne musique, je veux les rendre heureux à travers mes chansons. », in Frédéric Lecomte, Collège Musique Rock n° 2, Documentation de la Cité de la musique, 2004.
Cf aussi Hein p. 46 : « L'idée est davantage de prendre du bon temps. On glorifie la fête, l'alcool, les drogues, le sexe mais également les expériences mystiques, l'heroic fantasy et les films d'horreur, etc. »
44 Cf Glossaire
45 Fabien Hein, op. cit., p. 46.
46 Cf Glossaire
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BEATLES et leur perspective quelque peu baba-cool sont has been, les références sont désormais occultes et sombres à l'instar de LED ZEPPELIN et BLACK SABBATH. Le « clivage socio-artistique » avec la génération Woodstock est dès lors en train de se consommer. En réponse à l'unité musicale « rock » de Woodstock47, la dissolution en nombreux courants spécifiques va émerger (art-rock, psychédélisme, etc.), dont le Heavy-metal est une des importantes ramifications. Par cette diversification musicale, par l'appartenance de chacun à un mouvement propre, la fracture de la jeunesse auparavant unitaire va se ressentir, annihilant l'utopie d'un possible renouveau social. Comme le note Weinstein, c'est de cette conjecture particulière d'où provient le Métal, et d'où peut-être — hypothèse de notre propre chef — découle en partie ce penchant neurasthénique qui occupe une place conséquente dans ce courant musical.48 Enfin, le propos synthétique de Weinstein nous permet de conclure sur ce contexte d'émergence du Métal :
« Heavy metal was born amidst the ashes of the failed youth revolution. >>49
L'essor de l'industrie et de la médiatisation de masse ont bien sûr eux aussi contribué à l'émancipation de la musique métal. Les maisons de disques les plus importantes ont tenté de s'accaparer les groupes au fort potentiel pécuniaire, la radio et le disque ont permis la diffusion à grande échelle des artistes, et par ce biais la connaissance, voire la reconnaissance de ceux-ci auprès du public qui leur est spécifique. L'émancipation des moyens de diffusion (revues, radio, concerts, etc.) a par conséquent concouru à l'éclosion de la myriade des nouveaux genres et groupes qui sont apparus dans le genre fin des années 70, début des années 80. Le souci économique est donc un facteur déterminant dans l'évolution du genre Métal ; mais il faut tout de même noter qu'à part une poignée de groupes plébiscités, la majorité des formations restent dans l'ombre des médias et continuent tout de même leur chemin, ceci à leur échelle et malgré les embûches dues à une certaine crainte, voire un mépris de cette musique de la part des professionnels de la presse et des médias des musiques
47 « All the music performed at the Woodstock Music and Art Fair, held 15-17 August 1969, was considered "rock" by performers, audience, and promoters. », Deena Weinstein, op. cit., p. 12.
Traduction : « Toute la musique jouée au festival de Woodstock, qui s'est tenu du 15 au 17 juillet 1969, était considérée comme du "rock" que ce soit par les artistes, le public, ou les organisateurs. »
48 À ce propos, une récente étude en psychologie de l'Université de Montréal dirigée par Dave Miranda aurait abouti à la conclusion suivante : les auditeurs de musique métal seraient plus dépressifs que ceux qui écoutent d'autres sortes de genres musicaux. N'ayant pu consulté l'étude en question, nous ne faisons ici que mentionner un lien menant à d'autres informations sur cette étude.
http://www.iforum.umontreal.ca/Forum/ArchivesForum/2003-2004/030908/article2609.htm 49 Deena Weinstein, op. cit., p. 13.
Traduction : « Le Heavy metal est né des cendres d'une révolution adolescente ratée. »
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« actuelles » (ce qui tend depuis quelques années à se résorber). En ce sens, il nous faut relever l'affirmation de Metzger, et ainsi nuancer l'aspect "commercial" de la musique métal, qui s'avère tout d'abord une démarche volontaire de manifestation musicale avant d'être parfois récupérée par la machine financière :
« S'il a toujours pu être controversé et considéré comme une musique pour adolescents ou un refuge musical pour satanistes, le Métal conserve une certaine constance, a généré beaucoup de styles, et possède un fort potentiel underground, car il est une musique volontaire : les premières preuves en sont la multitude de concerts amateurs ou pas, le relatif bénévolat des musiciens (surtout dans le courant Hardcore), et la démarche de fans qui diffusent les informations et les tracts. »50
Pour conclure cet aperçu du contexte d'émergence de la musique métal — c'est-à-dire ici du Hard-rock et du Heavy-metal telles que sont les dénominations de l'époque —, le propos suivant de Hein nous permet de synthétiser nos paroles précédentes de manière simple mais surtout claire :
« Hard rock et heavy metal sont donc des innovations musicales résultant du développement conjoint de facteurs artistiques, technologiques, économiques, culturels et sociaux. »51
Cependant, cette première conclusion nous amène vers une autre piste d'investigation. En effet, vu la multitude de sous-genres que l'on peut constater vis-à-vis du Métal dans les chronologies de Fabien Hein et d'Eric Lestrade, et vu les spécificités musicales de chacun d'entre eux, on peut supposer un contexte d'émergence particulier — historique, géographique, politique, etc. — à chacune de leur « naissance ». Et c'est en effet le cas pour un certain nombre, dont les valeurs et le contexte, même s'ils s'affilient à leurs "parents" Heavy-metal et Hard-rock, leur sont propres. Sans entreprendre une déclinaison exhaustive de chaque courant — travail qui demanderait un espace plus important que ce présent travail — nous allons tout de même présenter quelques exemples spécifiques qui cultivent leur particularités vis-à-vis de leurs "parents" nommés un peu plus haut.
Pour exemple, le Black-metal, sous-genre du Métal en lui-même et par ailleurs peut-être le plus radical en terme de violence et de transgression, s'est principalement développé dans
50 Matthieu Metzger, op. cit., p. 15.
51 Fabien Hein, op. cit., p. 46.
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l'Europe du nord — Norvège et Suède — et ce dans un contexte bien particulier. Empruntant sa dénomination à l'album Black Metal du groupe VENOM (1982) ainsi qu'une certaine propension au morbide déjà évoquée par ses prédécesseurs tels BLACK SABBATH et BLACK Wmow, le Black-metal repousse les frontières originaires du genre et tend au travers de sa représentation à mettre en musique et en scène la face sombre de notre monde. Cette musique extrême n'est pas sans lien avec les évènements licencieux qui ont contribué à sa fondation : en effet, l'émergence du Black-metal s'avère particulièrement violente — entre le suicide d'un de ses plus fameux représentants (Dead, le chanteur de MAYHEM) en 1991 et la mise en scène post-mortem de cet "événement" (Euronymous, son guitariste, le découvre alors et en profite pour faire un pendentif avec les morceaux de crâne restant, ainsi que quelques photos qui seront utilisées en guise de pochette pour un disque live...52 ), la vague d'incendies criminels menés par Varg Vikernes alias le Comte Grishnackh du groupe BURZUM visant des églises datant pour la plupart du Xle siècle (26 églises seront ainsi dévastées) et le meurtre un peu plus tard par ce dernier d'Euronymous par 25 coups de couteaux, on ne peut que constater les exactions brutales liées à l'émergence de cette musique à l'idéologie de départ plutôt extrême et sans concessions. Né d'un fond singulièrement macabre, le Black-metal va s'ériger comme une musique fidèle à cette image, dont les divers protagonistes à suivre vont piocher à souhait dans cette esthétique décadente, en y conservant les éléments de leur choix (entre brutalité musicale, mise en scène macabre, rituels sataniques ou autres perspectives de ce type). Néanmoins, il en résulte par ce fait une musique intrigante et dont certains aspects ne sont pas à négliger : la fascination du malsain qu'elle engendre, la mythologie scandinave, viking, qui y est développée, sa perspective underground et par conséquent anti-commerciale (bien sûr plus ou moins récupérée, policée et orchestrée par la suite), la calligraphie particulière des logos représentant les groupes, l'utilisation de symboles cabalistiques, son emprunt plus ou moins conscient à la peinture corporelle des Chevaliers Teutoniques53, ne sont que quelques- uns des éléments qui intègrent ce courant musical et participent à sa richesse. Nous ne pouvons malheureusement relever et étudier ici toutes les caractéristiques de cette musique, néanmoins ceci nous aide à comprendre les différences de contexte que peuvent sous-tendre chaque ramification du genre Métal. En effet, de manière pragmatique et afin d'illustrer notre propos, si le Black-metal et le Glam-metal (cf Supra) sont tous deux issus de la mouvance
52 Fabien Hein, op. cit., p. 63.
53 « [Euronymous] se peint le visage en blanc et se noircit lèvres et paupières, se dessinant une bouche amère, et se confectionnant un regard dur, il remet au goût du jour le « corpsepaint », la peinture cadavérique, à l'instar des Chevaliers Teutoniques qui se peignaient ainsi avant le combat, et qui se répand comme une épidémie chez les musiciens Black. », Frédérick Martin, Eunolie — Conditions d'émergence du Black Metal, Paris, Musica Falsa, 2003, p. 23.
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métal "générale" (c'est-à-dire des sources Heavy-metal et Hard-rock), ceux-ci n'en sont pas moins extrêmement différents, chacun d'eux revêtant ses propres aspects sociaux, politiques ou autres, selon sa zone, sa date d'émergence, et les attributs musicaux et/ou visuels piochés dans les racines du genre. Afin de montrer la variété physionomique du genre Métal, nous allons développer brièvement un autre courant bien différent du Black-metal, le courant Hardcore.
Pour les puristes, le Hardcore serait sûrement sujet à discussions quant à sa classification dans le mouvement de la musique métal. À mi-chemin entre le Punk et le Métal, il en est pourtant une des composantes de plus en plus affirmée, de par ses affinités sonores et sa propension violente ; toutefois son côté hybride en fait justement un courant quelque peu à part. Signifiant littéralement « courant dur », ce genre musical est apparu en Californie vers la fin des années 80. Ce qui le caractérise plus particulièrement est son engagement politique et social, en cela hérité du Punk, le tout allié musicalement à une sonorité proche du Métal. Pour ne citer que quelques représentants pionniers : BLACK FLAG, BAD BRAIS ou encore DEAD KENNEDYS (dont le chanteur Jello Biafra fut un personnage particulièrement engagé vis-à-vis de la scène sociale et politique). Là ou l'ensemble du Métal s'avère peu politisé et engagé (même s'il se trouve, par exemple dans le Black-metal parcouru précédemment, un certain nombre de groupes — toutefois minoritaires — tendant vers une politique d'extrême-droite), préférant à cela les univers oniriques et fantaisistes, le Hardcore implique dans sa musique un renouveau de la dimension Punk, par la critique des institutions en vigueur. Cependant, l'aspect nihiliste propre au Punk est ici controversé ; en effet, un des mouvements propre au Hardcore, le straight edge, prône « une éthique résolument positive, des opinions politiques radicales teintées d'un moralisme vertueux, voire de puritanisme, puisqu'il exclut le sexe, la consommation d'alcool, de drogue et de viande de son mode de vie, en même temps qu'il cherche à canaliser les emportements du public (slamdancing54 notamment) en concert. [le straight edge] [...] prôn[e] un certain nombre de valeurs comme le travail, l'énergie et l'enthousiasme. [Il] est également une réaction virulente à l'indolence hippie. D'un point de vue professionnel, cette attitude se traduit par une quête d'indépendance absolue, le refus de toute compromission et une mise à distance des modèles établis par l'industrie du disque [...] »55 Par cet exemple l'on peut constater vis-à-vis du Métal cette différence fondamentale qu'inaugure une telle doctrine. En effet, si l'on retrouve également des différences au sein
54 Cf Infra p. 102 dans notre mémoire.
55 Fabien Hein, op. cit., p. 96.
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d'un même genre tel que le Black-metal, celles-ci sont plutôt d'ordre musical, et non pas revêtues d'une quelconque éthique morale. Pour synthétiser, il faut de préférence raisonner en terme d'équilibre : le Métal dans son ensemble va plutôt jouer sur des différences musicales afin d'intégrer l'esthétique d'un sous-genre dans lequel il va se fondre ; le Hardcore, de par sa composante Punk-Métal hétéroclite va intégrer plus spécifiquement des différences d'ordre moral et éthique dans son engagement musical. Cependant, notre discours est à nuancer, à chaque système en place se présentent des exceptions : tel le groupe de Black-metal ENSLAVED prônant une hygiène de vie irréprochable56 ; d'autre part les concerts de Hardcore straight edge regorgent aussi de spectateurs ne partageant pas la forme d'éthique qui y est prônée, ceux-ci se retrouvant par contre dans l'idiome musical qui n'en est pas moins violent (et par extension dans la gestuelle qui lui est propre : tel le mosh, "danse" particulièrement virile et extatique que l'on retrouve aussi dans le Black-metal). Un approfondissement de ce courant et mouvement musical engagé, telle la mise en valeur des disparités entre Hardcore old school et new school, nous permettrait d'approfondir les particularités de ce genre musical. Néanmoins, cet aperçu nous permet ainsi de mieux comprendre, au-delà du cliché fourre-tout dans lequel certains tendent à baigner les musiques à tendances "violentes", la diversité que chaque courant « métallique » représente, due aux différents contextes d'apparition et de développement. Et nous n'avons pourtant traité ici que deux horizons musicaux aux tendances "brutales", nous aurions pu tout autant illustrer d'autres styles tels le Métal-progressif ou encore le Symphonic-metal, où la tendance violente se dissout, devient une nouvelle forme d'énergie déterminée par d'autres paramètres. À ce confinement de musiques hétérogènes sous la dénomination Métal correspond bien sûr un public tout autant parsemé dans l'échelle de la sphère sociale. Par conséquent, nous allons à présent donner un aperçu de ceux qui forment l'audience du Métal, et qui par ce fait contribuent à sa vie.
56 Cf Frédérick Martin, op. cit., p. 14.
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B) Le monde du Métal et sa représentation
1- Portrait des acteurs du milieu Métal
Nous allons tenter ici de dresser un petit portrait des acteurs de la musique métal, de ceux qui par leur participation et leur engagement ont concouru ou concourent encore à sa pérennité. Sans rentrer dans une description spécifique des différentes catégories qui collaborent à ce mouvement musical (musiciens, public, organisateurs, etc.), notre démarche va tendre à dresser une représentation d'ensemble, à la décrypter sur la base de deux axes principaux : tout d'abord par un premier portrait présentant l'amateur de Métal lors de l'émergence du courant musical dans les années 70 ; et enfin, par un portrait-type du fan tel qu'il se présente aujourd'hui. Cette perspective nous a semblé intéressante à adopter, dans le sens où elle s'établit sur une ligne claire, et de plus permet d'avoir un regard d'ensemble sur l'évolution de l'auditeur de cette musique, ainsi que de mieux comprendre sa place dans le contexte social.
Un portrait physique type de l'amateur de Métal, ou cliché selon le point de vue, pourrait être le suivant : 15-16 ans, t-shirt à l'effigie d'un groupe de Métal, jean, prédominance pour la couleur noire, et bien sûr l'inévitable crinière de cheveux longs.57 En somme une image standard empruntant les attributs mêmes arborés par les groupes de Métal. Cependant cette icône du "métalleux"58 s'est dissoute avec le temps, les cheveux longs n'étant plus aujourd'hui un critère de rigueur forgeant l'appartenance à cette communauté (même s'il semble toutefois rester un des points sous-jacents essentiels). Mais nous aborderons ce point de vue visuel et esthétique de plus près par la suite. Ce à quoi nous allons donner plus ample importance ici est l'évolution "sociale" du fan de musique métallique.
En effet, voici tel qu'il est désigné dans les études de Walser et Weinstein59 : mâle, jeune, blanc, de classe ouvrière. À nos yeux, cela nous semble correspondre plus particulièrement au portrait-type de la première vague du public métal. Toutefois, ces points sont néanmoins prédominants, et quelques commentaires sur chacun d'entre eux semblent être nécessaires.
57 Portrait de même teneur notamment décrit par Deena Weinstein, op. cit., p 93.
58 Cf Glossaire


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