Recablage en deux micros actifs d'une basse charvel

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SYSTÈME MUSICAL DES CHRÉTIENS
ORIENTAUX
Il est présumable que le système musical des ()ientaux posséda, dans l'antiquité, une méthode quelconque de noter les sen, puisque les Egyptiens, les Phéniciens et, les Grecs, dt-mt la musique, a beancolip influé sur celledes Persans, employaient, comme nous le savons, les uns les sept voyelles, et les autres tontes les lettres de l'alphabet. gais par une suite des révolutions qui ont bouleversé à plusieurs reprises l'Asie et l'Afrique, il, parait -bien que le souvenir de cette méthode s'était entièremeht perdu en ()rient ; du moins est-il certain que ni les_ Arabes, ni lcs Pnrsans ne connaissaient point de signes pour noter leur musique, avant un certain Démétrios Cantemir, qui essaya, en i6D-3, de faire adopter. les lett CÉ,S numérales pour cet objet. Scm inventicm, qui eut quelques succès en Tur
. quie et particulièrement 3 Constantinople, West point encore généralement adoptée en Perse ni en Arabie. L'Egypte moine semble y être restée tout à fait étrangère, d'après ee (pie racontent, les Français qui ont
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séjourné dans cette contrée. La première fois, disent ces écrivains, que les Egyptiens virent les musiciens français noter un air tandis qu'ils le chantaient, et l'exécuter ensuite ,après eux, ils s'imaginèrent qu'il y avait de la magie dans ce procédé tout simple. Cela prouve combien la science musicale est négligée en Egypte, et confirme l'assertion de ces mêmes écrivains qui présentent leur pratique musicale comme une routine aveugle qui va en se dégénérant de plus en plus.
Les ehrétiens 'orientaux ont, selon leurs sectes, différents systèmes de musique qui s'éloignent assez de celui des Arabes, des Persans et des Talcs ; leur notation ne ressemble pas non plus à celle dont je viens de parler.
Les ETHYOPIENS, qui méritent le premier rang parmi ces chrétiens orientaux, se servent des caractères alphabétiques pour noter leur Musique ; mais, ces earactères, qui forment quelquefois vu mot d'une ou de deux syllabes, indiquent plutôt les intervalles des sons, que les sons eux-mêmes. Ainsi hé exprime le demi-ton ascendant ou le diète; se le demi-ton descendant ou le bémol; ka, le ton; haa, la tierce diapeutique; oua, la tierce diatessarique; é, la quarte ; rahé, la quinte, etc„ etc. Le système musical de ces chrétiens, qu'ils assurent avoir été inspiré par le Saint-Esprit à An saine persônnage nommé Jared, a trois modes : !e ,mode guez, correspondant au mode lunaire, modulation plagale ayant sa finale en mi; le mode ezel, correspondant au solaire, modulation plagale ayant sa finale en mi ou enfa; et, enfin, le mode avaraï, le plus
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solennel de tous puisqu'il-`est destiné aux grandes fêtes,' qui est un mélange de solaire' et d'hermnite, ayant sa finale 'en mi on en sol. Le chant des Ethyopiens; qui était autrefois très simple,est aujourd'hui surchargé d'ornements comme celui des Arabes. On peut juger du changement étrange qu'il a subi en compârant une Strophe donnée par Kireher, il y a environ i5o ans, et redonnée depuis. avec les ornements qui y ont été ajoutés. On voit, en place du chant grave et majestueux, un chant tortille, maniéré• et sans' expressiOn.'° Tous les chants sacrés des Ethyopiens et des Abyssins sont dans ee genre.
Les 'COPTES, qui sont les "estes des anciens Egyptiens, ont une musique encore phis mauvaise que celle des Ethyopiens. Non seulement elle est remplie de. Misérables fredons, de roulades, de ridicules broderies, mais leurs. clients sont d'ene telle langueur et rendent leurs eéréritonies si fatigantes par leur assommante monotonie, que ceux qui y assistent sont Obligés d'avoir des béquilles sous.les aisselles pour se soutenir debout tant que dure l'office divin.
Les auteurs de l'état actuel de l'Art musical en Eg>ple rapportent un chant copte qui parait étre dans le modc de si principe 1.e système musical des Coptes se compose de dix modes, niais la différence qui distingue leurS modulations diverses est si peu de chose et leur. mélodie est si fade que les auteurs et tés ont ' été hcirs d'état de les apprécier.
Les • chrétiens de la Syrie appelé J ACOBITES, ne possèdent aucune méthode de notation pour la
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musique sacrée. Ce qu'ils savent de cette musique se conserm par tradition. Ils ont deux espèces de chants ainsi que deux espèces de rites, institués, l'un par saint Ephrem, diacre de l'Église d'Edesse qui vivait en l'an 3,o, et l'autre par un disciple d'Eutychès, nommé Jacob. Ils appellent le chant du rite de saint Ephrem Meshouhbo Ephrerneïto, et celui du rite de Jacob Meshouto lacoboïto. Chacun de ces systèmes se• compose de huit modes, parmi lesquels on remarque les modulations authentiques et plagales des modes
. principaux Dorien, Phrygien et Hydéen, ou Jovien, Martial et Solaire. La mélodie syriaque est agréable et beaucoup moins chargée d'ornements que celle des Ethyopiens,
Les. Arméniens se servent de sortes d'accents pour noter, leur musique, et ces accents ne diffèrent pas beaucoup de ceux qu'ils emploient pour indiquer les inflex de la mélodie, Mais il parait bien que, comme les autres peuples orientaux, ils en sont venus à surcharger d'ornements superflus leur mélodie, qui était d'abord très simple. La preuve de cela c'est que Shroder, qui fit imprimer, il y a environ cent ans, un ouvrage sur la langue des Arméniens, intitulé : Thesaurus lingtue armeniete, donna la musique des huit tons Au chant religieux de ces chrétiens orientaux. Or, cette musique est très simple dans son livre, tandis que. dans les exemples qu'en ont donnés récemment les Français revenus d'Egypte, on remarque une foule dornements qui appartiennent véritablement au goût du chantre arinehden qui les leur a dictés, et •qui
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ne sont plus d'ailleurs exprimés dans les signes mus eaux qu'ils rapportent. Ces chrétiens attribuent l'invention de leur musique à un de leurs anciens patriarches qui vivait vers Van 364 et qui la devait à une inspiration du Saint-Esprit. Cette musique est, d'après le témoignage de ceux qui ont été à portée de la juger, une des meilleures qui existent aujourd'hui en Orient. Sa mélodie peint cette sorte de gaité et de bonheur qu'éprouvent des gens naturellement actifs et industrieux, qui se plaisent dans ce travail et qui n'ont jamais connu r ennui.
Les Français revenus d'Egypte, auteurs de l'Etna actuel de la France musicale dans cette contrée, ayant remarqué que les Orientaux, en général, avaient beaucoup de chants en forme de récitatifs, ont fait là-dessus des réflexions fort judicieuses ; il est certain ainsi qu'ils l'ont avancé, que les anciens Grecs distinguaient trois espèces de chant : fun, purement musical, dont les sons étaient modulés, l'autre, pure- nient oratoire, dont les sons n'étaient plis modulés., et le troisième qui, participant de ces deux, appartenait à la récitation poétique. Ces trois espèces de chants existent, selon eux, encore aujourd'hui en Egypte, à quelques altérations près, que ignorance et le mauvais goût leur ont fait subir, mais qui ne les rendent pas tellement méconnaissables qu'on ne puisse encore les distinguer très bien les uns des autres. Autant nous prenons soin, disent-ils, de ne pas chanter en parlant, autant les anciens s'appliquaient à le faire; en Egypte, tous les discours publics, religieux ou pro-
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fanes, sont chantés. Lorsque les poètes improvisateurs ou autres rééitent leurs poésies, ils se servent d'un instrument -pour soutenir leur voix ; cet instrument, appelé Rebiah, est monté d'une seule corde ; l'Utilité qu'ils en tirent, c'est de maintenir le ton dans lequel ils chantent, par une tenue qu'ils font sur le même ton, pendant la durée de leur récit. Ces réeitateurs, que l'on nomme en Egypte Mohaddetin, sont de véritables rapsodes, qui récitent les poèmes historiques ou romanesques des anciens poètes arabes.
Quant à la récitation poétique ou à la psalmodie, dont on use dans les prières, c'est un véritable récitatif musical qui peut être noté et même soutenu d'un accompagnement.
CHAPITRE XI
Après que l'empire indien eut été démembré, il parut dans son sein un homme extraordinaire qui entreprit de le réhabiliter en épurant son culte et en résolvant les difficultés qui s'étaient élevées sur la nature de la cause première de l'univers; cet homme, appelé Rama, réussit dans ses desseins, et, quoique son édifice s'e. croulat de nouveau entre les mains de son faible successeur, il ne se couvrit pas moins, en l'élevant, d'une glOire immortelle. Ce Rama, surnommé Deo-Naoush, à cause de Deva-Naousha , le même qu'Issaoura dont.
- sous ce nom, il releva partout les autels, est le même que les Grecs ont nommé Dyonisios et celle oit Alexandre de Macédoine entreprit la conquête de l'Inde. L'expédition d'Alexandre eut lieu, comme l'on sait, 326 ans avant notre ère: de sorte qu'en ajoutant les i825 ans que nous comptons maintenant, nous trouverons qu'on ne peut admettre moins de 8651 ans
entre nous et Rama. Cet homme dis in, selon ce que
disent les Brahmes, fut une des incarnations de Vishnou et parut à la fin du second fige, trente ou
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trente-cinq générations après Bliarat ; ce qui, à trente ou trente-trois ans par génération, fait aux environs de dix siècles. Tout cela donne à peu près 1900 ans d'antiquité au système de Marat et peut conduire à regarder les troubles qu'il fit nitre et qui causèrent le démembrement du dernier empire universel, comme ayant éclaté, pour la première fois, il y a 5600 ans.
(»oigne les Chinois soient, de tous les peuples, celui qui a com-riencé à écrire le plus tôt son histoire civile, il s'en faut néanmoins de beaucoup que ses annales remontent jusqu'à l'époque dont je viens de parler. Les dates authentiques qu'elles donnent ne vont pas an delà (le la dynastie Hya, vingt-trois ou vingt-quatre siècles avant J.-C., c'est-à-dire environ imieo ans avant nous.
Les quatre mille trois ou quatre cents ans qui ont dù s'éeouler, d'après mes calculs, entre cette destination et l'expédition de Brahms qui réunit momentané- 'ment le Tchandea doe,p ou la Chine à l'Empire Indien sont remplis de récits allégorignes qui ont trait, non pas à des personnages humains, mais à des êtres moraux et cosmogoniques, comme c'était alors l'usage. On y lit, par exemple, que d'abord la couleur blanche, seule, régnait dans l'univers à l'exclusion de toutes les autres et que ce ne fut que du temps de Koung-chenohé, que la couleur jaune se montra et qu'elle prit le dessus sur sa rivale. Or, la couleur blanche désigne ici, soit l'empire indien qui la portait pour enseigne, soit Rama lui-même dont le nom en sanscrit signifie blancheur éclatante, et la couleur jaune caractérise
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l'empire chinois qui en fait toujours sa couleur dis= tinetive. Le nom même de Koung-cleen-ché signifie que c'est à lui que se rapporte le principe moral de l'empire Cant le symbole est la couleur jaune. On trouve, dans le même style allégorique, que ce fut lchou-joung-ehé, qui imagina la musique, dont la mélodie puissante servit à réunir le peuple chinois, (ouvrit), adoucit ses moeurs et lui fit aimer ses lois. Le nom de ce personnsge moral indique seulement le principe éternel sur lequel cette musique fut fondée, principe que nous allons examiner sans pluS de retard.
Les historiens chinois conviennent unanimement que le principe fondamental sur lequel s'est élevé leur empire, aujourd'hui le plus grand et le plus peuplé de la terre, a été celui de la musique. Pan-Kou, I' un des plus célèbres d'entre eux, déclare formellement que la doctrine des Kings, livres sacrés de la nation, repose tout entière sur cette science, représentée • dans ces livres comme l'expression et l'image de la terre avec le ciel. Après Thou-joung-ché. Fou-hi et Houng-li, qui sont évidemment des êtres moraux et allégoriques, ceux fine les Chinois regardent comme les auteurs de leur système musical sont Lyng-lun, Kouei et Pin Mou-lha. L'époque ou parut Lyng-itin, le plus célèbre des trois, ne saurait être fixée. Il est présumable qu'elle ne s'éloigne pas beaucoup de celle de la fondation menue de, l'empire, qui remonte, comme je l'ai dit, de 8,000 à 8,500 ans. Le yo.King, celui des livres sacrés qui contenait les lois sur la mu-
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signe, n'a point survécu aux violentes commotions religieuses ou.pélitiques que la Chine a éprouvées en différents temps. On croit flue tous les exemplaires furent livrés aux flammes, par les ordres de Tsinché-Hoang, lorsque ce monarque, irrité de l'obstination que les lettrés apportaient à rejeter ses institutions nouvelles, commanda qu'on brulât tons les anciens livres dont ils s'autorisaient peur lui résister. (Cet événement se passa 237 ans avant l'ère chrétienne.)
Les fragments qui s'en étaient conservés dans la mémoire furent soigneusement recueillis après l'extinetion de la dynastie de nin, par celle de Han qui lui succéda, et qui, mettant sa gloire à rétablir ce que la précédente avait essayé de détruire, fit de grands efforts pour faire refleurir l'ancienne musique; mais les troubles et les guerres- civiles qui survinrent ne lui permirent pas d'établir son ouvrage et jetèrent tout dans un nouveau désordre. Ce né fut que très longtemps après, qu'un prince de la dynastie de Ming (la dynastie de Ming commença en. 1370 de l'ère vulgaire), nommé Tsai-la , enthousiasmé pour jette science, entreprit de lui rendre son lustre antique-en la réhabilitant dans l'état où elle était, à son origine ; if s'entoura, pour arriver à ce but, de tout ce que la Chine avait d'hommes savants pour la musique théorique et .pratique, et fouilla dans tous les monuments naTionaux dont son nom lui favorisait l'entrée. Le résUltai de son travail fut le système musical que l'on suit encore aujourd'hui dans ce vaste empire 'et qui,
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de l'aveu unanime des lettrés, ne diffère pas de celui de ' Ling-lun, et surtout repose sur le même prineipe, considéré comme saeré de l'antiquité la plus reculée, ainsi que le prouvent sans réplique les hymnes religieux chantés de temps immémorial par l'empereur lui-même, à la fête des ancêtres.
Ce principe, appelé Kozeng, e'.est-à-dire foyer lumineux, centre où tout aboutit et «où tout émane, répond au son que nous appelons fa. Il est, dans l'ordre universel, assimilé au Rien, c'est-à-dire à la nature masculine, et dépend de 15,ang ou du nombre 'parfait. impair, -représenté mystérieusement par la ligna entière — en opposition à qui, est retiré, sente par la ligne brisée.
Le tuyau qui rend ce son fondamental appelé par excellence hoang-tchoung, son dominateur suprême, resplendissant, de couleur jaune, porte lui-mêmc le nom générique. de yn, qui désigne la musique dont a est le régulateur (I). Son diamèlre fut, dès son origine et tel qu'il l'est encore, de trois cmins de gros millet, sa circonférence de neuf, et sa capaeité entière de douze cents. Chaque grain de ce millet, appelé chou en chinois, équivaut à cc qu'ils appellent un feu ou une ligne. Cousine ce tuyau, qui sonne le huan•khoun•, a. toujours servi, eu Chine, de base à toutes les Mesures, tant pour les surthees que pour les capacités• on sent avec q ielle attention lç gouvernement a
(i) It. ost iremou'quablo que le mot yo qui, en chinois, désignee
musique, signifie au si utrlegetc ttevje à laquelle ce peuple
rapperf.e 59n .a.igine, CI ^.,:xprillitur sa volonté.
COMME SCIENCE ET COMME ART
dû veiller à sa conservation. Dans la crainte, cepen-
dant, que les révolutions n'eussent apporté quelques
changements à sa forme et à sa grandeur; le prince


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