Problème de son avec Jazz bass US

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sphère d'activité où l'esprit passe de puissance en acte et se revét d'une forme sensible. C'était, dans son acceptation la plus restreinte, une manière d'are, comme l'exprime le mot latin mos. La terminaison ihè (igue) indiquait qu'une chose était rapportée à une autre par siMilitude, ou qu'elle en était une dépendance, une émanation. On trouve dans toutes les langues du Nord de•l'Èurope, cette terminaison écrite ich, ig ou icic. Elle s'attache au mot celtique aich,' qui vent dire égal, et tient à la racine égyptienne et hébraïque àch, symbole de l'identité, de l'égalité, de la fraternité.
Si, d'après l'étymologie que je viens de donner au mot musique, on saisit le sens étendu que les Egyptiens attachent 'à l'origine, on aura moins de peine à concevoir les, acceptions diverses sous lesquelles ces derniers ont pris leurs muses et l'influence universelle qu'ils ont attribuée-à la science qui les 'désignait particulièrement., On comprendra facilement pour, quoi ils éonsidéraient .lous les arts dimitation-comme une -appartenance' de la 'inusique, 'ttisque, suivant la signiticatien cle ce mot, teut ce qui sert à produire la pensée au dehors, à la rendre sensible d'intellectuelle qu'elle était, à la étire passer de puissance en acte, en la revessant .d'une forme appropriée, lui appartenait. Les Egyptiens semblaient n'avoir compté que trois muses i 2Welefe .illném , .1teelé; c'est-à-dire Celle qui produit ou génère, celle qui conserve ou .désigue, celle qui idéalise et rend con-tpréhensible Les Greea en :portèrent le nombre.jusqu'à neuf, en
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distinguant 'davantage les attributs. Its les dirent filles dé Zeus et de Mnémosine, c'est-à-dire de l'étre éternellement vivant et de la faculté mémorative, et les nommèrent : Cllo, celle qui célèbre; Melpomène, celle qui chante les faits dignes de mémoire ; Thalie, celle qui s'épanouit, qui eherelte l'agrément ; Euterpe, celle qui ravit ; Tetpsiehm,e, celle qui se délect- de la pauSe ; Erato, celle • qui aime ; Calliope, celle qui raconte les faits éclatantS; Uranie, celle qui considère le ciel ; l'olymnie, celle qui eiplique `les différents arts. Les neuf muses reconnaissaient pour chef Apollon, le générateur universel, et prenaient quelquefois pour guide Hercule, le seigneur et le maitre de l'univers.
-Comme les modernes ont, depuis longtemps, déniché la musique proprement dite de la science music cale en général, je vais suivre leur exemple en ce point et considérer la müsique comme cette partie de la science qui, pour rendre 'sensibleS les conceptionS intellectuelles de l'halai-me, emploie, à l'extérieur, deux éléments constitutifs, le son et le temps, en les prenant, fun pour malien; et l'autre pour règle de la forme qu'elle leur donne au moyen de l'art. Mais le son, en tant que production du corps sonore, n'est appréciable à l'oreille (le l'homme que par-les vibrations qu'il communique à l'air, suivant certains calculs dépendant du nombre ; il n'acquiert les peo-' priétés mélodiques et harmoniques, é est-à-dire qu'il ne s'élève ou te s'abaisse,- ne procède de l'aigu au grave et du grave à l'aigu, que suivant certaine:. pro-
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portiods également dépendantes du nombre ; en sorte que le nombre se trouve partout inhérent aux éléments musicaux et leur est évidemment antérieur et, toujours nécessaire à une autre chose, est irrésistiblement déclaré le principe de cette chose.
Le nombre est donc le principe de la musique, et nous pouvons, à l'aide de ses propriétés connues, découvrir celles du son et du temps, relativement à cette science. Laissant, d'ailleurs, à la physique et à métaphysique à s'occuper de, ce qui concerne leur essence particulière ou absolue, tout ce qu'il nous importe de savoir du son en lui-même, c'est qu'il se distingue du bruit au moyen de certains rapports qui naissent encore du nombre, car, comme je l'ai dit dans un autre ouvrage (1), les bruits ne sant, en effet, que la somme d'une multitude de sons divers se Misant entendre à la fois et contrariant en quelque sorte leurs ondulations ;. et les sons s'éloignent des bruits et deviennent d'une nature de plus en plus harmonique à mesure que le corps qui les produit est plus élastique, plus-homogène, formé d'une substance dont le degré de pureté et de cohésion càt pins pariait et plus égal ; en sorte que l'on peut conclure qu'un corps est d'autant plus brillant qu'il est divisé en masses inégales é., solidité et de contexture et d'autant plus sonore qu'il se rapproche le plus de l'herno-- gétiéité.
Il résulte des expériences tirées dans l'ouvrage
g) Notions sue le sens dé rouie.
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d'où je prends cette assertion, que l'ouïe de l'homme s'ouvre d'abord au bruit et que (d'abord), passant successivement de l'enharmonique à l'harmonique ou de la diversité a l'unité, elle arrive au sou. Telle parait être en tout la marche de la nature ; l'unité absolue est son but, la diversité son point de départ ; Vunité,relative ses moyens de repos. Les physiciens, qui ont calculé le nombre de vibrations que fournissent les corps sonores dans un temps donné, assurent que le son le plus grave que notre oreille puisse saisir est celui d'un corps qui donne vingt vibrations par seconde, et le son le plus aigu celui d'un corps dont le nombre de vibrations s'élève u quarante mille dans le même espace de temps.
CHAPITRE IX
DÉFINITION DE LA MÉLODIE :
COMMENT ELLE EST PRODUITE ET MODIFIÉE
Suivant la définition vulgaire, la mélodie est une succession de sons tellement ordonnés entre eux, suivant les lois de la modulation et du rythme, qu'elle forme un sens agréable à l'oreille. Mais, d. me semble qu'on pourrait demander, ü ceux qui se Contentent de cette définition, ce qu'ils entendent par le sens agréable à l'oreille et comment il est possible qu'une succession de sous forme un sens. Je ne crois pas qu'on ait jamais dit que la peinture consistàt dans une succession de couleurs, ni la poésie dans une succession de mots, quoiqu'il soit évident que leur .partie matérielle ne consiste pas dans autre chose. Ce n'est pas la succession des sons qui fait la mélodie, mais bien la pensée 'qui a présidé à cette succession. Des sons que le hasard ou le calcul deS convenances rapproche les uns des antres, peuvent bien offrir à l'oreille un bruit agréable, mais non pas un sens ; comme des couleurs variées
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peuvent bien flatter les yeux, sans rien présenter pourtant qui ressemble à un tableau.
Disons-le hardiment : il n'existe pas plus de mélodie sans pensée, qu'il n'existe de tableau ou de poème, Les sons, les couleurs et les mots, sont les moyens que la musique, la peinture ou la poésie , mettent en ceuvre pour en revètir diversement la pensée et donner une forme extérieure à ce qui n'existait d'abord que
1 par l'intelligence. Chacun de ces arts a sa manière propre d'agir. La poésie animée d'une pensée générale la par .ieularise pour la faire saisir ; la musique, au contraire, frappée d'une pensée particulière, la généralise pour en augmenter la douceur et la force. La peinture laisse chaque pensée dans sa sphère et se contente d'en fixer 1 effet que les deux autres arts laissent souvent incertain et fugitif, ne pouvant ni l'un ni l'autre se passer du mouvement que celui-ei ne con^ riait pas. Ainsi la poésie et la musique se prêtent Un secours mutuel et s'embellissent réciproquement; car la poénie détermine cc quels musique a de trop vague, et la musique étend ce que la poésie a de trop restreint. - En sorte que l'on peut les imaginer rune et l'autre Comme deux ministres de la pensée, dont le premier, transportant les idées du ciel à la terre, part iculinise ce qui est universel, et dont le second, les élevant de la terre au ciel, universalise ce que la poésie a de particulier ; tandis que la peinture, fixant l'imagination que rune etraMre agitent eu sens contraire, arrête l'ante sur le poing qu'elle veut offrir à sa contemplation. •
D'après q.cetre observation sur la nature et 1objet de
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la musique considérée comme art, je crois que l'on doit définir la mélodie qui en constitue l'essence, non comme une succession agréable de sons, mais comme l'expression d'une pensée fournie directement ou indirectement par la poésie et rendue universelle de particulière qu'elle était, au moyen de sons successifs, dont l'authenticité, la coordination et la durée sont déterminées par tes lois du système mu...ieal.
Quant à la pensée productive de la mélodie en particulier ou de tout ee qui avait rapport à la musique ou aux beaux-arts en général, voici ce qu'en disaient les anciens. Ils disaient que le génie enfante tout ce qui est sublime et que rien de sublime ne saurait être enfanté sans lui. Ils croyaient qu'à lui seul appartient de parler des choses divines et que la mélodie qu'il crée est seule digne de porter aux dieux les prières des hommes, et seule capable d'éveiller dans l'âme des, hommes l'idée et l'amour de la Divinité. Ils regardaient la science comme suppléant quelquefois au génie sans le remplacer jamais. ils donnaient à la pensée qui en émane le pouvoir de connaître toutes les choses humaines et d'eu saisir les rapports. La mélodie qu'elle
crée, ils la, voyaient propre à peindre les oeuvres de la
nature , à érnotvoir les passions des hommes ou à les calmer, à retracer les événements de la vie ou à servir à son bonheur, en allégeant les travaux et calmant la douleur. La pensée du génie présidait à la mélodie sacrée et son véritable domaine était le temple. La pensée de la science déployait sa force dans la mélodie dramatique, et régnait principalement au théâtre.
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C'était juste l'inverse de ce qui se fait aujourd'hui.
Mais, comme il est rare que l'homme reste clans une harmonie parfaite, lorsque la vertu qui l'épure n'est pas assez forte pour l'élever jusqu'il la lumière intellectttelle, les anciens, enseignaient que, dans sa perturbation, elle laisse primer tantôt une faculté, tantôt une autre ; et, que, dans le cas où la vertu y cède à l'empire du vice et s'y affaiblit au point de s'y éteindre, son principe s'obscurcit, l'ignorance et l'orgueil systématiques usurpent la place de la vérité,' et règnent par l'opinion, le préjugé et l'intérêt.
Lorsque l'âme n'éprouve que la perturbation dont j'ai parlé, la pensée qui en émane y devient analogue à celles de ses facultés qui y dominent. La faculté idén tive exaltant l'imagination, donné à ses productions el particulièrement à la mélodie une teinte romantique„ . et suivant la partie de l'âme vers laquelle incline le pélacipe (astrologique) psychologique, crée des objets fantastiques, dépendant cle la raison, de la passion ou de la volupté. De son (ôté, la faculté mémorative, agissant en souveraine, retrace le souvenir des .objets dont l'âme s'est le plus fortement occupée, suivant les mêmes lois, et les décrit 'avec facilité. C'est d'elle qu'émane la faculté descriptive et que le théâtre revoit ses tableaux dramatiques les plus frappants, surtout lorsque sa puissance s'exerce clans la partie irascible et passionnée de l'âme. Enfin, c'est de la faculté con. eeptive que résulte principalement le talent : elle saisit facilement le rapport que les choses ont entre elles. eonnait les formes, développe et applique les règles. -
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La mélodie qu'elle produit est régulière mais froide, surtout quand son empire s'exerce dans la partie rationnelle. La partie passionnée l'échauffe un peu, mais seulement dans les formes. L'homme que guide, dans ses comesitions musicales, la faculté idéative, a une sorte d'exaltation que le vulgaire peut confondre avec celle que procure le génie, quoiqu'elle en diffère essentiellement ; celui que domine la faculté mémorative a de la force et de l'agrément, et celui qui suit la faculté conceptive, du talent. L'un travaille avec feu, l'autre avec esprit, le troisième avec froideur.
On doit, sentir, d'après ce que je viens de dire; qu'on ne peut jamais enseigner à personne comment se doit faire une méthode quelconque, puisqu'elle dépend entièrement de la pensée du compositeur, laquelle pensée prend sa source dans son àine, dont elle porte le caractère. Tout ce qu'on peut faire, c'est de montrer à cette pensée les matériaux qu'elle doit employer et les;moyens qui lui sont donnés par la nature pour les modifier.
ClIAPITRE X
(Suite.)


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