Les basses Cort
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Field (John), (1782 ±1837); né à. Dublin.
. Le plus célèbre, pianiste anglais, fut l'élève' favori de Clementi, et travailla le contrepoint avec Albrechtsberger. Eu dehors eceuvrer sérieuses, sonates, concertos-, dont le style est à présent tout à, fait démodé, itt est le créateur de la charmante forme dite. Nocturne, qui a puissammentcontribué à sa réputation.
ce dernier se rattachant presque autant l'école malienne qu'à l'école allemande, et Anglais de naissance.
Romberg (Bernard) (1770 t 1841), né à. Dinklage, près Münster.
Le plus célèbre des violoncellistes allemands, et véritable chef d'école; après avoir beaucoup voyagé et fait admirer partout sa virtuosité, il fut pendant deux ans (1801 à. 1803} preesseur au Conservatoire de Faris.
Ses Concertos pour violoncelle sont remarquables. 1.1 a aussi écrit de la musique de chambre et même des opéras, psi ne paraissent pas avoir réussi.
Cette époque eut aussi ses grands théoriciens,, parmi lesquels: Fux (1660 ± 17411 Marpurg (17 i8 1795),, Vabbé Vogier (j.749 1- 1814), et surtout :
Albrechtsberger (1736+1809), né à Klosterneubonrg (Marielle).
Nombreux ouvrages didactiques, sur l'harmonie, lecontrepyint et la fugue; grand nombre de compositions religieuses et profanes, motets, hymnes, vingt-six messes, concertos, sonates, etc. C'était un grand érudit; il eut pour élèves,.entre autres, Beethoven, Rummel, Ries et John Field,
D. — École Romantique Mleenande.
Après cette énumération, que les limites de ce volume m'ont obligé à faire bien brève et bien sèche, des grands classiques allemands et de quelques-uns de leurs contemporains, il nous faut rétrograder de quelques années pour voir naître et se développer Part romantique, dont le germe se trouve dans les dernières oeuvres de Beethoven. Si Hummel, Ries, etc., furent ses continuateurs dans l'ordre d'idée purement classiqûc, il n'est pas douteux
Mn LES GRANDES ETAPES DE L'ART MUSICAL que son génie exerça aussi sa puissante influence sur une
école toute différente, dont Weber et Mendelssohn sont les chefs de file. Chez eux, les formes, sans cesser assurément d'étre pures, sont plus voilées et plus fantaisistes, moins rigides, les agencements harmoniques plus libres et plus osés; l'ensemble devient plus pittoresque, plus descriptif ;,enfin on sent en tout la tendance un peu sensuelle qui devait conduire au romantisme moderne.
Il y eut donc à cette époque (vers 1780) une véritable bifurcation; pendant qu'un certain nombre de moeres allemands s'efforçaient de conserver intactes les traditions de Haydn et de Mozart, d'où Beethoven lui-même était sorti, et continuaient l'art classique pur (qui n'a plus guère de représentants aujourd'hui), d'autres, plus audacieux, n'élançaient hardiment à la recherche de procédés nouveaux et plus en rapport avec l'évolution littéraire allemande, qui devaient en faire, à leur tour, des chefs d'école d'abord discutés, puis universellement célèbres et admirés.
Weber (Charles-Marie de) (1786 1- 1826), né à Butin (duché de
Holstein).
Compositeur plein d'originalité, de verve, de fougue et d'une poésie fantastique qui lui est particulière.
La faiblesse de ses études techniques se trahit par la gaucherie de l'écriture et des défauts de facture, mais la force géniale est telle qu'elle arrive à absorber à elle meule l'attention de l'auditeur et à lui imposer l'admiration. Par la même raison, l'exécution de ses œuvres est souvent malaisée et ingrate, aussi bien pour les voix que pour les instruments, hormis la clarinette, qui parait être son timbre favori, et qu'il emploie avec un rare bonheur, bien que rien n'indique qu'il l'ait pratiquée lui-même ; ces légères restrictions faites, son orchestration est riche, énergique, colorée et pittoresque. C'est un des 'plus grands génies de son temps, et on doit d'autant plus admirer sa puissance expressive, qu'il a eu à lutter contre le défaut d'instruction spéciale, qu'il a dû se créer par lui-même un style.
Quatre opéras célèbres : Euryanihe, Freischuts, Oberon et Preeiosa; deux autres moins, connus en France : Abou-Hassan et Sylvana ; trois Concertos pour piano (le troisième s'appelle Con-
ROMANTIQUES ALLEMANDS 489
eertatich ou le Retour du Croisé); deux Concertos pour clarinette; un grand Duo et des Variations pour piano et clarinette; un Trio; quatre belles Sonates pour piano, ainsi que deux Polonaises, un Rondo en mi bémol, l'Invitation d la valse..., telles sont ses œuvres les plus importantes, les plus célèbres, mais non les seules.
Mendelssohn-Bartholdy (1809 1- 1847), né à Hambourg.
Remarquable symphoniste, chez lequel une puissante science s'allie à la distinction comme à l'inspiration la plus élevée.
Pianiste et organiste de la plus grande valeur, il a écrit de superbes Sonates d'orgue, et pour le. piano des Concertos, des Sonates, de belles pièces de musique de chambre; mais c'est surtout dans l'Oratorio et la Symphonie qu'il e pu développer les merveilleuses qualités de son génie.
Le Songe d'une nuit d'été, les trois dernières Symphonies, les ouvertures de Ruy Bics, dela Grotte de Fingal, de la Belle Mélusine, son Concerto pour violon, ses deux Concertos pour piano, ses deux Trios, la Sonate en si bémol et le Duo en ré pour piano et violoncelle, ainsi que la plupart de ses Romances sans paroles (genre qu'il a créé), doivent etre considérés comme den chefs- d'oeuvre véritables.
L'orchestration de Mendelssohn est des plus riches, fertile en sonorités pittoresques et en agencements ingénieux.
Entre Weber et lui se place un artiste au sentiment exquis, dont le bagage est léger, c'est vrai ; mais il faut songer qu'il est mort à trente et un ans :
Schubert (François) (1797 t 1828), né à Vienne.
Musicien doué d'un charme poétique tout particulier, e surtout excellé dans les mélodies ou lieder dont beaucoup sont célèbres, comme le Roi des Aulnes, l'Ave Maria, la Sérénade, la Jeune Religieuse, l'Adieu, Marguerite...
Il a produit aussi de la musique de chambre et de piano appréciée, dans laquelle il se montre aussi prolixe que dans ses mélodies il est concis.
Un autre musicien poète du même temps fut Chopin. Tour à tour chevaleresque, élégiaque, passionné, il n'est lamais franchement gai ; c'est un rêveur maladif, un triste
exilé, doué d'une attraction singulière ; c'est l'Alfred de Musset de la musique.
490 LES GRANDES ÉTAPES DE L'ART 'MUSICAL
Chopin (Frédéric-Francois),(18111-F :1840), .né,près de Vnesovie,
eu village de Zelazown-Wola.
'Grand virtuose et célèbre compositeur; ola écrit 'que pour le piano, sauf un .Trio et une Polonaise pour piano et violoncelle, dont la partie de sridloneellefut arranee.par Tranchomme.
Ses oeuvres possèdent un charme mélancolique et une exquise poésie qu'on cherCherait vainement chez tout autre :auteur. Il a laissé deux Concertes, deux Sonates ((l'andante de la deuxième, c'est la .famense „Marche ,fenèbrz)et une fp:mutité :de Polonaises, Mazurkas, .Valses, .Nocturnes, etc., plus une remarquable collection -d'..Éfortes,; -environ .quatr•vingts muniras d'.oeuvrea, connue de tous les pianistes.
Biam que la France tût patrie d'adoption, bien que
famÀlle Tût d',origine française, je n'bésite pas te classer., en raison de ses affinités, dans irécole romantique .allemande.
Inversement, bienquelleyerbeersoitnéliBerliff(179 i), 'bien ait étudié svecrallé Togler, je le range, comme Gluck, dans lécole française„ .où.il a trouvé .sa voie définitive et :sa 4gloire, Mais je .reconnais qu'aussi:bien pour Chopin que pour Meyerbeer on peut penser autrement 'que Indi.
Alors .apparut .un -antre grand génie germanique .:
Schumann (Robert) (1810 ± 1856), né à Zwickau (Saxe).
Ce n'est guère 'avant l'âge de vingt ans.gulilentrepritdes études sérieuses avec l'idée de faire de la musique sa carrière; jusque-là 'il était destiné nu droit, qd'il :était censé apprendre à
.Heidelberg, oà, en vérité, 'il ne suivait que les tours de philosophie, consacrant an PlaiSirle reste de son 'tempe. Ce manque d'études :élémentaires et techniques :faites en temps voulu,.c'est-à-dirependantla;jeunesse, se 'trahit dans son style par•l'indééitiion et le vague des formes, dinii que par .de .nombreuses incorrections ; ses oeuvres ne sont pas, en général, solidement charpentées, bien équilibrées; son orchestration est un peu grise, manque-de 'force et i•édIat, de Iluniière. 'Cies llégères 'réserves (faite.s, ,on ^ doit 'admirer ;profondément da poésie ;intense ,et intime .qui dte dégage -de ses moindres pro ductions . Son ,génie .réveuroe le portaitpas vers le théâtre; il s'y est pourtant essayé, nritammetit dans ManTreà1 et -dans 'Geneviève, mais avec peti'de 'succès. Ses titres à la gloire sont le tilillieieuxorgtorie::
ROMANTIQUES ALLEMANDS 491
radis et la Périt ses deux recueils de Mélodies, trois Symphonies, un superbe Quintette et un Quatuor (tous les deux en mi bémol), pour piano et instrumente à cordes, et beaucoup de pièces pour piano; dont les plus connues sont les Études symphonique., les Scènes d'entants, les Davidsbundlers, les Novollettes, le Carnaval, etc.
Il est mort fou dans nue maison de santé près de Bonn.
Il avait épousé une remarquable pianiste, Clara Wide*, qui, après sa mort, e cor tinué 4 faire connaltre ea musique.
Liire (Frani) (1811 f 1886), né à Reiding (Boiterie).
Il fut d'abord pianiste, le plus extraordinaire et le plus prestigieux qui ait jamais existé, et improvisateur dei, plus. étonnants; cédant an gotit du temps, il composa alors de nombreuses Fantaisies, Arrangements ou Paraphrases sur les opéras à la mode, hérissés de difficultés tellement vertigineuses que lui seul pouvait alors en tenter l'exécution.
Ce n'est que plus tard qu'il aborda la véritable composition, dans laquelle il e toujours apporté un cai•actère mysticpie qui était dans sa nature. Que ce soit comme virtuose ou comme 'Compositeur, Lion pontifie toujours; de il n'aime pas à chercher l'effet par les moyens simples, il ne se platt que dans les complications. Ceux donc qui ne font pas de mais admirateurs passionnés ne le considèrent pas comme exempt d'une certaine dose de charlatanisme.
En 1861, il abandonna les fortétions de maltre de chapelle du grand-duc dè Weimar, qu'il occupait depuis 1849, pour devenir son chambellan; en 1865, il entra dans les ordres, on ne l'appela plus que l'abbé Liszt; mais il continua sa carrière.
L'une de ses filles aépousé :Wagner, dont il était l'un des plus ardents champions; il était d'ailleurs aussi passionné dans ses admirations et ses enthousiasmes (Beethoven,. Berlioz, Schumann, Wagner) que dans ta musique et son exécution. On peut l'apprécier de différentes manières, mais à coup sur c'était un homme de génie, et son existence a été des plus curieuses et de. plus mouvementées.
Après le beau-père, le gendre. *Voici veille, poue entaronner royalement les efforts de l'école romantique, *Richard Wagner, le puissant novateur, le prodigieux réformateur dé l'art dramatique
Wagûêt (kiehed) (1813I, 1883); ae â Lêlp§leit: -
Le plus diseüté, le pins àéeitea et le mns éüeénié atiesi de tetit lée eothieiiiitéen.
t92 LES GRANDES ÉTAPES DE L'ART MUSICAL
n a en deux manières distinctes. Dans la première, qui e produit Rienzi, le Vaisseau Fanidme, Tannhaaser et Lohengrin, rien n'empêche de penser qu'il procède de ses devanciers, Gluck, Beethoven, Schumann, Mendelssohn et Weber, tout en apportant dans sa façon d'écrire une note déjà bien personnelle, mais nullement révolutionnaire.
Ob il devient un novateur, c'est dans la deuxième manière, caractérisée par la division de l'oeuvre dramatique en scènes se reliant les unes aux autres, ce qui anéantit l'ancienne coupe par Airs, Duos, Trios, etc., et par l'emploi systématique et permanent du Leit-Motif (déjà introduit dans Lohengrin). C'est dans ce système nouveau que sont construits Tristan et Iseult, les Maîtres chanteurs, l'Anneau des Niebelungen, trilogie avec Prologue, ne pouvant s'exécuter intégralement qu'en quatre séances (1• l'Or du Rhin, prologue; 2• la Walkyrie; 3• Siegfried; t• le Crépuscule des Dieux); et Parsifal, la dernière œuvre du maitre.
Wagner, ayant été, en même temps qu'un grand génie musical pourvu de la plus complète instruction technique, un profond philosophe et un poète, ayant lui-même créé le poème de tous ses ouvrages, présidé à leur mise en scène et dirigé jusqu'à la confection des décors, ne saurait être assimilé ou comparé à aucun des grands génies passés ou présents. Son oeuvre est un monument colossal, unique, inimitable, qu'on ne peut -ontempler sans la plus respectueuse admiration.
Il résulte du double parti pris déjà exposé (division par scènes et kit-motif), auquel on e donné le nom de formule wagnérienne, une cohésion, une unité et une intensité expressive incomparables, auxquelles ne peuvent prétendre les oeuvres écrites en morceaux séparés, soudés par des récitatifs. Le Drame musical de Wagner peut être considéré comme coulé d'un seul bloc, et, par comparaison, on peut envisager les Opéras écrits en dehors de cette formule comme des ouvrages de mosaïque ou de marqueterie. On voit la différence des deux procédés, abstraction faite de toute idée de supériorité.
Wagner a développé l'art de l'orchestration , du coloris de l'orchestre, jusqu'à un point inconnu auparavant, et qui semble la dernière limite; mais en art il n'y a pas de limite, et on va toujours en avant ; je ne veux ici nommer personne, mais il me semble que parmi les maîtres français, il y en a un déjà qui l'a surpassé en cela. Toutefois, et en dehors des combinaisons nouvelles qu'il e imaginées entre les divers instruments de l'orchestre classique, il y e introduit dee éléments nouveaux, notamment les Tubas, famille intermédiaire entre les cors et les trombones, et la Trompette-basse, qui figurent dans la plupart de ses partitions et enrichissent singulièrement le groupe des cuivres, sans rendra pour alla son instrumentation plus bruyante, ainsi qu'os
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peut le constater chaque fois qu'on entend ses œuvres dans de bonnes conditions d'exécution, ce qui est rare chez nous.
Il faut aller à Bayreuth pour se rendre compte de l'intensité d'émotion que peut produire un drame wagnérien lorsqu'il est joué religieusement et religieusement écouté, sans irruption d'applaudissenents, sans : a Bravo! brava I e, sans demande de bis, ,toutes choses rigoureusement interdites là-bas ; avec les décors et la mise en scène tels que le maitre les e réglés ; avec l'orchestre invisible, aux sonorités délicieusement fondues, jamais bruyant; avec la salle plongée dans l'obscurité totale; avec le foyer des entractes remplacé par une campagne verdoyante et vallonnée, comme la sonnette par une éclatante fanfare envoyant aux quatre points cardinaux le kit-motif principal de l'acte suivant. Tout cela est grisant, enveloppant au suprême degré.
Nous n'avons pas ici à juger l'homme; mais en nous plaçant à un point de vue purement artistique, nous devons reconnattre que celui qui a su créer cet ensemble est bien le génie le plu. colossal qu'on puisse imaginer.
Nous ne sortons presque pas de la famille en plaçant lei, un peu avant son rang chronologique, un autre mémbre de l'état-major wagnérien -
13ftlow (Hans de) (1830 t 1894), né à Dresde.
Fut très remarquable comme pianiste, compositeur, chef d'orchestre. Comme compositeur, il procède de Schumann et de Wagner, dont il était un disciple passionné; ses maîtres pour le piano et la technique musicale furent Litolff et Liszt. Bien qu'oppartenant par essence à l'école romantique, il avait le sentiment classique fortement développé.
Par ses œuvres, peu connues en France, par son talent de virtuose et de capelmeister, ainsi que par ses écrits, il a joué un rôle important dans l'évolution musicale allemande.
Il a épousé une dao filles de son maitre, Cosima Liszt, qui est devenue plus tard 31.• Richard Wagner, sans que cela partit apporter le moindre trouble dans les relations" cordiales existant entre lui et le maitre de Bayreuth.
Avant de quitter Wagner et son entourage direct, il est impossible de ne pas poser une question du plus haut intérêt, mais à laquelle l'avenir seul pourra répondre. Wagner a-t-il réellement opéré une réforme, créé un art nouveau et national, enname il le dit lui-même; enfin, fera-t-il école?
694 LES GRANDES ETAPES DE L'ART MUSICAL
Jusqu'à présent; aucun successeur ne se dessine nettement: On voit bien ÉplelqüeS editiffebSiteiitg, diïs5l bieh.en PMU-é On a fraie AilêniOgne, Odopter ou plutôt ssayer certains de ses procédés; par exemple faire émit:0E0i de motifs typiqùes; chi diviker dd dpétà eii tP6is acta, Ob lieil dé rikiâtrê iiü chic' qui êtâtêht ôrdinaire avant lui j on en voit profiter des progrès qu'il a fait faire à l'instruinentàtion; .1!t employer les Cuivres nouveaux qu'Il â iütfaiiitS MM l orthegli'é; âvôiF trois fliltéà; trois ClaririatéS; compléter les ramilles; on en voit rejeter la division par morceaux séparés; reliés pat des féCitatifs, et Itil préférer eélle; plus ltigiqué ët plti ViVânté, par âêàfieS lés linês iuiâ OiltrèS sans acildtion de continuité. Mais personne encore; au moyen de ces formules, pour employer le mot actuel, n'a mis debout un ouvrage qui puisse être considéré comine la continuation de PMU:Vie de Wagner. Ces tentatives isolées ne prouvent qu'Une chose : c'est le retentissement universel des luttes triomphales de at Htlrtimé effi-oôrtlitià1Pe, •êtentiSSeibent lei 411é, dofis lé môritié ibilsiêài entier, chacun a dà étudier le détail des procédés dont l'ensemble seul constitue sa technique géiterülé; dé dé ttë étude fiàêëësaire, il est Pegillie étal"r ehaeith iin âgràfidiSlietnetit dé son horizon propre, une. plus large conception de ce qu'il concevait déjà; et é'estàinsi que Wagner; au inainsjusciii'à preent, aura influé piiiSààfinliMiit Ktir le Côfitiriiier clitiià le sens vrai du mot; il faudrait tin homme de la même envergure que lui; et si cet hointne existe, il ne consentira pas à jouet' lê ale d'Uri iinitafetir il voudra; lui aussi; inventer quelque -Chose de nouveau: Je me rangerais chine assez volontiers; jusqu'à preuve contraire, dans le parti de ceux de ses adrnirateuts gin voient en Wagner un fait isolé; un produit nécessaire de plusieurs siècles d'efforts allemands; dont il est l'ultime expression, et non un réformateur 'ou ud 'Chef d'ecolè.
RQUAPiTIQU ES AttlelikNDS 496
^C'.est le pointkcalminant damne magnifique cheine de montagnes, dont nous venons erexpjiver tous les anomets;
on n'ira pas plies .hee, .9n kre autre 49ee: il3tottsreste4•so:ir.quealques•autres compositeurs «alle-
mands se rattaChant â récole de Weber, iViendelsenhn et Schumann.
Haller (Stéphan) (1814 tmese, né b îeatè (Ilouee),.
L'on des rares eAuestsiAetnys ;hop» Melle &hi ,9'jent ja•
praie écrit 51Pe ,pope le 1P-4AR. §ep fanes d'un
charme poétique tue 0tpu,rinis étrange; f..eet les
eonnattre. Autant que Chopin tout an moins, ffliNsrmelle Amnon; de poète dn piano.
Gade (Niels) (1817 t 1890), né à Copenhague.
A produit d'assez nonihreuses Symphonies et oeuvres de ma- „figue de chambre, dans un style qui démontre e ,fortement subi l'influence de Mendelsaribp, mais avec une note pe_r_sennelle cependant. le n'en connais:bleu' que deux sonates pour piano et violon, qui.ne sont probablement pas eenlea, pole l'Arabes- que, pour piano, et' un recueil de charmantes petit,' ,pièges de piano, •NoW, d'un caractère apologue aux.Souolnirs l'enfance de 'Mendelssohn, aux $ce!nes d'enfanee de Schumann, ou aux feue _ ,d'enfanta de 'Bizet.
BuffRoeephAstachim):(11822 t -18.52),,né .à (Leoben euisse), de
parents wurtembergeois.
Il a énormément produit, surtout Jpg44ite 4e mer e de toute sorte, et pour tous-les instruments, _beaucoup de'musique de piano .auesi,-et.méme des pièces d'un style trèileer,,,comme aaBoikade,la.reine. Dans lin genre plue élevé., on ,peut Liter ;huit :Symphonies, p n
,portant presque 'toutes des noms dietinctifs, .gomme•: Dans Ila forêt, A la patrie, Dans.fes A;tp_e!, etc.; deux Sititeedforchesire,-uneyetite eymphenie:(Sinfonietea) pourin tern,ments ;à vent, •cl•utres ceuvreisymplioniiques, d'e'la musique •créglisean .grande-quantité, et enfin:trois oeuvres dramatiques : le Roi Alfred, 4 actee(4850).; Dame Kobold,.1 acte(1870.);,Somson, qui, je crois bien, n•apas été représenté. Il faut 7.joipre le ,muaique.clescène -pour le drame Bernard de-Weimar.
:11 jouait du-pidno,du :violon et de •I'orgue, et ehtpourtprinci• peux mettras . ou ..con saillera .1+d en dels solin et 'Liszt.
J.usqu'à dix-huit sus, ses études furent purement scientifiques.
arabee .1(.4 b efià ), lets 4tEtuesturg.
,e_tf, Alee da Schumann, ..qui avait pour dei de rplus grande
t96 LES GRANDES ÉTAPES DE L'ART MUSICAL
admiration. Moins rêveur et moins poétique que son maitre, LI possède en échange plus de fermeté et plus d'éclat, ainsi qu'une grande richesse de colorie orchestral.
Ses œuvres consistent surtout en musique d'église, un beau Requiem, une Symphonie, beaucoup de musique de chambre et de piano, des lieder à une ou plusieurs voix, etc. Je ne crois pas qu'il se soit jamais essayé au th6Atre.
C'est un des chefs de l'école actuelle, ainsi que le suivant.
Brach (Max) (1838), né à Cologne.
Élève de Ferdinand Biller, s'est fait connattre par deux Opéras qui n'ont eu qu'un succès relatif, des Cantates remarquables, des Symphonies, Concertos, le tout d'une grande allure et de caractère élevé.
Svendsen (1840), né à Christiania.
Étudia avec son père et le violoniste Urdu (élève de Léonard); apprit l'harmonie avec Arnold à Christiania, puis à Leipzig avec Richter et le D, Hauptmann.
Ses œuvres les plus importantes : op. 3, Odette pour instrumente à cordes ; op. 4, Symphonie en ré; op. 5, Quintette à cordes ; op. 8, Sigurd Slembe, ouverture symphonique ; op. 9, Carnaval à Paris (orchestre) ; op. 11, Zorahayda, légende (orchestre) ; op. 15, Symphonie en mi bémol; op. 18, Roméo et Juliette, fantaisie (orchestre); op. 19 et 21, Rhapsodies norwdgiennes (orchestre); op. 1, Quatuor; op. 6, Concerto pour violon ; op. 7, Concerto pour violoncelle ; op. 30, Quatuor; des Lieder, Romances polir violon, etc.
Grieg (Édouard) (1843), né à Bergen (Norwège).
A fait ses premières études au Conservatoire de Leipzig, sous la direction de Reinecke, Richter, Hauptmann, idoschelè s et Wenzel ; toutefois, dès rage de six ans, il avait commencé l'étude du piano avec sa mère, excellente musicienne. Beaucoup plus tard, en 1870, il reçut des conseils de Liszt. Il aime beaucoup, dans ses œuvres, à faire usage do motifs nationaux, ou à en imiter le caractère, ce qui donne à sa musique un charme poétique tout particulièrement étrange et pittoresque.
En France, on tonnait surtout de lui :
Concerto en la mineur pour piano ; quelques Lieder, mare il en • écrit beaucoup d'autres ; Peer Gynt, suite d'orchestre sur le poème dlbeen. En dehors de cela, nous pouvons citer : op. Ouverture de concert ; op. 20, Devant les portes du cloître (chœur et orchestré); op. 27, Quatuor à cordes ; op. 40, Suite de Holberg pour instruments à cordes; op. 42, Bergliot, mélodrame ; op. 50, Mar• tryguacon, opéra inachevé: op. 53, deux Mélodies pour
ROMANTIQUES ALLEMANDS 497
instrumente à cordes; op. 8, 13, 45, Sonates piano et violon; op. 36, Sonate pour violoncelle et piano. Nombre de morceaux pour piano à deux et à quatre mains, etc.
A mentionner encore deux compositeurs dont le tour d'esprit plus léger fait supposer qu'ils ne sont pas restés insensibles aux séductions de l'école française.
Flotow (Fréd. de) (1812 -F1883), né à Mecklembourg. Plusieurs opéras et opéras-comiques en stylo aimable : Stradella, Marthe, l'Ombre.
Suppé (Franc de) (1820 t 1895), né à Spalato (Dalmatie).
Ses ouvrages sont peu connus en France; je crois qu'on s'y • guère entenduque Pettinitsa (1879), Poète et Paysan, et Boceaeio.
Les grands virtuoses ne faisaient pas défaut danà la . première moitié du ms siècle. En dehors de ceux que j'ai déjà eu l'occasion de citer comme compositeurs, il en est quelques-uns dont la place est indiquée ici.
Hm (Henri) (1806 +1888), né à Vienne.
Virtuose remarquable sur son instrument , auteur d'oeuvres aujourd'hui démodées, mais non sans valeur, professeur au Conservatoire de Paris, fondateur et directeur d'une grande fabrique de pianos et d'une salle de concerts, éditeur de la plupart de ses oeuvres; Henri Hers trouvait le moyen de faire face à ces multiples occupations avec une haute intelligence artistique et une infatigable activité. Il fut, avee Liszt, Chopin et Thalberg, un des quatre plus célèbres pianistes de son temps.
Thalberg (Sigismond) (1812 t 1871), né à Genève.
Comme exécutant, il était impeccable, impassible, et plein de distinction; il possédait la plus belle qualité de son qu'on ait jamais entendue, l'art de faire chanter le piano et de tirer des effets alors nouveaux de l'emploi des pédales.
Comme compositeur, il e inventé des traits d'une forme nonl'elle, plaçant le chant dans le médium et l'entourant d'une auréole d'arpèges chatoyants, procédé dont on e abusé, mais qui lien était pas moins une trouvaille. C'est surtout dans le genre fantaisie qu'il s'est exercé, et ses Fantaisies sur Moïse, les Huguenote, Buryanthe, la Muette, ont été longtemps à la mode; parmi ses oeuvres originales, on peut Mer sa Ballade, sa BarMrolle, deux Études en la mineur, eto.
698 LES GRA:HALS ETA.PES 'L'ART MUSICAL
iSchuiltpft (.182,6),,n6 À Prague.
Yirtnoseuet compositeur de-musique de-piano, e en de grands succès dans toute l'Europe; plusieurs de ses morceaux ont eu une véritable vogue : Galop, Valses en la bémol et en rd bémol, Polonaise, etet, •
Joaullimeoseph) (1831), n6 'à Kjtse (Hongrie).
L'un des plus mélèbres•Virtuosm-eiolonistes de notre tempe et, de plus, un remarquable chef d'orchestre.
Wimtuystl,(Heuri),(1,83.5 1-.14/10), ;4 ito.19E8e•
Fut élève de ?dessert an ConservaInimeleearis,.etd'an.des plus grands violonistes de l'école moderne. Il e écrit jles morceaux de concert pour Ile-vidlon, notamment une Polonaise célèbre.
"W/OniMurski(Juseph) (113371),.„6e» Pologne.
Fit ses études au Conservatoire de Paris, sone la direction .d'Alkan pour le spl(kge„.de.zitoniempike bukriceuxei,peur le piano, de LeCoupply "pur liharmonie.
-Virtuose de'haute valeur, a aussi beaucoup composé pour piano, ;dans on .style participant -deChopin et de Schulhoff.
Tausig (Chaviefints41 1-1871), né à Varsovie.
Élève de Liszt, fut un des .virtuopes Jes plus Àton»unts ete l'Allemagne, surtout sons-le rapport du mécanisme,.
41 -n'est :pas sans 'intérét d'observer que les _deult _frères -Wieniatvei ,ont fSit ;leurs (études &A France., ,des me:ms français.
Ici earréte notre étude de l'étrcklution musicale Illemande. Je ri•ai cherché 43•11'.6 eu iskume_r la plysinnemie générale et â signaler les noms les plus illustres. Aussi donnerai-je, ela Sn de ce chapitre,,commejetaifait dans ceux précédent:1a liste des navegesc.spéçieuxpii
pourea pliiser(deS çcanaissances plus prédises.
J'ajoute seulement ici, -à titre de Simple rensdirgnment, quelques noms qui ne poseront lin,t_é_resser,sge les ,spéeialistes. •
,Cbladyi (f7,5ÿ tas_29,), •sconstielen,:néatt,Wittemberg.
Àuteur oie rreenexquabl es (recherches .et ,diScouvertes (gorge. pro. ,ductioadlo .son itauskal,et chu n :important Traité eatusuotieue.
Étale des plaques eihraajeus, etc.
GLA8SIQ17RS ITALIENS 499
Berr (Fréd.) (1794 f 1838), clarinettiste, né à Manheim. Virtuose remarquable, compositeur pôiir son instrument et polir musique niait/liée, inÉrodùisit eil Frimée j'Us-figé de plàcer
éd demoiù; ti?bgeiid défit l'iffiportaned fie pee être Cômprisé que des seuils clarindttistes, mais qui n'en mit pas moins réel.
professeur au Conservatoire en 1831.
Grietetir et direCiefir du dyjniiiiiie üihéical 6silitàirb ira a Path':
(Yeti !Milité, hé dû ilitViefe.
sysiàüid pÉie da tiges inublId&,
à présent adepte généralement pour la flûte, le hautbéis; lé clarinette, le basson et leurs dérivés, système qui, en simplifiant le doigter dd ces instruments, les a dotés d'el:rets particulier: qùi jriétiti;ities brai étaient lhtêidits.
Enfin, citons pour mitnotrè :
Maazel (1779 +1838); mécanicien; né à Ratisbohne:
passe pour l'inventeui' du métronome; qu'il e seulement perfectionné; le véritable inventeur doit être Winkel (Amsterdam, 1é12).
B. École Classique Italienne.
Si à présent nous nous transportonS en Italie, en nous reportant à l'époque où vivait Bach en Allemagne, nous allons nous trouver en présence d'un art tellement différent du sien qu'on s'étonne qu'il. n'y ait pas deux mots pour les désigner. L'Ecole Italienne a eu aussi ses belles époques et ses maîtres justement illustres; mais, pour en bien apprécier les beautés, il faut savoir se placer dans l'ordre d'idées convenable, et surtout ne pas vou loir les juger par comparaison avec des oeuvres d'autres écoles, dans lesquelles l'idéal du beau est autrement
placé.
lei la recherche principale, presque unique; est dans la
Wei-ne, la pureté êt l'élégéhee dit èfliattitli• Vbeali de la inélàdiqüe ehniidei-ee éri elle-mémé et pôuï elle-
600 LES GRANDES ETAPES DE L'ART MUSICAL même, dans son application au chant et à la tessiture' dee voix; l'harmonie est plutôt à envisager comme un simple acco .ipagnement, toujours subordonné à la partie principale, le plus souvent en accords plaqués, en arpèges ou dessins réguliers, mais toujours secondaires; sauf le cas de ritournelles, de répliques; confiées à l'orchestre, dans• lesquelles, dès que le chant a cessé, un instrument prend momentanément pour lui le dessin mélodique (c'est en général le violon) et se fait accompagner par les autres ; les modulations sont rares et simples, n'ayant pour but que d'éviter la monotonie ou de mieux placer la phrase dans la voix du chanteur; si par hasard on module ailleurs que dans les tons voisins, c'est pour produire une grande surprise, un effet dramatique; et cela ne manque pas, mais c'est considéré comme une hardiesse. Peu d'importance est accordée au sens propre des paroles; le même air pourra exprimer la tendresse ou le désespoir, pourvu que son contour soit joli, séduisant, et d'une nature bien vocale. C'est l'école de la Mélodie et de la Virtuosité; tout est subordonné à cette seule préoccupation.
Préoccupation n'est peut-être pas le mot propre, car l'art de dessiner de belles formes mélodiques parait comme une faculté naturelle chez les Italiens; rien ne sent l'effort, la combinaison; cela leur vient tout seul, comme chez un oiseau qui chante; et cette facilité est un des charmes de ce style. L'instrumentation, nécessairement, ne peut jouer qu'un rôle insignifiant, sauf dans de rares exceptions; or, il se trouve que le maestro par lequel, pour procéder chronologiquement, nous devons ouvrir la série constitue justement l'une de ces exceptions.
I. En italien, la tem:tua, c'est l'étendue ce la voix considérée eu point de vue de ses différents registres, des tons plus sourds ou plus éclatants, plus ou moins difficiles à émettre, des notes bonnes ou mauvaises; on pourrait traduire ce mot par contexture
CLASSIQUES ITALIENS 501
Scarlatti (Alexandre) (1649 -I- 1725), né à Trapani (Sicile).
Auteur dune centaine d'opéras et d'un nombre beaucoup plus considérable de messes, sans compter les antres pièces d'église et beaucoup de musique de chambre, le tout entièrement inconnu aujourd'hui.
Il possédait le sentiment de l'orchestration à un degré remarquable pour son temps, et groupait les instruments de timbres différents avec une grande habileté et hardiesse; il fut peut-être le premier à diviser les violons en quatre parties. Il modifia aussi la forme des récitatifs en les orchestrant, et créa le type des airs resté longtemps en usagé dans l'école italienne, avec reprise du motif initial après un milieu formant divertissement.
Si ses oeuvres sont oubliées, son passage laissa donc des traces importantes pour l'avenir.
Scarlatti (Dominique) (1683 t 1757), né à Naples.
Fils d'Alexandre Scarlatti, il e bien écrit quelque. opéras et un peu de musique religieuse, mais doit surtout sa réputation Ir son habileté de claveciniste et à ses compositions pour le clavecin.
Après avoir été, pendant quatre ans, maitre de chapelle de Saint-Pierre de Rome, il fut attaché d'abord à la cour de Portugal, puis à la cour d'Espagne, en qualité de claveciniste.
On a de lui de nombreuses sonates, et de charmantes pièces de clavecin, d'une exécution assez scabreuse.
Ces deux maîtres, surtout le fils, celui qui nous est le plus connu, n'ont que peu d'analogie avec ceux de leurs contemporains dont nous avons déjà parlé, mais dont je crois devoir, pour la clarté du récit, rappeler brièvement les noms; ce sont : Leo, pourtant élève_d'Alex. Scarlatti, dont la moindre gloire n'est pas d'avoir été lui-Même le maître de Piccini, Sacchini, Pergolèse et autres artistes célèbres, au conservatoire de Naples, où son enseignement ainsi que son style, d'une prodigieuse souplesse, étaient fortement appréciés, et où il eut pour successeur Durante, autre maître d'une rare valeur;. Hasse (1699
1783), qui fut avec eux l'un des principaux collaborateurs des célèbres solfèges d'Italie, et Lotti, qui vers la même
époque était maître de chapelle à Saint-Marc de Venise.
502 LES GRANDES ETAPEP DE L'ART MUSICAL
Ce sont les pères de récolé .:..itilienne; peu après, apparut le grand
Peigolèse (1710 t 1788); né à dee,
Célèbre surtout par la Serpa Padroaa, un cbef4iirétiVtd d'es-
prit, ai par le Stabat ebef-efatitta dé foi', té dernier,
qui Oit &t'ide Sein déiMiét lui d été peld qiitltildie [faims,
d'adbeif, par (ide dilate:Mb réllÿièiidé. Cleltt dotitle a pendiit qu'il fie devait pus rutiler ét a été peu tofilpfla da son
Il est dialliiiiiriitidéfnerit mort atintit aceotapli sa vingt-
élïlèiiié
antidé, et Ce n'ett que plus tard qu'eie à Ott eippPdélér sa hittite *ide«.
Nous retrouverons Pergolèse en France, à l'occasion des querelles stiscitèes par la repri4Sentation de Sa Servante thattrésse, et de son influence sur notre style national. Vinrent ensuite, à peu d'années de distance :
JOrnelli (Nicolas) (17141-1774), né à Aversa (royaume de Naples).
Grand Compositeur pôtir l'églIée et ln theeltre; une quarantaine d'Opérât); beaucoup de musique religieuse; sont sel§ principe« &Mites; «Inn« des meula intisicologuos,., et encore...)
Piccinni (1728 1-1800), né à Bari (royaume de Naples).
.Élève de Léo, puis de Durante, écrivit un grand nombre d'opires dans iè style italien, qui avaient une grande valeur; mais il raffermira «fié sa eittyière, pdéidi iée toûteMpornitia, déni iri fittst de forte etivetgdrei Gluck et Sacchini, qui le firent reléguer au second plan, non sans lutte sérieuse, car il avait dee partisane convaincus, mais d'une façon qui parait définitive.
n'US paelérôns plue loin de la fatncuse dispute dès glückistés ét des piCtinnistes:
Sacceni (1784 .1.1786), né à Pouzzoles.
Élève de Durante, il eut lui-méme Berton pour disciple.
Musicien de grande valeur, d'un style à la Mis ét suave,
Il à bedliedifp prOditit pôùP l'égliée et la théâtte, niais lés ouvrages sent aujourd'hui bien délai/Ms. Il avait écrit un Å’dipe à Colone, qui ne fut représenté que six mois après sa mort, et clonait beauté antique produisit alors uné impression profonde; 'Usai titi peihitiiiité ii nù Riuâld0 rd emaii entend et Arad«)
•GLASSIQUE'S ITALIENS ,$01
(1783), sur un ,sujet déjà traité par Gluck en 4777a:d-par Lully en 1686, dont la eomparaisan, •surtout en ee qui concerne le premier, a 'pli &ni &Ire défavorable.
On compte !bien de lui aine ?vingtaine d'opéras, en dehors de ceux nommés si-,dessus.
Comme en voit, I'.objectifprineipal en Italie est le •héâtre; en -seconde ligne, 'l'église. Voici pourtant un grand musicien .entièrement voué an style instrumentai.
Boodheitni (Lonli) (1740 1,1805), né à Lucques.
Très fécond.et d'elle rare .orisinalité,,a é.crit trois .cetit soixante- six oeuvres de musique .de.cham.b.re et raine symphonies. JI est célèbre surtout par ses Quintettes, en nombre considérable, plus de cent cinquante, dont beaucoup sont•encore el:Mets...1 4e,resteeont probablement.
.L',ceuivre de Boccherini est immense, pleine d'intérêt et d'une haute valeur.; est cuiieux de constater-que son style n'est pas sans analogie avec celui de 1:laydn, son contemporain.; on peul parfois .s'y tromper..
Pal/dello (17411-4816), xiii41 Tarente.
La Une des epéras ediaiello rien •contient pas moine de
quatre,,i1g1-,quatorze.1,Sur ce ,nombre .effroyable, je amis, bien
tirtronee c,onnalt en France que la Molinara, Misa ou la Talle d'amour, et le Barbier de Begiille, que céltii 'de Rossini devait faire •oublier.
Il y e encore une quarantaine de Messe.!, deux Te Deum, un Requiem, et un bon-nombre de pièces dléglise.
Fort 'protégé, .comme Iltaèret plus tard Lesueur, :par Napoillutmaltre deehaptillealesSuileriee, etécrivit,en 1804, mne messepour d easouronnement de 'l'empereur.
Membre ide d'Institut ken 1809.
Cimarosa (1749• 1801), né à Averse (royaume de Naples).
Élève de Fenaroli et deeccinni, eompo,si tent. dedaplus Igrande fécondité, qui a écrit plus de quatre-vines partitions pleines d'intérêt, dont une sedle-reste -connue aujourenilencore comme um.dbef-d^reuvre:: ill.bletrimartioutegreta.
Salieri ,(1750 ± .1825), né ,à .Legnano.
4randadmirateur,dearluck, iI,simeçcudao smissile-ti,sn subit de plus en plus lânfluence.
604 LES GRANDES ÉTAPES DE L'ART MUSICAL
Les circonstances dans lesquelles fut composé l'opéra les Vend:ides, par lequel il est resté particulièrement célèbre, montrent la nature cordiale de l'affection qui existait entre ces deux artistes. Gluck, déjà Agé et fatigué, avait reçu de l'Opéra de Paris la commande des Danatdee, dont il avait en main le livret ; il le confia à Salieri, qui en écrivit toute la partition, et vint en diriger les études en qualité d'élève de l'auteur, chargé par lui de ce soin, avec pleins pouvoirs ; ce n'est que lorsque le succès de l'ouvrage fut assuré complètement que Gluck dévoila cette affectueuse supercherie, dans une lettre où il déclarait que Salieri était le seul et unique auteur de la partition des Danatdea.
Ses autres ouvrages sont infiniment moine connus.
Il eut pour disciples Beethoven et Meyerbeer, et fut nommé en 1806 membre correspondant de l'Institut.
Zingarelli (1752 f 1887), né à Naples.
Auteur d'assez nombreux opéras, notamment un Roméo et Juliette, et de beaucoup de musique d'église, fut maitre de chapelle de Saint-Pierre de Rome de 1804 te1.1311. On remarque dans ses œuvres plus de facilité que de science.
Nous devons de nouveau Interrompre la série des compositeurs dramatiques pour inscrire à son rang de date un grand virtuose qui, tout comme Boccherini, n'a produit que des oeuvres instrumentales, et comme lui se rapproche de l'école allemande, qu'il a dû fortement étudier; il est d'ailleurs certain qu'en 1771 il entendit Haydn et Mozart à Vienne, ce qui peut expliquer le fait.
Clementi (Muzio) (1752 +1832), né à Rome.
Compositeur et organiste; a publié cent six sonates, pour piano avec ou sans accompagnement, beaucoup de petites pièces séparées, et le Gradua ad Parnaseum, qui reste encore actuellement an des ouvrages de fond pour l'enseignement classique du piano. 11 eut pour élèves John Field et Hummel.
Nous rentrons au théâtre avec :
Paer (Fard.) (1771 -1-1839), né à Parme.
Producteur fécond, mais aujourd'hui bien démodé; d'une cinquantaine d'opéras, sérieux on bouffes, nous ne connaissons plus guère que le Matte, de chapelle. C'était un des musiciens les plus appréciés de Napoléon I•', qui l'avait attaché à sa maison dés 1808; an 1831. il fut nommé membre de l'Instant.
CLASSIQUES ITALIENS 505
Excellent chanteur aussi, auteur de charmantes ariettes absolument oubliées, dans la manière italienne de Mozart, il avait séduit l'Empereur par sa façon de chanter certains airs de Paisiello que Napoléon affectionnait spécialement. Il est facile de concevoir qu'en ces années où la France et l'Italie étaient réunies so us la même couronne, une fusion était tout indiquée entre les deux arts nationaux; de cette fusion comme aussi de la contemplation des grandes oeuvres de Gluck est sorti un génie que l'on pourrait qualifier de franco-italien, dont le style noble et pompeux s'harmoniait bien avec les tendances artistiques et le goût général de l'époque :
Spontini (1774 1-1861), né à Majolati (États Romains).
La Vestale, Fernand Cortez, sont les grands ouvrages qui lui
ont valu une juste célébrité; on peut citer aussi la Colère d'Achille et Olympie.
Le style de Spontini est grandiose, solennel, toujours noble et pur. Avant d'aborder l'opéra par les grandes oeuvres ci-dessus, il avait donné plusieurs ouvragea dans le goût italien, dont rien n'est resté.
Il est mort membre de l'Institut et comblé d'honneurs, dans son village natal, qu'il'avait voulu revoir, et entre les bras de sa femme, nièce du célèbre facteur Erard.
Quelques fragments de la Vestale et de Fernand Cortez sont restés au répertoire de la Société des Concerts.
Un autre produit de cette même période, auquel l'avenir fera une part plus petite, c'est :
Carafa (Michel) (1785 -1-1872), né à Naples.
Assez nombreux ouvrages dramatiques, dont les plus connus
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