Ligne de basse

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On voit dans chaque exemple que pour revenir au premier Ton donné , les notes fenfibles prennent la place des fixtes majeures :goûtées, c'efl-à-dire, que les cadences parfaites, efleflives ou fimttlées, fe fubflituent aux irrégulières.
Dans le deuxième /, on pafiè de tonique en tonique, fans qu'aucune pue y donner le lignai (le fous-dominante; & pour lors la tkrce de chaque tonique fe trouve filfpéndue par la quarte, occupée déjà par le doigt qui auroit naturellement dercendu fitr cette tierce; fi bien que pendant que les deux autres doigts touchent l'oélave & la quinte de l'accord parfait où l'on devroit pu& , l'autre demeure en là place, fidPend fa marche, pour defcendre un moment après fur cette moine tierce.
On doit reconnaître dans cette quarte une difibnance. pareille à celle de l'enchaînement des dominantes, VII.' Leçon , prenant pour lors le nom de l'intervalle qu'elle forme avec la baffe, mais préparée & fàuvée de morne.
Cette quarte devrait s'appeler onzième , & ce n'a que pour en donner une intelligence plus prompte que je lui conferve Je nom ufité.
Pour pratiquer cette quarte , il fun de conferver l'oélave "de la tonique qui monte de quinte , & de faire defcendre tierce fia. fi feconde , faon l'habitude qu'on doit en avoir prife dans les cadences, X1. & XIV.' Leçon; & au lieu du relIe de l'accord, on y ajoûte feulement l'oélave de la Ixtflè où l'on ixtaè.
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Cette feconde, autrement fu-tonique de la première tonique,
juflement la B. F. de la quarte diflbnante employée fur l'autre tonique; ce qui fuffit pour l'oreille, l'oElave de cette autre tonique n'y étant ajoûtée que parce qu'il ne s'y agit que de fon accord parfait , dont la tierce fe trouve fufiendue pour lors par la quarte, où le même doigt qui devoit defcendre d'abord fur cette tierce relie pour un inflant , comme je l'ai déjà dit.
Le feul premier accord de quarte, dans ce deuxième I, demande un peu de réflexion; mais quant aux autres, les doigts vont tous l'un après l'autre joindre leurs vains au deffous, jurqu'à ce que, ne s'y en trouvant plus, lez fitpplée à leur défaut.
Dans l'accord de quarte, où les trois doigts font à une quarte l'un de l'autre, où l'oaave de la barlè dl au mien, & où le z fait la quarte, il faut toûjours employer le z au milieu, pour que le premier ordre prefcrit entre les doigts puiffe fe conferver dans les accords qui viennent enfitite.
Il faut exercer de foi-même ces exemples fur d'autres Tons majeurs, en remarquant qu'après celui de la première dominante on paffe toûjours d'un Ton mineur à un autre, & que le premier de ces Tons mineurs dl toûjours celui de la fous-dominante du mineur relatif au majeur par lequel on a débuté: il en, en un mot, la fit-tonique du majeur régnant, devenant enfilite fous- dominante de ce mineur relatif; cet ordre de cadences, comme aufli celui (le l'enchaînement des dominantes, fe.reconnoififmt dans la gamme par quintes.
Rien Weil plus facile que de lùppofèr ici une baffe qui monte toûjours de quinte, ou clefrende de quarte, en remarquant que la fixte majeure ajoût& détruit le bémol d'auparavant, ou bien ajorite un diète; chaque Ton fucceflif augmentant par conféquent d'un diète, félon l'ordre des dides en montant de quinte.
Il y a encore une manière de furi)endre la tierce & la quinte d'une bariè où l'on monte de quinte, qui va faire le sujet de la Leçon litivute.
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XIX.e LEÇON;
Afjpenfions communes aux cadences.
EXEMPLE K , page 3.
Outre la fufj)enfion que je viens d'annoncer dans la précédente Leçon, l'on peut en pmtiquer une autre, qui confine à confèrver tout l'accord Frfait d'une note fondamentale fier celle où l'on monte de quinte; & pour lors les deux doigts qui auroient d'abord dû defcendre avec cette dernière note fur et quinte & fur fa tierce, n'y defcendent qu'un moment après, rait enfemble, foit l'un aprk l'autre. a, b, c de l'exemple K.
Si les doigts defcendent l'un après l'autre , on paffe de la premièrefealion, appelée iixtequaric , à celle de la quarte déjà citée, & qu'on appelle aufli quarte-quinte.
Le doigt qui dercend le premier efl toûjours celui qui touchoit la tierce; de forte qu'après avoir joint fon voifin au defrous , c,f(i), il le chaflè, pour ainfi dire, & le force de defcendre enfuite, f, g, de méme que dans le deuxième I.
Ces (feux fiegions peuvent. étre employées de fuite , au lieu de la feule du deuxième I, fur-tout dans une metiire à trois tanps, comme à e, f, g: l'une ou l'autre, anone l'une & l'autre, font très-fréquentes immédiatement avant la cadence parfaite; elles annoncent volontiers cette cadence, puifiiu'elles fitfj)endent fimplement l'harmonie de la dominante qui l'annonce eireaivement ; & buvent la quarte fufi)end encore la tierce de la tonique qui termine cette méme cadence, comme aux deux derniers d. L'exemple prame les trois ftccs.
Par-tout où il n'y a qu'un , & :né= deux doigts à gliflèr après unefecem on peut toûjours les glifrer rails: les liaifons qui embrafiènt les notes en ce cas, marquent qu'on peut confèrver les doigts fur les mémes touches fàns les répéter; le pût en décide d'ailleurs.
On voit dans le deuxième K la tonique ut mOnter fur fa
(0 Le 4. n'ayant point de voilin au &trous, c'en pour lors lei qui le remplace à c,
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DE MUSIQUE PRATIQUE. 5 5
feconde ré, a, c, dont l'accord de feptième frit la féconde de la même tonique: or ce font juflement ces deux notes à la feconde qui raient pour former l'accord de quarte. en y *Citant l'oélave de la Ixtflé qui le porte; moyen qui s'offre de tous cotés pour trouver aement cet accord de quarte fous les doigts.
Li ligne tirée après un chiffre, ainli , 4—, lignifie que le même intervalle relie, e, f du premier K. On peut en faire autant de tous les intervalles qui relient d'un accord à un autre.
Exercez ce même exemple (huis plulieurs autres Tons majeurs & mineurs. On n'a que trop befoin d'attention pour la lx& , pour la confluence du Ton & celle de la fuite des accords, fans qu'il faille encore la partager à l'occafion de l'arrangement des doigts, de leur marche, & des t'ides ou bémols nécefihires.
°bravez par-tout le même ordre donné dans chaque face, & que les doigts y li)ient tellement accotnumés, qu'ils n'exigent en ce ras , comme dans tout autre, aucune réflexion.
Il y a d'autres ftifkinions encore dont je ixtrlerai bien-ttit ; elles facilitent la pratique des accords , & foin d'un grand fecours pour l'agrément du Chant dans la compofition , comme dans le prélude.
XX.* LEço N.
Des amuis comma à diffiewnres toniques , oit il s'agit
de la fine fiij,c itc.
EXEMPLE L, page 4.
L'ajotité à l'accord d'une tonique dl totijours la féconde d'une autre tonique qui en fiait la quinte, & la faon& de la première cfl le fceib/e de la dernière, à la dierence près du diète qui. (Bilingue la note licniible. Exemple L, oit font les deux toniques à la quinte l'une de l'autre, fàvoir, , rit dans la première B. C. & fol dans la deuxième, avec le chiffre qui marque leurs accords communs : a préli:nte en même-temps l'ajotité d'ut & la fronde de fol b prélinue de fon ciité la feconde d'ut & le fénfible de fol; fccoluk qui porte alors le nom de triton, it caufe du diète joint. à Et quarte fa.
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DEUXIÉME L.
De cette dernière communauté d'accords !Lit Lz poffibilité d'une live filpeeue, en diéfant également la quarte de la tonique d'un Ton mineur dans fort accord de féconde, lorfque la B. C. defcend d'un demi-ton fur fa dominante-tonique; ce qui fe pratique volontiers lorrqu'on veut faire fentir un repos abfolu fur cette dominante-tonique.
Si l'on a le temps d'y penfer, on fera tofijours bien de retrancher l'oétave de la B. C. en pareil cas. Voyez h du deuxième L, où ce retranchement laiflè voir & entendre le véritable accord fenfible de cette dominante dans la méchanique
des doigts qui l'exécutent.
X X 1` LEÇON.
Des flipperions e. firfpeens, E X E ntr t. E /14, page 4.
La fippofition codifie clans une note de baffe placée à la tierce ou à la (pinte au &abus d'une dominante, comme à b de l'exemple M, où font deux B. C. différentes avec leurs B. F. & où l'ajoilté forme l'accord de neuvième à b, auffi-bien que la fixte ajoûtée à la tonique ut qui eft au deflbus, & la feptième de la B. F. tierce au defibus de cette tonique.
On reconnoit toute dominante dans l'accord même, où; comme fondamentale, elle efl la plus lxiaè des tierces, linon le plus haut des deux doigts joints; mais avec le claie jamais on ne peut fe tromper dans la hepofition, fachant une fois qu'elle fe forme toûjours ixtr refile, comme d'a à b où je viens de renvoyer.
Les chiffres 9 & 9., vous dirent que les accords par fi ppofition s'appellent nwviéme, & neuvième er quarte; la baffe du premier eft la tierce au dellbus d'une dominante, & celle du deuxième dl fa quinte au dellbus, comme à c.
Li note fenfible entre fouvent dans ces deux accords, en
donnant
DE MUSIQUE PRATIQUE. ?57 donnant ati premier le nom de feptiéme fipeette; k à l'autre celui de quinte fieceue, qui n'a. lieu que dans les Tons mincurs ; ce qu'indique le chiffre à ne pouvoir s'y tromper , dès' qu'on
coMment.fe trouve un accord fenfible fous les dOigts, & que la note fenfible dl connue, VIII.' Leçon.
On voit la firiéme filpedluè dans .chaque Ton aux deux derniers c, & la quinte fieceue dans le fout Ton mineur à d: lé premier de ces deux accords ne lé fait jamais que fur laionique, & le deuxième fin• la Médiante.
• L't fireeqlion elt une efpèce de fit/Fil/lion, où tant& un, deuk
trois, & métre quatre doigts , fie confervent fuir leurs mêmes
,touches', avant que de les gliffer -fur l'accord que la ballé exi-
geroit d'abord dans l'ordre de la méchanique; ce qui n'eft d'ail-
•eurs qu'un agrément , Mais fouvent heureux , auquel il faut Accoûtumer les doigts Fr un fréquent exercice. dans différenS ;Tons, pour y accoûtumer aufli l'oreille; qui s'y pilai infiniment quand une fois elle en a le preffèntiment par-tout. où la chofé eut poffible, comme à. b, d, e, f des exemples 'K.
Il y a deux furPenlions. arbitraires fir la tonique après fon accord fenfible, (avoir, fa tierce fol-pendue par une quarte, cé qui el'. déjà connu, & fon oaave filfpendue Fr une neuvième', où il s'agit fimplement d'une marche arbitraire entre deux doigts, dont l'un ou l'autre &rectal Peul , & dont la noté fenfible doit toûjours être retranchée , attendu qu'on n'y emploie que les trois mêmes doigts dont fé forme curiate l'accord parfait ;de cette • tonique, a, b, & h,1 du deuxième M. • •
DEuxiihtE
•
Remarquez au premier a & à i le même accord fenfible ,, où la difflrenee des deux fufienfions qui le fitivent confine à fitiré defcendre le 2 au deuxième n, pour filfpendre la tierce L, &*à faire defcendre au contraire le 4. A pour fidpendre l'oélave //` les trois mêmes doigts 'qui ont formé ces deux litfpenfioni formant enfuite l'accord parfait, qui auroit dû naturellement Cuivre d'abord le fenfible. .
Dès peut prévoir cos fortes de furbenflons il ..1:tut
H
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tacher de placer la note fenfible au milieu de fon accord , comme au premier a & à i, en évitant les ordres contraires , après lefiptels le retranchement de la note fenfible dérange extrêmement celui de la méchanique.
Ces deux filfpenfions (è renverfent quelquefois , mais très- rarement, fur la tierce ou fur la quinte d'une tonique, dont l'indication par le chiffre pourroit ptroitre inintelligible, fi l'on n'en étoit prévenu.
Cependant, certain que l'accord de la tonique doit fitivre le finfible , on doit conclurre par les chiffres inintelligibles qu'il ne peut s'y agir que d'une fepenfion, fauf à y diflinguer celle des deux qui regarde fimplement la tonique, puifque la pratique en cil abfblument la même.
Voir ?„ fin- une médiante d, ou 4 fur une dominante g, après l'accord fenfible, ce n'el' autre chofe que la quarte dont fè forme la filfpenlion de la tierce qui doit fuivre d'abord dans l'accord parfait de leur tonique: voir ptreillement 7 fur cette médiante n, ou 6, fur cette dominante q idijours après l'accord fenlible, ce n'est encore autre chofe que la neuvième formant la furpenlion de l'oélave qui devoit fitivre d'abord dans l'accord pallia de leur tonique, deuxième M, oit c, d, c, & f, g, h, donnent le renverkment de a a, b, & où m, n, o, &p, q, r, donnent celui. de i, h,
Comme l'accord de la tonique fuit tdijours ces fortes de fufientions, puifqu'il doit fuivre le fenfible, y fourmes-nous embarrafrés? confervons le mêmefrele, nous y ferons prefque toiljours (l'accord avec l'auteur, fur-tout s'il n'a compofé qu'à deux ou trois parties. Voyez le Chapitre XII & le troilième R dans l'exemple de compofition.
Accoûtumons-nous de bonne heure à dekendre chaque doigt dans fon rang l'un après l'autre, en débutant par la difibnance, linon par la tierce, hien-tôt nous ferons à l'épreuve de toute fufpenlion; rarement fe trouvera-t-il plus de deux doigts à der- cendre de cette forte au deflits d'une note de baflè , & s'il en N'oit un troilième , fon rang l'ameneroit de droit fans être obligé d'y penfer.
DE MUSIQUE PRATIQUE. TROISIM'E
• difronalICC qui va joindre fis note voifine la rend ditro-
nante à fon tour, ainfi de l'une à l'autre; fi bien que dans un point d'Orgue, par exemple, oit pourroit fe trouver au detlits d'une méme note de baik une fuite de chiffres qui ne répondroit pis à celle des cadences, on fe contenteroit pour lors des deux doigts, dont le plus haut chafferoit, pour ainfi dire, l'autre en le joignant ; & l'on continueroit ainfi , jufipt'à ce qu'approchant de la fin , on verroit la poffibilité de l'harmotite complète, troifième M, où var extraordinaire la quinte defcend la première pour joindre fa vaine.
La fufpenfion !Mi dans le fond qu'un jeu de doigts, flippez des fors ou notes, dont ceux qui devroient dercendre çnfemble fe chafiènt l'un après l'autre en fe joignant.
La fuppofition fuit toiljours l'accord parlisit , & la fufpenfson le diflimant, excepté que l'accord d'une tonique peut relier pour donner celui de fixte-quarte à fa dominante en forme de litlPen: fion. Voyez encore fur ce fujet la XXV.* Leçon.
XXII' LEÇON.
Entrelacement de M'aidons (ove des accords par:Pifs..
EXEMPLE N, page f.
• L'entrelacement dont il s'agit confifle dans une lai: qui monte alternativement de quinte & de feconde, où fe pratique d'un côté la quarte déjà connue, & de l'autre la neuvième.
Ici deux doigts fe chalknt continuellement, c'ell-à-dire que l'un vient joindre fon voifiti au &fiais, l'oblige à defcendre, revient à la charge, & toujours de tnème.
Quand la 13. C. monte de quinte, le doigt qui en touche la tierce defcend, & quand elle monte d'une feconde, c'ell le doigt qui en touche la quinte qui defccnd; fon voilin au deflints frit la quarte de la B. C. ois l'on monte de quinte, & la neuvième -de la B. C. où l'on *monte de feconde. Exesnple N, oit fe
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