La basse
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La musique vocale ne l'empêche pas de composer de nombreuses pièces symphoniques : le Concert champêtre pour clavecin et orches-tre et le Concerto pour deux pianos sont parmi les plus connues.
En 1936, Poulenc écrit une première oeuvre religieuse, Les Litanies de la Vierge Noire. Mais c'est surtout à partir des années cinquante que s'affirme la forte conviction de sa foi catholique, ainsi qu'en témoignent des oeuvres religieuses d'un caractère beaucoup plus intérieur : tout d'abord le Stabat Mater, plus tard le Gloria, mais surtout, entretemps, son opéra d'après le l'oeuvre de Bernanos, Dialogues des Carmélites, terminé en 1956. Dans la même veine, mais sur un sujet profane, il écrit en 1959 pour la chanteuse Denise Duval, La Voix Humaine, sur le texte de Cocteau.
Poulenc, brillant pianiste, a évidemment beaucoup produit pour son instrument. Pourtant, ce n'était pas sa production pour piano qu'il préférait, arguant que son oeuvre pianistique, composée au clavier, se laissait aller à la facilité, et que la pensée musicale y perdait sa liberté et son originalité. On trouve dans son Concerto pour piano de 1949 ce double aspect de sa personnalité, qui faisait dire à ses contemporains qu'il tenait à la fois « du moine et du paillard ».
L' « ÉCOLE DE PARIS »
Contemprains des compositeurs formant le « Groupe des Six » ou l' « École d'Arcueil », plusieurs artistes d'origine étrangère élisent domicile à Paris au début du siècle. C'est le cas de Marcel Mihalovici, né en Roumanie en 1898, élève de Vincent d'Indy, qui, en 1928, organise avec quelques amis émigrés en France un concert de leurs oeuvres. C'est alors que les journalistes musicaux les désignent sous le vocable d' « École de Paris ».
Mihalovici a gardé de ses origines roumaines le goût des modes et des rythmes folkloriques de son pays. Il nuance cette influence par l'emploi du chromatisme. Son oeuvre, importante, se destine aussi bien à la scène : les opéras Phèdre, ou la Dernière Bande d'après
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Samuel Beckett, qu'à l'orchestre : Sinfonia giocosa, Toccata pour piano et orchestre, Symphonie pour le temps présent, ou aux ensem-bles de chambre : quatuors, sonates, etc.
Dans les années vingt, on trouve Alexandre Tansman, né en Pologne en 1897, aux ctés de Ravel, Roussel ou du Groupe des Six. Sa musique, d'abord influencée par celle de Ravel, suivra, après un long séjour aux États-Unis, la direction indiquée par son nouvel ami Igor Stravinsky. Des ballets : la Grande Ville, Bric à brac, des opéras (le Serment) voisinent avec huit symphonies et quelques oeuvres de genre comme la Rhapsodie polonaise.
Nicolas Tchérépnine s'installe à Paris en 1921 où il devient direc-teur du Conservatoire Russe fondé par des musiciens émigrés. Il amène avec lui son fils Alexandre (1899-1977) qui commence alors une brillante carrière de pianiste. Alexandre Tchérépnine se rallie à « l'École de Paris » et l'on crée à grand fracas sa première symphonie en 1927. Ses tournées le mènent aux États-Unis où il s'installera en 1948. Inventeur d'une gamme — ce qui n'est pas sans évoquer la démarche d'Olivier Messiaen avec ses « modes à transpositions limitées » — sa musique reste marquée par ses origines russes et par l'influence des folklores d'Extrême-Orient qui lui sont dévoilés par sa femme, une pianiste chinoise. Il est l'auteur de trois concertos pour piano, de ballets, d'oeuvres de musique de chambre.
L'École de Paris prend aussi dans ses rets le tchèque Bohuslav Martinù (cf p. 997), et les hongrois Tibor Harsanyi et Lûszle, Lajtha (1892-1963), lui aussi élève de d'Indy, ethnomusicologue réputé et auteur de sept symphonies, de madrigaux, de musique religieuse, de ballets, de musique de chambre, etc.
LES INDÉPENDANTS
Aux ctés de ces trois « Écoles » parisiennes, certains compositeurs français persistent dans la voie de l'indépendance.
C'est le cas de Jacques Ibert (1890-1962) longtemps directeur de la Villa Médicis à Rome qui s'inscrit dans une certaine tradition d'élégance et de charme propre à la musique française. Auteur d'oeuvres lyriques au caractère léger, comme son opéra bouffe Ange- ligue, son opéra-comique Le Roi d'Yvetot, ses musiques de scène et de cinéma, il s'intéresse également au ballet : Diane de Poitiers, Le Chevalier errant, mais aussi à la musique de chambre et à l'orchestre : Symphonie concertante pour hautbois et orchestre à cordes et les Escales.
L'oeuvre de Georges Migot, né en 1891, est empreinte, au Erik Satie le « Groupe des Six » 995
contraire, d'une certaine sévérité, due sans doute à l'attrait que le compositeur ressent pour certaines disciplines ésotériques : Saint Germain l'Auxerrois (oratorio), Requiem.
Manuel Rosenthal, né en 1904, est surtout un chef d'orchestre de renommée internationale, qui a enseigné au Conservatoire de Paris, mais aussi un compositeur d'oeuvres religieuses, de pièces pour orchestre, d'opéras (Hop Signor) ou d'opéras bouffe (La Poule noire).
Quant à Jean Rivier, né en 1896, il a enseigné la composition au Conservatoire de Paris. Sa musique, d'un caractère plus expression-niste, plus massique que celle des compositeurs sus-cités, le rapproche plutt d'Honegger. ;1 est l'auteur de sept symphonies, de plusieurs concertos, d'oeuvres pour orchestre dont l'Ouverture pour un drame, et pour ensembles de chambre, ainsi que de mélodies.
Maurice Duruflé, né en 1903, est organiste. Outre les oeuvres des-tinées à son instrument, il est principalement l'auteur d'un Requiem, d'esprit fauréen mais d'une écriture très personnelle, ainsi que d'une Messe cum jubilo et des Trois Danses pour orchestre.
Lily Boulanger (1893-1918), disparue malheureusement très jeune, laisse, entre autres oeuvres, Trois Psaumes d'une écriture déjà personnelle et forte. Sa soeur, Nadia Boulanger (1887-1979) a joué jusqu'à sa mort un rle de premier plan dans le monde musical, sa renommée de pédagogue attirant des dizaines de jeunes musiciens venus de tous les pays.
Henry Barraud, né en 1900, Bordelais comme Henri Sauguet, a été l'élève de Paul Dukas et de Louis Aubert. Très ouvert à la littérature, il a puisé à bonnes sources pour ses compositions ; Robert Desnos pour les Huit Chantefables pour les enfants sages (1946), Charles Péguy pour le Mystère des saints Innocents (1946) Arthur Rimbaud pour une Saison en Enfer (1969) et plus récemment encore Paul Claudel pour un opéra Tête d'Or créé en version de concert à Radio-France en 1985. Le même esprit d'ouverture et de curiosité s'est toujours manifesté de sa part envers les compositeurs contemporains. De par les fonctions successives et importantes qu'il a longtemps occupé à la direction de l'O.R.T.F. (de 1944 à 1966) il a joué un rle capital dans la diffusion des musiques nouvelles. Il est aussi l'auteur d'un important ouvrage sur Berlioz, et d'un remarquable petit traité Pour Comprendre les musiques d'aujourd'hui (1968) où il accomplit un véritable travail d'initiateur.
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Janàêek, Martinû, Kodàly —
l'Europe centrale
LEO S JANÂCEK
En Tchécoslovaquie, le compositeur Leo S Janeek (1854-1928) se présente comme la figure la plus originale de la musique tchèque à la suite de Smetana et de Dvolik. Bien avant BartOk, et dans l'indif- férence de tous, ce fils d'un pauvre instituteur de campagne recueille les chants populaires du terroir morave auquel il est pro- fondément attaché, notant à cette occasion non seulement les inflexions du langage humain mais aussi tous les bruits de la nature : chants d'oiseaux, cris d'animaux, grondement des cascades. Ces recherches le conduisent à se forger un langage rythmique et mélodique tout à fait nouveau. Plus encore qu'au folklore musical, il s'intéressa au langage, analysant les intonations, les cadences, les inflexions, les « mélodies du parler », du rire, des larmes ; d'où le caractère bref et nerveux de sa thématique. A entendre parler les gens, et sans s'intéresser particulièrement au sens des propos tenus, il disait pouvoir déchiffrer les pensées et les caractères.
Il se libère également de la contrainte harmonique classique en étudiant les ouvrages du physicien Helmholtz qui démontre qu'un accord se superpose aux résonances de l'accord précédent, formant alors un « chaos de sons » : justification pour le compositeur à orga- niser les dissonances à son gré.
Janàéek, occupé par ses recherches, par la direction de l'école d'orgue de Brno, par le journalisme, n'atteint sa maturité de compo- siteur qu'en 1903 ; il compose alors son troisième opéra (il en écrira dix) Jenufa, qui n'obtiendra un grand succès à Prague qu'en 1916.
Janàëek a le tempérament d'un compositeur dramatique et son génie s'exprime au mieux dans ses oeuvres lyriques. Ses plus belles oeuvres appartiennent aux dix dernières années de sa vie : Katia Kabanovà (1919-1921) ; les Aventures de la petite renarde rusée, dans lesquelles Janàêek utilise ses connaissances de la nature, mêlant les cris d'animaux aux vocables humains (1924) ; l'Affaire Macropoulos, opéra fantastique (1925): la Maison des morts, d'après les souvenirs de Dostoïevski (1927-1928). On retiendra également sa Messe Glago- lithique (1926) écrite en langue de la liturgie slave (vieux bulgare) dans un style musical original et âpre que l'on ne peut rattacher à aucune influence malgré quelques réminiscences fugitives du lan- gage de Moussorgski ou de Claude Debussy.
Ce septuagénaire à l'épanouissement tardif déborde encore de vitalité créatrice et de verdeur amoureuse : en témoignent ses der- niers chefs-d'oeuvre instrumentaux : le Premier Quatuor (1923-1925) inspiré par La Sonate à Kreutzer de Tolstoï ; un Sextuor (1924-1925) intitulé fièrement Jeunesse ; la Sinfonietta pour orchestre où prédo- mine l'usage le plus original des vents (1926): enfin, l'année même de sa mort (1928), le Second Quatuor, brûlant d'une fièvre d'amour et intitulé Lettres intimes.
Janà'eek n'utilise pas directement le folklore dans son oeuvre ; la singularité de son langage est due plutt à une assimilation totale des rythmes ou des modes de la musique chorale tchèque longue- ment pratiquée, des chants religieux appris au couvent de son enfance, de cette brise tzigane qui parfume son pays, et de l'écoute des instruments de musique locaux aux timbres inaccoutumés.
Musique nullement traditionaliste, mais à coup sûr musique d'un patriote tchèque. Ce n'est sûrement pas un hasard si l'indépendance de la Tchécoslovaquie, après des siècles d'oppression, est restaurée en 1918 et si les dix dernières années où explose le génie de Janàéek coïncident avec le printemps de cette indépendance neuve.
BOHUSLAV MARTINÛ
L'oeuvre de Bohuslav Martinù (1890-1959) — plus connu en France où il a longtemps vécu — est loin d'avoir cette saveur crue de liberté que l'on trouve dans la musique de Janàéek, son style ayant été policé par la fréquentation des écoles occidentales.
Cet élève d'Albert Roussel est l'auteur d'une oeuvre immense, qui ne compte pas moins de quatre cents partitions : six symphonies, trente concertos, soixante-dix oeuvres de musique de chambre,
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quinze opéras, douze ballets... Mais, contrairement à ses aînés tchè-ques, si Martinû utilise, comme eux, les sources folkloriques, il en modère la saveur en les mâtinant d'un style plus occidental, acquis pendant ses années d'apprentissage en France, et au contact des oeuvres qui l'ont le plus touché : celles de Debussy, de Dukas, puis de Stravinsky et des compositeurs du « Groupe des Six ». En outre, Martinû passera la plus grande partie de sa vie hors de son pays natal : sa jeunesse d'étudiant à Paris, puis, de 1941 à 1953 — chassé d'Europe par la guerre — il s'installe aux États-Unis. Enfin, de retour en Europe, il partagera son temps, jusqu'à sa mort, entre la France, la Suisse et l'Italie.
Le choix des sujets qui inspirent Martinû révèle un esprit curieux, à l'affût de l'actualité du monde : le rondo Half-Time, par exemple, est une véritable fresque sportive, dont la musique suit pas à pas le déroulement d'un match de football... La Bagarre relate la première traversée de l'Atlantique en avion... Les Vicissitudes de la Vie sont destinées à faire l'objet d'un « opéra-film »... La Passion Grecque s'appuie sur le roman de Nikos Kazantzakis, Le Christ recrucflé... Et pour parfaire ce panorama d'une oeuvre entièrement concernée par son époque, nous nous arrêterons à La Journée de Bonté, opéra- bouffe écrit pour un petit ensemble instrumental dans lequel Martinû prévoit l'amplification des timbres par un dispositif électronique.
Martinû définit lui-même ainsi les origines de son langage musical : le folklore tchèque, la musique française, en particulier celle de Debussy, le madrigal élisabéthain et le concerto grosso italien.
ALOÏS HABA
Parmi les compositeurs de la « troisième génération » tchèque, Aloïs Haba (1893-1973) tient une place bien particulière, en tant que l'un des principaux promoteurs de la musique micro-tonale.
Après avoir fait ses études au Conservatoire de Prague, Haba part à Berlin où, sur les conseils de Busoni — qui sera également l'un des professeurs d'Edgar Varèse —, il suit des cours ayant trait à l'acoustique et aux musiques extra-européennes. Dès 1920, il consacre tout son temps à un travail de recherche sur les musiques en quart de tons et obtient une aide du gouvernement tchécoslovaque pour se faire construire « sur mesure » des instruments capables d'exécuter ses oeuvres. Cet adepte des théories anthroposophiques se fait donc le défenseur acharné d'une musique entièrement chromatique d'où il proscrit le thématisme, et dans laquelle il utilise
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des intervalles plus petits que le demi-ton : quarts et sixièmes de tons.
L'une des oeuvres les plus représentatives de son esthétique est l'opéra Die Mutter (1931) dont l'orchestre comprend des instruments à cordes, des clarinettes en quart de tons, deux harpes accordées à un quart de ton de différence l'une de l'autre, des trompettes en quart de tons, des trombones, un piano et un harmonium en quart de tons.
ZOLTAN KODÂLY
En Hongrie, le compositeur Zoltan Kodàly (1882-1967) est le compagnon de route de Bartk dans ses recherches d'ethno-musicologie. Bartk considère d'ailleurs l'oeuvre de son ami comme l'expression la plus fidèle de l'esprit musical hongrois. Ce grand humaniste, musicologue fervent, issue d'une famille de musiciens déjà intéressée par la musique tzigane, pédagogue toujours inventif — il est l'auteur d'une célèbre méthode d'initiation au chant choral pour les petits enfants —, journaliste et compositeur, jouera un rle déterminant dans l'orientation de la musique hongroise de son époque. Il laisse des oeuvres de musique de chambre, parmi lesquelles une surprenante Sonate pour violoncelle seul dans laquelle les différents timbres de l'instrument sont exploités avec beaucoup d'habileté ; des oratorios — le fameux Psalmus Hungaricus (1923) est un véritable manifeste musical du nationalisme hongrois —, des oeuvres symphoniques tels Soir d'été, Concerto pour orchestre ; des oeuvres scéniques (Hary Janos) —, et surtout une immense oeuvre chorale.
KAROL SZYMANOWSKI ET SES PRÉDÉCESSEURS POLONAIS
Après la mort de Chopin (1849), la musique polonaise ne brille guère dans la seconde moitié du 19e siècle, malgré le talent de Sta-nislas Moniuszko (1819-1872), compositeur de huit opéras dont Halka (1858) est le plus intéressant. Par la suite apparaîtra une figure prestigieuse plus que géniale, celle d'Ignace Paderewski (1860-1941), pianiste de réputation mondiale, qui sera le chef du premier gouvernement de la Pologne ressuscitée, en 1919, de nou
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veau président du gouvernement polonais en exil, en 1939, mais dont l'oeuvre de compositeur ajoute assez peu à sa gloire.
Bien plus intéressant comme créateur est Karol Szymanowski (1882-1937). Figure originale et un peu excentrique, acceptant sa relative solitude avec amertume et fierté tout ensemble, homosexuel déclaré, voire même militant, passionnément intéressé par la culture arabe et iranienne, Szymanowski était un tourmenté en qui les aspi-rations au mysticisme finissaient toujours par prédominer en de fra. giles synthèses plus ésotériques que métaphysiques. Après des oeuvres de jeunesse qui dénotent, comme il est normal, plus d'une influence, il atteint sa maturité personnelle aux environs de la quarantaine. Il tourne alors ses recherches vers le folklore de sa patrie, se trouve même un temps directeur du Conservatoire de Varsovie mais en démissionne assez vite, découragé par le conservatisme foncier du corps enseignant. Comme Chopin, il mourra d'une tuberculose qui le rongeait depuis quinze ans.
Le catalogue de ses compositions est très abondant, dans presque tous les genres, et presque toutes ses oeuvres témoignent de recherches multiples et raffinées, utilisant des gammes orientales et s'évadant souvent du système tonal, obtenant aussi de nouveaux coloris instrumentaux. On retiendra surtout son opéra Le Roi Roger (1918-1924) dont il écrivit le livret en collaboration avec le poète Iwaszkiewicz, le ballet Harnasie auquel il travailla de 1923 à 1931, ses quatre symphonies et, parmi de nombreuses oeuvres religieuses, le très beau Stabat Mater achevé en 1926.
GEORGES ENESCO
En Roumanie, se détache la figure de Georges Enesco (1881-1955), chef d'orchestre, violoniste, pianiste et compositeur, dont l'opéra Œdipe, créé à l'Opéra de Paris en 1936, fut le fruit de quinze ans de travail, et dans lequel on perçoit des échos de folklore roumain. Il est également l'auteur des deux Rhapsodies roumaines, de plusieurs oeuvres d'orchestre — symphonies, suites, poèmes sym-phoniques, ouvertures — et de nombreuses oeuvres de musique de chambre parmi lesquelles se détache en pleine lumière la Troisième Sonate pour violon et piano op. 25 « dans le caractère populaire rou-main » : déjà, en 1926, Enesco y met en oeuvre des motifs en quarts de tons. Éminent interprète de Bach, ce double virtuose fut le pro-fesseur de violon de Yehudi Menuhin, et... de piano de Dinu Lipatti !
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